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| | Les passages à niveau dangereux seront supprimés. © Sécurité Routière | |
Face aux accidents, les pouvoirs publics se mobilisent pour améliorer la sécurité aux abords des passages à niveau. En 2008, 340 passages à niveau sont dits "préoccupants", selon le recensement du secrétariat d'Etat aux Transports.
Quand un passage à niveau devient-il "préoccupant" ?
Un passage à niveau est jugé préoccupant selon plusieurs critères : le niveau de traffic ferroviaire et routier et l'accidentologie. A partir de 3 accidents, survenus au cours des 10 dernières années, le passage à niveau est classé "préoccupant". Cette catégorisation date de 1997, année du drame de Porte-Sainte-Foy, dans la Gironde, où 13 personnes avaient péri dans un accident. A l'époque, la liste comptait 430 passages à niveau.
Les passages "préoccupants" seront supprimés
Le gouvernement et Réseau Ferré de France, propriétaire des voies, ont mis en place, en 2006, un plan de suppression des passages à niveau les plus dangereux. En 2008, 12 passages à niveau sont en cours de suppression. Ils sont dans les communes de : Billezois, Bourg-en-Bresse, Pezou, Marseille, Brion, Les Clouzeaux, Tournon, Avermes (2 passages sont concernés), Moulins, St-Etienne-de-Monluc, Vion. 67 ont déjà été supprimés ces dix dernières années, ce qui implique l'aménagement de la zone pour que la route ne croise plus la voie ferrée.
La procédure de suppression d'un passage à niveau est longue : entre trois et six ans, et coûteux : 5 millions d'euros en moyenne. Chaque chantier nécessite l'accord des collectivités territoriales et souvent des procédures d'expropriation pour aménager les abords des passages à niveau. Concrètement, les intersections dangereuses sont sécurisées : en mettant la route en impasse, en déviant la route vers un ouvrage de franchissement déjà existant, en créant un franchissement dénivelé sous les voies, ou un franchissement par-dessus.
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