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Des débuts en fanfareAudrey Tautou suit tout d’abord une formation littéraire avant de s’intéresser à la comédie. Elle intègre quelques temps dans ce but le Cours Florent, puis la jeune débutante apparaît dans quelques téléfilms, dont des épisodes de Julie Lescaut et Cordier : Juge et flic. Remarquée par Tonie Marshall, Audrey Tautou fait des débuts fracassants en esthéticienne naïve dans la comédie sentimentale Vénus Beauté (Institut) (1998). Non seulement le film est un succès public, mais elle est aussi reconnue par ses pairs puisque la toute jeune comédienne reçoit le César du Meilleur espoir féminin en 2000.
Amélie foreverGrâce à ses débuts solides, Audrey Tautou trouve facilement les grâces des metteurs en scène pour jouer les seconds rôles dans des films français : Le Libertin (2000), Epouse-moi (id.)… Elle sera même la tête d’affiche aux côtés de Faudel de la comédie romantique Le Battement d’ailes du papillon (id.). Toutefois, elle doit sa notoriété fulgurante à Jean-Pierre Jeunet, qui lui offre le rôle de la rêveuse Amélie Poulain et dont le Fabuleux Destin (2001) émerveille plus de 8 millions de spectateurs français en salles. Le beau succès du film hors de nos frontières propulse la jeune Audrey au rang de french star.
Tout pour TautouMais l’image collée par Amélie Poulain est forte, peut-être même un peu trop pour Audrey Tautou qui casse, sûrement inconsciemment, les attentes des spectateurs. On la retrouve ainsi en 2002 chez Stephen Frears (Dirty Pretty Things, 2002) et Amos Kollek (Happy end, 2003) dans des rôles troubles, tandis qu’elle joue des seconds rôles toutefois mémorables pour Cédric Klapisch (la petite copine énervante de Romain Duris dans L’Auberge espagnole et Les Poupées russes) ou Alain Resnais (l’ingénue de Pas sur la bouche). Elle revient toutefois au premier plan en 2004, grâce au rôle de Mathilde, la jeune fille pleine d’espoir d’Un long dimanche de fiançailles de son mentor Jean-Pierre Jeunet. Elle crée enfin l’événement en 2006, en jouant aux côtés de Tom Hanks dans l’ultra médiatisé (et ultra critiqué, ce dont elle fût blessée) Da Vinci Code.
Amour toujoursElle retourne toutefois bien vite à son genre de prédilection : la comédie sentimentale. Vamp glamour pour Pierre Salvadori en 2006 dans Hors de prix, elle incarne une dessinatrice anorexique et dépressive pour Claude Berri dans l’adaptation d’Ensemble, c’est tout d’Anna Gavalda en 2007.
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