1916 |
26 octobre |
Naissance de François Mitterrand François Mitterrand est né le 26 octobre 1916 à Jarnac en Charente. Il est issu d’une famille catholique. Il fait des études de droit et de sciences politiques. |
1939 |
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Un double rôle lors de la Seconde Guerre mondiale Mobilisé en 1939, il est blessé et fait prisonnier en Allemagne. Il s'en échappe et regagne la France. Sous le gouvernement de Pétain, il travaille à la Légion des combattants et volontaires de la révolution nationale, puis au Commissariat au reclassement des prisonniers de guerre. Il rejoint les rangs de la Résistance en 1942-1943. |
1944 |
27 octobre |
François Mitterrand se marie Mitterrand épouse Danielle Gouze. Ils auront deux fils. |
1946 |
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Ses premiers pas en politique Il est élu député de la Nièvre en 1946. Il occupe ensuitte des postes ministériels : ministre des Anciens combattants (1947), ministre de l'Outre-mer (1950), ministre de l'Intérieur (1954), Garde des Sceaux (1956). Il s'oppose, à cette époque, à la politique de répression menée en Tunisie et au Maroc. |
1947 |
janvier |
François Mitterrand, plus jeune ministre de France François Mitterrand devient le plus jeune ministre de France sous le gouvernement Ramadier. Il est alors ministre des Anciens combattants et est affilié à un parti mineur, l’Union démocratique et socialiste de la résistance (UDSR). Il sera 11 fois ministre sous la IVème République. |
1958 |
1 septembre |
François Mitterrand s'oppose au Général de Gaulle En septembre 1958, Mitterrand appelle à voter non au référendum sur la Constitution. Il compare alors le général de Gaulle à un dictateur. |
1959 |
mars |
Mitterrand maire de Château-Chinon François Mitterrand est élu maire de Château-Chinon dans la Nièvre. C’est le début d’une succession de mandats qui ne se terminera qu’en 1981 lors de son accession à la présidence de la République. |
1959 |
15 octobre |
Attentat contre François Mitterrand Le sénateur de la Nièvre est victime d'un attentat rue de l'Observatoire à Paris. Alors qu'il rentrait à son domicile, sa 403 est prise pour cible par des tireurs armés de pistolets mitrailleurs. François Mitterrand, qui avait eu le temps de sauter de sa voiture, ressort indemne de cet attentat. Le lendemain l'événement fera la une de tous les journaux. Mais trois jours plus tard, l'un des tireurs, Robert Pesquet, passe aux aveux et affirme avoir été mandaté par Mitterrand lui-même. Le "faux attentat" était, pour le futur président de la République, une manière de regagner les faveurs de l'opinion publique. Ecroué, Mitterrand bénéficiera d'un non-lieu. |
1965 |
19 décembre |
De Gaulle premier président élu au suffrage universel De Gaulle devient le premier président de la République élu au suffrage universel. Cependant, il aura dû attendre le deuxième tour, un score de seulement 55 % et une confrontation avec un des ses ennemis les plus virulents, à savoir François Mitterrand. Celui-ci a en effet réussi à réunir la gauche autour de sa candidature au deuxième tour. Partisan de la IVème République, il s’était opposé à l’action de De Gaulle, avait rédigé le pamphlet « Coup d’Etat permanent » et qualifié le nouveau régime de « dictature ». |
1971 |
11 juin |
Ouverture du congrès d'Epinay Le 58ème congrès du SFIO s’ouvre à Epinay-sur-Seine et doit aboutir à une étape décisive pour ce qu’il faut désormais appeler le Parti Socialiste : la réunification des forces de gauche. Après le maigre score de Defferre aux présidentielles de 1969, la gauche se rassemble et refonde la gestion et la politique intérieure du parti. Ses représentants seront désormais élus à la proportionnelle. C’est François Mitterrand, issu d’un parti qui fusionne alors avec le PS, qui tire son épingle du jeu et sort premier secrétaire. Le nouveau programme de la gauche, « changer la vie », sera dévoilé un an plus tard. |
1974 |
19 mai |
Giscard élu Président de la République Valéry Giscard d’Estaing devance de peu, avec 50,8%contre 49,2%, le candidat socialiste François Mitterrand et devient Président de la République Française. L'union de la gauche autour d’un unique candidat avait pourtant propulsé Mitterrand à un score de 43,6% au premier tour. Mais Giscard saura réunir les voix de la droite et surtout convaincre les Français, avec, lors du débat télévisé d’entre deux tours, une phrase qui restera dans la mémoire collective : "vous n'avez pas le monopole du cœur". |
1981 |
24 janvier |
Congrès de Créteil Le congrès de Créteil du PS désigne Mitterrand comme candidat du parti à la présidentielle de 1981. Il était alors en concurrence avec Michel Rocard. La défaite aux élections de 1974 a en fait été le début d’une montée en puissance du parti qui gagne des voix dans l’opinion. Pour la première fois de son histoire, il aurait pu sortir majoritaire aux législatives en 1978 mais a échoué de peu. Pour enfin réussir, le candidat adopte les célèbres « 110 propositions », qui proposent entre autres l’abolition de la peine de mort. C'est Jospin qui lui succède à la tête du parti. |
1981 |
10 mai |
Mitterrand président Avec 15 708 262 voix contre 14 642 306 pour Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand gagne le deuxième tour des élections présidentielles. Le soir même le "peuple de gauche" manifeste sa joie en masse dans les grandes villes de France. C'est la première fois qu'un président de gauche accède au pouvoir sous la Cinquième République. Le 21 mai, jour de sa prise de fonctions, François Mitterrand se rendra au Panthéon pour s’incliner sur les tombes de Jean Jaurès, de Jean Moulin et de Victor Schoelcher. |
1988 |
4 mars |
Inauguration de la Pyramide du Louvre Le président de la République, François Mitterrand, inaugure la nouvelle entrée principale du musée du Louvre à Paris. L'architecte américain d'origine chinoise, Ieoh Ming Pei, l'a imaginée sur une commande du chef de l'Etat. La grande pyramide d'acier et de verre mesure 21 mètres de haut et se compose de 673 losanges. Construite au milieu de la cour Napoléon du Louvre, elle abritera désormais de nombreux services : restaurants, librairie d'art, boutiques, etc. |
1989 |
13 juillet |
Inauguration de l'Opéra-Bastille A l'occasion des cérémonies de commémoration du bicentenaire de la Révolution française, le nouvel opéra parisien est inauguré place de la Bastille par le président de République François Mitterrand. Imaginé par l'architecte canadien d'origine uruguayenne, Carlos Pott, l'Opéra Bastille se caractérise par la transparence de ses façades et sa capacité d'accueil de 2700 places. Le coût total de sa construction s'élève à 2,8 milliards de francs et le bâtiment sera l'objet d'une vive controverse. L'opéra de Berlioz "Les Troyens" sera le premier spectacle a y être donné le 17 mars 1990. |
1991 |
15 mai |
Démission de Rocard Après trois ans passés à la tête du gouvernement, Michel Rocard est contraint à la démission par Mitterrand. Souffrant de divergences chroniques avec le Président, il a néanmoins pu s’illustrer par les Accords de Matignon qui règlent rapidement une crise jugée profonde, mais aussi avec l’instauration de la CSG et du RMI. Celui-ci a d’ailleurs été adopté sans une voix contre. |
1993 |
23 mars |
Deuxième cohabitation La droite remporte les élections législatives et contraint ainsi Mitterrand à appeler Edouard Balladur à la tête d’un gouvernement désormais de droite. Celui-ci succède à Pierre Bérégovoy et entame une cohabitation qui sera sans véritable accroc, d’où son nom de « cohabitation de velours ». |
1995 |
30 mars |
Inauguration de la BNF François Mitterrand inaugure la Bibliothèque nationale de France construite sur le site de Tolbiac à Paris. Les quatre tours de la bibliothèque, à l'image de quatre livres ouverts, ont été conçues par l'architecte Dominique Perrault. Le coût de construction de la BNF s'élève à 7,8 milliards de francs. |
1996 |
8 janvier |
Mort de Mitterrand Quelques mois seulement après avoir quitté le pouvoir, François Mitterrand s’éteint des suites de son cancer de la prostate. Il sera enterré quelques jours plus tard à Jarnac, en Charente. Ayant indiqué sa préférence pour Jospin lors de la présidentielle sans pour autant s’engager dans la campagne, il s’était définitivement retiré de la vie publique après la passation de pouvoir avec Chirac. Une polémique naîtra autour de son maintien au pouvoir alors qu’il avait annoncé sa maladie dès 1992. |