|
L'Internaute > Dictionnaire > Noms Propres > Biographie > Georges Clemenceau > Dates
Georges Clemenceau,
1841 |
28 septembre |
Naissance de Georges Clemenceau Georges Clemenceau naquit en 1841 à Mouilleron-en-Pareds en Vendée. Comme son père, il fit des études de médecine. Il obtint son doctorat en 1865, et pratiqua la médecine pendant près de vingt ans. Puis il se tourna vers la politique. |
1870 |
4 septembre |
Naissance de la IIIème République Dans la nuit du 3 au 4 septembre 1870, les Parisiens apprennent que Napoléon III a été fait prisonnier par les Prussiens à Sedan. Dès l'annonce de la défaite, les députés renoncent à confier la régence à l'impératrice Eugénie, confinée au palais des Tuileries, et commencent à préparer la déchéance de Napoléon. Le corps législatif se réunit à 1h du matin. La foule, qui a manifesté toute la nuit, envahit le Palais Bourbon : il est 14h30. Gambetta et Jules Favre parviennent à entraîner les manifestants à l'Hôtel de Ville où siègent déjà les révolutionnaires, bien décidés à former un gouvernement. Mais la tentative est déjouée, Favre et Gambetta font plébisciter la nomination du Général Trochu comme gouverneur de Paris et forment un gouvernement modéré de Défense nationale. Les ministres sont immédiatement nommés : Gambetta (Intérieur), Favre (Affaires étrangères)... Etienne Arago est nommé maire de Paris, chargé de désigner les maires des arrondissements : Carnot dans le 8ème, Clemenceau dans le 18ème. La République est proclamée aux Tuileries. |
1880 |
|
Clemenceau devient député de la Seine Georges Clemenceau, après avoir été maire de Montmartre, fut élu député républicain radical de la ville de Paris en 1870. Il devint rapidement leader des radicaux. En s’opposa à la politique coloniale de Jules Ferry, il le contraignit à démissionner. Comme il était déjà responsable de la chute du ministère de Léon Gambetta l’année précédente, il gagna le surnom de « tombeur de ministères ». |
1893 |
8 mars |
Début du procès du scandale de Panama Le dossier de la Compagnie de Panama est porté devant la cour d'assises de la Seine. Ferdinand de Lesseps, le fondateur de la société, et ses associés sont accusés d'avoir versé des pots de vin à des députés et des sénateurs pour qu'ils votent une loi autorisant la Compagnie à émettre des obligations. Au terme des 13 jours de procès, l'ancien ministre des Travaux publics, Baïhaut, sera condamné à 5 ans de prison pour corruption. Il sera le seul homme politique à avouer les faits. Les frères Lesseps et l'entrepreneur Gustave Eiffel écoperont d'un an pour abus de confiance. Clemenceau, lui aussi sali par le scandale, ne sera pas condamné. |
1898 |
13 janvier |
Emile Zola : "J'accuse !" L'écrivain Emile Zola publie dans le journal "L'Aurore" une lettre ouverte au président de la République Félix Faure. Le titre lui est soufflé par Georges Clémenceau, alors éditorialiste du journal : "J'accuse". La lettre dénonce l'antisémitisme et les erreurs judiciaires dont est victime le capitaine Alfred Dreyfus depuis le mois d'octobre 1894. En prenant ouvertement la défense de Dreyfus, condamné à la déportation à vie en Guyane pour crime d'espionnage au profit de l'Allemagne, Zola s'oppose au gouvernement Méline. Il sera condamné à 3 000 francs d'amende et à un an de prison. Par sa grandiloquence, le "J'accuse" fait du cas Dreyfus une "affaire" et divise la France entre dreyfusards (les socialistes, les radicaux) et antidreyfusards (la droite nationaliste, le clergé) . |
1902 |
|
Un retour en force sur la scène politique Revenu sur le devant de la scène grâce à l'affaire Dreyfus, Clemenceau est élu sénateur du Var en 1902. Il défendit avec ferveur la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat. Quatre ans plus, il devient ministre de l’Intérieur et Président du Conseil (de 1906 à 1909). L’Histoire a retenu la force avec laquelle il réprima les mouvements sociaux (la grève des mineurs du Pas-de-Calais et la révolte des vignerons en Languedoc-Roussillon). Le « premier flic de France » créa également à cette époque le ministère du Travail. |
1917 |
|
Une poigne de fer dans une période trouble Après avoir dirigé l’un des plus longs ministères de la IIIème République, Clemenceau passe dans l'opposition. Il faut attendre 1917 pour qu'il fasse de nouveau parti du gouvernement. La guerre se prolongeant, le président Poincaré n'a d'autres choix que de le rappeler en novembre 1917. Clemenceau s'employa alors à faire la guerre, parfois au détriment parfois des principes démocratiques. A l'armistice, on le surnomme le « Père la Victoire ». |
1917 |
17 novembre |
Clémenceau rappelé au gouvernement Georges Clémenceau, 76 ans, est appelé à la présidence du Conseil par son vieil ennemi, le Président de la République Raymond Poincaré. Il forme un gouvernement de choc afin de poursuivre et intensifier la guerre avec l'Allemagne. Celui-ci comprend essentiellement des ministres radicaux et seulement deux membres rescapés du cabinet Painlevé. Dans son discours d'investiture Clémenceau annonce son intention de traquer les défaitistes et les traîtres de l'arrière. Sa détermination vaut au Président du Conseil d'être surnommé le "Tigre". |
1919 |
|
La présidence de la République lui échappe Georges Clemenceau échappe à une tentative d'assassinat en février 1919. Cottin, un anarchiste, lui tire dessus. Clemenceau sera légèrement blessé à l'épaule. En 1920, alors qu’il a des vues sur la présidence de la République, les parlementaires lui préférèrent Paul Deschanel. Cette déception marqua la fin de sa carrière politique. |
1919 |
28 juin |
Le traité de Versailles Le traité mettant fin à la Première Guerre mondiale est signé dans la galerie des Glaces du château de Versailles, entre l'Allemagne et les Alliés. Il a été préparé par les vainqueurs, le Français Clémenceau, le Britannique Lloyd George, l'Italien Orlando et l'Américain Wilson. Il impose notamment à l'Allemagne, la restitution de l'Alsace-Lorraine, la création du "couloir de Dantzig" donnant à la Pologne un accès à la mer, la limitation du potentiel militaire et le versement de 20 milliards de marks-or. En Allemagne, ce "diktat " sera vécu comme une humiliation et fera naître un sentiment de revanche. |
1929 |
24 novembre |
Une fin de vie paisible Clemenceau passa les dernières années de sa vie à écrire (« Démosthène » en 1925, « Aux sources de la pensée vive » en 1926, « Claude Monet et les Nymphéas » en 1928) et à voyager, notamment en Inde et aux Etats-Unis. Il fut l'un des amis et protecteurs de Claude Monet. Il mourut à Paris le 24 novembre 1929, à l’âge de 88 ans. |
|
|