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L'Internaute > Dictionnaire > Noms Propres > Biographie > Charles Darwin > Biographie
Très célèbre naturaliste du XIXe siècle, Charles Darwin a considérablement marqué le monde de la biologie. En consacrant sa vie à approfondir ses recherches sur la sélection naturelle, il a donné naissance aux pensées modernes évolutionnistes. Un jeune homme qui cherche sa vocationCharles Darwin voit le jour en Angleterre le 12 février 1809, au sein d’une riche famille, tant sur le plan matériel que culturel. En effet, son grand-père, Erasmus Darwin, est un célèbre savant et médecin. Darwin grandit ainsi enveloppé par l’influence scientifique de son entourage. C’est donc naturellement qu’il s’inscrit à l’université d’Edimbourg pour y suivre des cours de médecine. Mais il ne va pas tarder à réaliser qu’il s’est trompé de voie. Sans doute trop sensible pour cette science, et très peu motivé, Darwin abandonne la faculté. Ne sachant trop que faire, il suit les conseils de son père et opte pour la vocation de pasteur. Il s’inscrit alors à l’université de Cambridge. Cette fois, il mène ses études à terme, enrichi du savoir de deux professeurs qui ont marqué son parcours : le géologue Adam Sedgwick et le naturaliste John Stevens Henslow. Le voyage qui va déterminer sa vieSans l’influence de ses deux enseignants, Darwin n’aurait sans doute pas eu le destin qu’on lui connaît. En effet, John Henslow a sans conteste développé ses passions pour tout ce qui a trait au naturalisme. C’est lui, également, qui convainc le capitaine du Beagle d’accepter le jeune homme sur son navire. Darwin embarque ainsi fin décembre 1831, en tant que naturaliste, pour un tour du monde qui va bouleverser son existence. Pendant cinq ans, il va découvrir les îles du cap Vert, une grande partie de l’Amérique du sud, le Pacifique, l’Océanie jusqu’aux Açores. À son retour, le 2 octobre 1836, il possèdera une quantité pharaonique d’informations, d’observations et de spécimens sur lesquels il ne tardera pas à se pencher plus sérieusement. Les premières conclusionsAu cours de son voyage, Darwin entreprend l’analyse de ses relevés géologiques qu’il confronte avec certains ouvrages naturalistes. Il vérifie ainsi les travaux de Charles Lyell, décrits dans Principes de géologie et s’opposant au catastrophisme, une théorie impliquant que les changements de la surface terrestre sont le résultat de cataclysmes. De par ses observations et conclusions, Darwin soutient largement les théories de Lyell, qui devient son ami, mais, à son retour, il va pousser encore plus loin ses interrogations. Lors de son tour du monde, il s’est en effet aperçu que certaines espèces distinctes comportaient des caractéristiques très proches et que leurs différences étaient souvent liées à leur milieu naturel. Il se met alors à douter de la fixité des espèces, théorie en vigueur dans le milieu scientifique et s’appuie plutôt sur le principe de modification graduelle des espèces. Cette observation devient vite le centre de ses recherches et le restera jusqu’à la fin de sa vie. Origine des espèces et sélection naturelleDarwin prend quelques notes sur sa théorie dans ses Carnets sur la transmutation des espèces et cherche à mieux la comprendre. S’intéressant toujours aux publications de ses confrères et à divers autres textes, il lit l’Essai sur le principe de population de Thomas Malthus. Celui-ci explique que l’équilibre de la population humaine repose sur les catastrophes naturelles. Si les famines ou les épidémies n’anéantissaient pas une partie des hommes, la croissance démographique deviendrait trop élevée et le manque de ressources se ferait vite sentir. Aussitôt, la théorie de la sélection naturelle responsable de l’évolution se dessine dans l’esprit de Darwin. La nature, par sa rigueur, sélectionne les plus aptes à survivre. Les caractéristiques qui leur ont ainsi permis de s’adapter à leur environnement sont ensuite transmises de manière héréditaire. Darwin en déduit donc qu’après plusieurs générations, ce processus a pour conséquence la création de nouvelles espèces. En 1839, il épouse sa cousine, Emma Wedgwood et s’installe avec elle à Down, dans le Kent. De santé fragile, il préfère en effet se retirer dans un endroit paisible d’Angleterre. Héritier d’une fortune colossale, il est à l’abri pour le reste de ses jours et a tout le loisir de poursuivre ses recherches. Il rédige quelques écrits sans les publier avant de commencer sérieusement la rédaction d’un ouvrage avec la volonté de coucher sur le papier une théorie bien fondée. Toutefois, en 1858, Darwin prend connaissance d’un texte d’Alfred Wallace, intitulé De la tendance des variétés à se démarquer indéfiniment du modèle original. Il y découvre à peu de différences près toutes les ficelles de sa propre théorie sur la sélection naturelle. Les deux hommes s’entendent alors pour que soit présentée conjointement leur découverte à la Linnean society. Pressé par la situation, Darwin s’attelle ensuite immédiatement à terminer son propre ouvrage en vue de le publier rapidement. En 1859 paraît donc l’Origine des espèces. Réactions et approfondissementDès sa parution, l’Origine des espèces remporte un véritable succès, mais les réactions qu’il suscite parmi le monde scientifique et religieux sont plutôt virulentes. En effet, cette théorie qui bouleverse les convictions biologiques établies jusqu’alors, dérange certains biologistes, qui reprochent à Darwin de manquer de preuves scientifiques et d’explications sur le système de variation des espèces. Sans la génétique, qui ne naît qu’au XXe siècle, il est, en effet, difficile d’expliquer scientifiquement le fonctionnement des mutations dont il est question. Par ailleurs, les hommes d’Eglise sont véritablement scandalisés par une telle théorie, qui met à mal la Création relatée dans la Bible. Darwin affirme en effet que des espèces différentes sont en fait issues des mêmes ancêtres et qu’elles ont évoluées différemment au cours du temps, en fonction de leur environnement naturels. Malgré ces critiques, Darwin va passer le reste de sa vie à développer ses pensées dans de nouvelles publications et en complétant l’Origine des espèces. Il s’intéresse notamment à la descendance de l’homme et va jusqu’à expliquer, dans la Filiation de l’homme et la sélection liée au sexe, que celui-ci descend du singe. L’ouvrage va faire une nouvelle fois l’objet de la colère de l’Eglise mais celle-ci finira par admettre qu’il n’existe pas réellement de contradiction entre les théories de l’évolution et les écrits de la Bible. Jusqu’à sa mort, en avril 1882, Darwin cherchera toujours à approfondir ses conceptions. Il a ainsi passé sa vie à travailler sur les principes d’évolution des espèces par la sélection naturelle. Bien que certaines de ces idées aient déjà été formulées plus ou moins précisément par d’autres avant lui, il a sans conteste démontré de manière plus scientifique ces théories et les a considérablement développées. Darwin laisse ainsi dans son sillage tous les éléments de base des théories modernes évolutionnistes.
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