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Jean Auguste Dominique Ingres
© Roger-Viollet

Peintres - France

Jean Auguste Dominique Ingres

Peintre (29/08/1780 - 14/01/1867)


Jean Auguste Dominique Ingres

Né à Montauban (France) le 29/08/1780 ; Mort à Paris (France) le 14/01/1867

1855, lors de la première Exposition universelle de Paris, deux grands peintres peuvent arborer une médaille d’or : Eugène Delacroix et Dominique Ingres. Tout un symbole pour ces deux figures des beaux-arts que la critique se plaît à opposer. Delacroix, héritier de Géricault, s’est imposé comme le chef de file du romantisme tandis que Dominique Ingres, grand admirateur de Raphaël, est présenté comme la figure de proue du néoclassicisme. De fait, depuis l’opposition de L’Apothéose d'Homère et la Mort de Sardanapale au Salon de 1827, les deux artistes cristallisent l’affrontement de la tradition et de la modernité. Pourtant, au-delà de son image Académique, Ingres n’a pas toujours bénéficié des faveurs des critiques et s’est avant tout affirmé par un sens du dessin exceptionnel et novateur.

Une enfance dans l’art

Jean Auguste Dominique Ingres naît à Montauban le 29 août 1780. Son père, lui-même peintre, ne manque pas de remarquer ses penchants artistiques. Il enseigne à son fils la peinture et le piano avant de l’envoyer à l’Académie royale de Toulouse. Ingres n’a que onze ans et son avenir semble déjà tout tracé. A partir de 1797, il suit les cours du peintre néoclassique Jacques-Louis David. A 21 ans, Les Ambassadeurs d'Agamemnon lui vaut le prix de Rome.

A l’école de l’Italie

Cependant, Ingres doit attendre 1806 pour rejoindre la Villa Médicis, dans laquelle il séjournera quatre ans. Entre temps, il exerce son art essentiellement en exécutant des portraits. Arrivé à Rome, il découvre une source d’admiration et d’inspiration dans les œuvres de Raphaël. Pour Ingres, cette période très féconde lui permet d’affermir son style. En 1811, il fait parvenir Jupiter et Thétis à Paris. Sévères, les critiques dissuadent Ingres de revenir en France. Il décide donc de rester à Rome.

En peignant la Grande Odalisque en 1814, il prend le parti de l’esthétique et du style contre le réalisme. Afin d’atteindre un dessin parfait, il allonge le dos de la femme nu, ajoutant trois vertèbres. Tout comme La Mort de Léonard de Vinci (1817) ou Roger délivrant Angélique (1819), cette toile reçoit un accueil mitigé en France. Le succès tardant et difficultés financières approchant, Ingres se consacre avant tout à l’exécution de commandes. 

En 1820, à défaut de rencontrer le succès en France et afin de toujours mieux s’imprégner de la culture italienne, Ingres s’installe à Florence. Cette même année, le gouvernement lui commande le Vœu de Louis XIII.

Le représentant du style néoclassique

Il faut quatre ans à Ingres pour honorer cette commande d’Etat et présenter son tableau au Salon de 1824. La critique, au mieux sceptique jusqu’alors, encense le tableau. Cet extraordinaire succès annonce le retour d’Ingres à Paris. Il installe son atelier à Paris et y forme des peintres tel qu’Hyppolite Flandrin. Au Salon de 1827, l’opposition entre néoclassiques et romantiques trouve son expression dans l’affrontement entre partisan de la Mort de Sardanapale de Delacroix et de l’Apothéose d'Homère d’Ingres. Ce dernier endosse le rôle de chef de file des académiques.

Cependant, après dix ans sans embûches, le succès connaît un coup d’arrêt violent lorsque le Martyre de saint Symphorien se heurte à un mauvais accueil. Piqué, l’artiste décide de repartir en Italie et accepte en 1835 la direction de la Villa Médicis.

Un retour triomphant

Durant ces six années de directorat, il se consacre essentiellement à l’enseignement et au dessin. A Paris, le prestige de son poste palie à son absence et renforce sa position de chef de file des néoclassiques.

De retour en France en 1841, il poursuit la réalisation de portraits tout en consacrant une part de son temps à l’art décoratif. Malheureusement, il ne parviendra pas au terme de ses ambitions pour les fresques du château de Dampierre. Toutefois le succès ne quitte plus Ingres. La pureté de ses dessins illumine ses toiles, à l'image de la Comtesse d'Haussonville (1845) ou Vénus Anadyomène (1848). En 1862, cinq ans avant sa mort, il réalise avec le Bain Turc un de ses plus beaux tableaux.


Loin de se cantonner à la simple perpétuation de ses pères, Ingres a véritablement contribué au renouvellement de son art. Certaines de ses œuvres n’ont d’ailleurs pas manqué de provoquer un scandale. DegasRenoir ou encore Picasso ne manqueront pas de souligner l’influence qu’aura exercé sur eux le maître néoclassique.


  En savoir plus  

Les oeuvres d'Ingres dans les musées français : voir les oeuvres



  Photos-Vidéos  

 

  

8 photos


  Dates  

1780

29 août

Naissance à Montauban

1791

 

Ingres entre à l'Académie Royale de Toulouse

1797

 

Il suit les cours de David

1801

 

Ingres obtient le prix de Rome grace aux "Ambassadeurs d'Agamemnon "
L'obtention du prix de Rome permet alors d'entrer à l'Académie française de Rome. Cependant, Ingres doit attendre 1806 pour rejoindre la Villa Médicis.

1811

 

Critiqué à Paris, Ingres choisit Rome
Alors que son séjour dans la Villa Médicis s'achève, Ingres essuie de vigoureuses critiques quant à sa toile "Jupiter et Thétis". Le peintre français, influencé par les oeuvres de Raphaël, semble produire des tableaux trop proches de ceux de son maître.

Jean Auguste Dominique Ingres : 10 Dates


  Citations  

 


"Avec le talent, on fait ce qu'on veut. - Avec le génie, on fait ce qu'on peut."  
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Jean Auguste Dominique Ingres
 
 
"Le meilleur moyen de posséder une femme, c'est encore de la peindre."  
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Jean Auguste Dominique Ingres
 
 
"Les détails sont des petits importants qu'il faut mettre à la raison."  
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Jean Auguste Dominique Ingres
 
 
"Faites des lignes, jeune homme, beaucoup de lignes d'après nature et de mémoire."  
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Jean Auguste Dominique Ingres
 
 
"La photographie, c'est mieux qu'un dessin, mais il de faut pas le dire."  
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"Le dessin est la probité de l'art."  
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Jean Auguste Dominique Ingres
 
 


  Plus d'infos  

Ingres : le chef d'oeuvre retrouvé



Selon Véronique Burnod, conservateur en chef du Musée de Cambrai, La Dormeuse de Naples, oeuvre mythique d'Ingres, serait dissimulée sous une toile du XVIIe siècle attribuée à Luca Giordano, "Vénus dormant avec Cupidon et satyre". Voir le diaporama

Voir aussi : Peintres - Peintres de France - Personnages de France - France


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