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INTERVIEW
 
Mars 2007

Interview de Mr Boudemagh, président du directoire de PGO

L'Internaute Magazine s'est entretenu avec Mohamed Zouhir Boudemagh, président du directoire de PGO. Il nous explique les projets de la marque et les attentes vis-à-vis du marché.

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PGO est une marque française créée en 1980 par deux frères, Gilles et Olivier Prévost, animés par une même passion automobile. Durant les années 1990, la production se fait à petite échelle. La production démarre réellement en 2001, puis est accélérée en 2005 par un groupe d'investisseurs Koweitiens présidé par Mohamed Zouhir Boudemagh.

 

Quel est votre parcours et comment êtes-vous arrivé chez PGO ?
Je travaille pour le groupe Al Sayer, un groupe d'investisseurs Koweitiens actif dans le secteur de l'automobile. Nous avons rencontré et découvert PGO au salon du cabriolet en 2004. Le concept a plu à nos responsables et nous avons acquis 51% des parts de la société en 2005.

 

Qu'est ce qui vous a attiré chez PGO ?
Le groupe Al Sayer est spécialisé dans la distribution automobile, d'où une certaine préposition à investir dans une marque telle que PGO. De plus, le projet nous a paru intéressant et atypique au vu de ce qui se fait sur le marché du

Photo © L'Internaute Magazine
"Le Speedster II n'a été homologué en juillet 2003"

Moyen-Orient voire du marché automobile en général.

 

La marque produit des véhicules d'exception, mais pourquoi est-elle si peu connue ?
Le premier modèle, le Speedster II, n'a été homologué qu'en juillet 2003, de plus, le 1er juin 2005, l'entreprise a déposé le bilan avant d'être reprise en main. D'où un développement plus lent.

 

Vous produisez un nombre minime d'automobiles chaque année, est-ce une stratégie marketing ou souhaitez-vous vous développer ?
Nous ne produisons pas de véhicule de masse et cela ne nous intéresse pas. Mais nous avons l'ambition de faire de PGO une grande marque en Europe et au Moyen-Orient. On s'est attaché à développer la production. Celle-ci n'était que de 100 véhicules par an en 2004-2005, elle sera de 400 en 2007. Nous prévoyons d'en produire 1000 par an d'ici 2009.

 

Photo © L'Internaute Magazine
"C'est juste un style de vie"

Chaque véhicule est quasiment unique, et destiné au monde entier, comment se passe le SAV ?
Nous fonctionnons avec un réseau de distributeurs multimarques spécialisés dans les modèles d'exception ou haut de gamme. En ce qui concerne le moteur, il n'y a aucun souci à obtenir une pièce car il a été fourni par Peugeot. Cette marque est présente partout à travers le monde.
La carrosserie quant à elle est en matières composites. Il est très simple pour n'importe quel carrossier de la réparer. De plus, nos modèles présentent sont conçu avec un chassis et une carrosserie indépendants, plus facile à réparer. D'ici fin avril 2007, nous aurons entièrement développé notre réseau en Europe continentale et en Grande-Bretagne.

 

Existe-t-il une clientèle type ou récurrente ? A qui s'adresse réellement PGO ?
La clientèle type de PGO est la catégorie des CSP++. Ce sont des clients passionnés, qui possèdent déjà deux à trois véhicules et qui veulent se faire plaisir avec une automobile atypique. Il s'agit souvent d'un coup de foudre qu'ont les clients pour ces véhicules.

 

Quelle a été la réaction de Porsche lors du lancement de la PGO Speedster, dont le design s'approche de la 356 Speedster de Stuttgart ?
La réaction a été simple, Porsche a poursuivi PGO en justice. Malheureusement pour eux, ils ont été déboutés, nous avons eu gain de cause. Pour nous, il n'y a aucun plagiat. La tendance actuelle est au néo-rétro. Nous avons été en début

Photo © L'Internaute Magazine
"La Beauty est un cadeau offert par PGO à Swarovski"

de tendance, et nous le serons sur d'autres modèles, et si nous ne sommes pas compris, tant pis. De plus, nous ne faisons pas concurrence aux autres sportives. Les PGO correspondent à un état d'esprit, elles ne font pas de bruit et ne seront jamais surpuissantes. C'est juste un style de vie.

 

Vous produisez le Speedster II et la Cévennes, peut-on espérer d'autres modèles ? Resterez-vous toujours dans le style néo-classique ?
Cela s'inscrit dans notre ambition de développer la marque. Nous resterons dans le style néo-rétro qui nous caractérise, mais nous comptons aussi développer un véhicule d'un autre type. Ceci se fera toujours dans le créneau de l' "happy business", de l'exception.

 

La Beauty, fruit d'un accord entre PGO et Swarovski, a fait sensation au dernier Mondial de Paris. Avez-vous d'autres projets du même genre ?
La beauty est un cadeau offert par PGO à Swarowski, le petit a donné un coup de pouce au grand en quelque sorte. Quoiqu'il en soit, nous travaillons sur divers sujets de ce type, en accord avec diverses marques de prestige et des directeurs artistiques.

 

On parle partout des bio-carburants…à quand la PGO écolo ?
C'est une question que l'on se pose aussi figurez-vous ! On y pense, et on réfléchit à quelle type d'énergie nous utiliserions. Le bioéthanol me paraît être le plus intéressant.


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