rechercher
Services personnalisés gratuits : Inscrivez-vous | Accès membres
Accès membres : merci de vous identifier Mot de passe oublié ?
Bienvenue Prénom - Déconnexion
MAGAZINES
|
L'Internaute > Dictionnaire > Noms Propres > Biographie > Clint Eastwood > Biographie
Plus qu'un acteur ou qu'un réalisateur, Clint Eastwood est une légende comme Hollywood en fabrique peu. Icône du western (avec John Wayne) et metteur en scène reconnu, il a traversé les années sans mal, promenant sa silhouette longiligne et son visage émacié de polars en saloons. Pourtant, rien ne prédestinait ce fils de comptable à un tel destin... Né après la Dépression, il passe son adolescence à Oakland, multipliant les petits boulots sans réelles convictions. Avec la guerre de Corée (1950-53), il s'engage dans l'armée et accomplit son service. Une décision qui changera sa vie : par un heureux hasard, un film est tourné dans sa caserne et lui permet de prendre quelques contacts à Hollywood. Après la guerre, il se commet dans des séries Z oubliées, mais finit par obtenir un rôle de cow-boy dans une série télé à succès : Rawhide. Icône de l'Ouest Ce rôle lui permet d'être remarqué par Sergio Leone qui s'apprête à dépoussiérer le western classique américain. Le réalisateur italien engage Eastwood pour incarner "l'homme sans nom", le pistolero de Pour une poignée de dollars. Ses yeux bleus, sa gueule d'ange burinée et son sourire en coin font des miracles à l'écran. La légende entre en marche. Leone lui propose de reprendre son rôle dans deux nouveaux westerns dits "spaghettis" : Et pour quelques dollars de plus puis Le Bon, la brute et le truand. Nouveaux succès : Eastwood devient une star internationale et attire à lui tous les grands studios. Après quelques films de guerre (dont l'excellent De l'Or pour les braves), l'acteur fait une seconde rencontre qui changera sa vie : Don Siegel. Grâce à ce réalisateur, il devient Harry Callahan, le flic violent et réactionnaire de L'Inspecteur Harry. Un rôle qui lui collera longtemps à la peau, le public et la critique assimilant étrangement l'acteur à son personnage. Ce qui n'empêchera pas Eastwood de collaborer à cinq reprises avec Siegel... Le successeur de John Ford Aux côtés de ces deux maîtres, Eastwood apprendra la réalisation. En 1971, il se jète à l'eau avec Des Frissons dans la nuit. C'est le début d'une carrière sans précédent, plus riche encore que celle de l'acteur (même s'il continue à jouer en s'offrant ses plus beaux rôles). Eastwood tournera beaucoup de grands westerns (le crépusculaire Josey Wales, hors la loi), devenant avec les années un cinéaste classique de la trempe de John Ford ou Howard Hawks. Pale Rider, un autre western, sera même sélectionné à Cannes en 1985. Mais l'aura d'Eastwood semble décliner (même si Bird, filmé en 1988, reste un grand film sur le jazz) : ses films ne font plus recettes et, lui, force moins son talent. Le choc provoqué en 1992 par Impitoyable n'en est que plus grand ! Avec ce chef-d'oeuvre sépulcral, l'acteur enterre le western et sa légende en grande pompe... Et remporte l'Oscar du meilleur film et du meilleur réalisateur. Comme apaisé, Eastwood va alors enchaîner les films majeurs : Un Monde parfait, émouvant road-movie ; Sur la route de Madison, peut-être le plus beau mélodrame de tous les temps ; Minuit dans le jardin du bien et du mal, étrange film-enquête ; Space Cow-boys, western spatial trop vite oublié... Le Dernier des Mohicans ? Eastwood est un cinéaste obsédé par la mort et le temps qui passe. Tous ses films évoquent cette perte définitive, cette course folle des aiguilles de la montre. Aujourd'hui âgé de 76 ans, le cinéaste n'a pourtant jamais été aussi vigoureux. Mystic River et Million dollar baby (Oscars du meilleur film et du meilleur réalisateur), deux de ses plus grands films, sont notamment stupéfiants de puissance et de finesse. Avec Mémoires de nos pères, il livre son premier vrai film de guerre, une oeuvre salutaire et digne, très loin de la meringue patriotique que certains pouvaient craindre. Dernier des classiques, Eastwood semble insatiable (il planche déjà sur d'autres projets), comme conscient que les années lui sont désormais comptées. Le vieux lion ne se rendra pas sans combattre...
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||