1899 |
20 juin |
Naissance de Jean Moulin Jean Moulin voit le jour à Béziers. Son père est professeur d’histoire-géographie. Il passera une enfance paisible en compagnie de sa sœur et de son frère. Passionné par le dessin, activité dans laquelle il excelle, Jean Moulin suivra également la voie politique socialiste et républicaine de son père, particulièrement engagé. |
1918 |
17 avril |
Jean Moulin est mobilisé Alors qu’il étudie le droit à l’université de Montpellier, Jean Moulin est mobilisé lors de la Première Guerre mondiale. Toutefois, l’armistice sera signé avant même qu’il ne parte au combat. |
1921 |
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Il obtient sa licence de droit Jean Moulin obtient sa licence de droit et dès l’année suivante, est nommé chef de cabinet du préfet de Savoie. |
1925 |
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Il est nommé sous-préfet Ayant commencé une carrière administrative depuis le début de ses études universitaires, Jean Moulin obtient le poste de sous-préfet d’Albertville. Cette ascension professionnelle fait de lui le plus jeune français à assurer de telles fonctions. |
1936 |
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Au cabinet de Pierre Cot Jean Moulin est nommé chef du cabinet de Pierre Cot, au ministère de l’Air du gouvernement du front populaire. Mû par ses fortes convictions républicaines, il soutiendra le gouvernement légal lors de la guerre d’Espagne. |
1937 |
janvier |
Il devient préfet Jean Moulin est nommé préfet de l’Aveyron, à Rodez. Il devient ainsi le plus jeune préfet de France. Dès l’année suivante, il occupera les mêmes fonctions en Charente. |
1939 |
21 février |
À la préfecture de Chartres Jean Moulin est nommé préfet de Chartres, en Eure-et-Loir, peu de temps avant que la Seconde Guerre mondiale n’éclate. En 1940, il demandera à rejoindre son unité militaire pour combattre, mais le ministère de l’Intérieur refusera. Demeurant en Eure-et-Loir, il devra affronter les bouleversements provoqués par l’attaque du 10 mai. Une foule de réfugiés se rendront à Chartres. Le préfet s’efforcera alors d’assurer leur protection et celle des habitants. |
1940 |
17 juin |
Jean Moulin tente de se trancher la gorge Arrêté pour s’être opposé à l’occupant, Jean Moulin est battu et emprisonné. Il refuse catégoriquement de signer un document accusant injustement de meurtre des tirailleurs sénégalais de l’armée française. Face à la pression allemande, il préfère se trancher la gorge à l’aide d’un débris de verre plutôt que de leur céder quoique ce soit et ainsi de se déshonorer. Tout de suite après avoir commis cet acte suicidaire, il est soigné et libéré. |
1940 |
2 novembre |
Jean Moulin est révoqué Fidèle à ses convictions républicaines, Jean Moulin suscite la méfiance du gouvernement de Vichy. Il est donc révoqué et décide de se lancer dans la lutte de la Résistance. |
1941 |
octobre |
Jean Moulin à Londres Dans l’idée de renforcer la Résistance française en l’organisant, Jean Moulin se rend à Londres pour y rencontrer le Général de Gaulle. Ce dernier lui confie la mission d’unifier tous les mouvements de Résistance du pays. |
1942 |
2 janvier |
Jean Moulin parachuté en France Après sa rencontre avec le général de Gaulle, Jean Moulin est parachuté en Provence, dans la nuit du 1er au 2 janvier, pour accomplir la lourde mission qu’on lui a confiée : unifier la résistance sous l’autorité du général de Gaulle. Il met à profit sa longue expérience administrative pour réorganiser la Résistance. Il mettra en place plusieurs services de communication et d’études après avoir fondé l’Armée secrète, dirigée par le général Delestraint. |
1943 |
26 janvier |
Fondation du MUR Malgré les conflits internes entre différents chefs, Jean Moulin parvient à unifier les trois plus grands mouvements de Résistance français. Il fonde ainsi le MUR, Mouvements unis de la Résistance, qui comprend "Combat", de Henri Frenay, "Franc-Tireur", de Jean-Pierre Levy et "Libération-Sud" d’Emmanuel d’Astier de la Vigerie. |
1943 |
27 mai |
Première réunion du CNR Afin de renforcer la Résistance française, Jean Moulin a mis en place une entité politique qui représente chaque mouvement. Il s’agit du Conseil national de la Résistance, qu’il préside lui-même. Après maintes difficultés d’ordre conflictuel, la première réunion du CNR a lieu à Paris, rue du Four. |
1943 |
21 juin |
Jean Moulin est arrêté La Gestapo investit la villa du docteur Dugoujon, à Caluire-et-Cuire près de Lyon, où se tient une réunion secrète de la Résistance. Jean Moulin, alias Max, est arrêté. Il sera identifié par Klaus Barbie, le chef de la Gestapo de Lyon, comme le président du Conseil national de résistance. Transféré par les Allemands à Paris, il sera torturé et mourra le 8 juillet 1943 dans le train qui l'amenait en Allemagne. En 1964, ses cendres seront transférées au Panthéon. |
1943 |
8 juillet |
Mort de Jean Moulin Arrêté le 21 juin par la Gestapo de Klaus Barbie à Caluire, près de Lyon, le président du Conseil national de la Résistance (CNR) meurt lors de son transfert en Allemagne. Selon la thèse officielle, il serait décédé à Metz après avoir été soumis à la torture et sans avoir dévoilé aucune information sur l'action du CNR. Ses cendres seront transférées au panthéon en 1964. |
1964 |
19 décembre |
Jean Moulin au Panthéon A l'initiative du général de Gaulle et du ministre des Affaires culturelles, André Malraux, les cendres de Jean Moulin sont transférées au Panthéon en présence de la famille du défunt et de nombreux anciens résistants. Malraux, dans un formidable discours, rendra hommage à l'ancien chef du Conseil national de la Résistance ainsi qu'à tous les hommes qui ont lutté contre l'occupation allemande. En entrant dans la demeure des grands hommes de France, Jean Moulin devient un héro national. |