rechercher
Services personnalisés gratuits : Inscrivez-vous | Accès membres
Accès membres : merci de vous identifier Mot de passe oublié ?
Bienvenue Prénom - Déconnexion
MAGAZINES
|
L'Internaute > Dictionnaire > Noms Propres > Biographie > Isabelle Huppert > Biographie
Une élève studieuseIsabelle Huppert grandit dans une famille bourgeoise entre un père PDG et une mère professeur d'anglais. Son enfance dans les Hauts-de-Seine avec ses trois soeurs et son frère est heureuse et studieuse. Très vite attirée par le théâtre, elle prend des cours d'art dramatique au Conservatoire de Versailles, passe une licence de Russe, puis réussit successivement les concours de la Rue Blanche et du Conservatoire où elle a notamment pour professeurs Jean-Laurent Cochet et Antoine Vitez.L'espoir du cinéma françaisIsabelle Huppert apparaît pour la première fois au cinéma dans Faustine et le bel été de Nina Companeez. Elle perce ensuite très vite grâce à des seconds rôles marquants comme celui de Jacqueline dans Les Valseuses de Bertrand Blier (1974) ou encore de Brigitte Colin dans Dupont-Lajoie d'Yves Boisset (1975). Jeune première charismatique, elle devient une petite vedette grâce à son personnage de Pomme dans La Dentellière de Claude Goretta (1977). Mais c'est Claude Chabrol qui sait le mieux tirer partie du talent dramatique de la comédienne en lui confiant le rôle d'une parricide dans Violette Nozière (1978). Elle a alors 25 ans et sa performance lui vaut le prix d'Interprétation à Cannes. Le ton est donné : Isabelle Huppert va désormais enchaîner les films d'auteur et décliner avec virtuosité toute une palette de rôles tragiques en France (Loulou de Maurice Pialat, 1979), comme à l'étranger (La Porte du Paradis de Michael Cimino, 1981).Une actrice dramatique incontournableIsabelle Huppert construit peu à peu une carrière d'une rare exigence et tourne avec les plus grands noms du cinéma : Tavernier (Coup de torchon, 1981), Godard (Passion, 1981), Losey (La Truite,1982), Ferreri (Storia di Pierra, 1983), Wajda (Les Possédés, 1988), etc.. Elle cumule aussi les paradoxes. D'un côté, elle cultive son image de star, aime être photographiée et ne dédaigne pas les couvertures des magazines ; de l'autre elle préserve jalousement sa vie privée et refuse systématiquement de donner son avis sur des questions autres que son métier de comédienne. C'est une vedette mais elle n'est pas une actrice populaire. Un halo de mystère entoure sa véritable personnalité, tandis que sa discrétion lui vaut une image de beauté glacée, et sa culture, une réputation de cérébrale. Isabelle Huppert devient également l'actrice fétiche de Claude Chabrol avec qui elle tourne sept autres longs métrages : Il était un musicien (1978), Une affaire de femmes (1988), Madame Bovary (1991), La Cérémonie (1995), Rien ne va plus (1997), Merci pour le chocolat (2000) et L'Ivresse du pouvoir (2006). Cette fructueuse collaboration lui permet de remporter à deux reprises la Coupe Volpi de la meilleure actrice à Venise pour Une affaire de femmes, puis La Cérémonie. Ce dernier film lui rapporte en outre un César.Toujours plus loinAu cours des années 90, Isabelle Huppert s'engage dans les rôles les plus extrêmes. Automutilatrice dans La Pianiste de Michael Haneke - prix d'interprétation à Cannes -, prostituée dans La Vie promise d'Olivier Dahan (2002), mère incestueuse et débauchée dans Ma Mère de Christophe Honoré (2004), elle ne recule devant aucun tabou. Elle s'autorise tout de même une incursion plus légère dans la comédie 8 femmes de François Ozon qui lui vaut un prix d'interprétation à Berlin partagé avec les sept autres comédiennes. En 2005, elle reçoit un Lion d'honneur pour l'ensemble de sa carrière à la Mostra de Venise.
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||