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L'Internaute > Dictionnaire > Noms Propres > Biographie > Johann Sebastian Bach > Biographie
Grand compositeur du baroque tardif, Bach a marqué l’histoire de la musique tant par la qualité des ses œuvres que par leur quantité. Traversant tous les genres chers au baroque, à l’exception notable de l’opéra, ses créations ont su réconcilier les écoles italienne et française et travailler au perfectionnement du système musical occidental. Il prépare ainsi l’avènement d’un classicisme qui l’ignorera. Toutefois le romantisme, puis le XXème siècle, lui rendront justice. Une famille de musiciensJohann Sebastian Bach est né le 21 mars 1685 à Eisenach, une petite ville de la région allemande Thuringe. Il est le huitième enfant d'une famille de musiciens, et c'est son père, Johann Ambrosius Bach qui, dès son plus jeune âge, l'initie au violon. Mais à neuf ans, le petit Johann Sebastian (francisé Jean-Sébastien) se retrouve orphelin, et c'est son frère aîné Johann Christoph qui se charge de son éducation musicale en lui enseignant l'orgue, le clavecin et la composition. En 1700, il entre à la maîtrise de Saint-Michel de Lunebourg pour parfaire son savoir auprès de l'organiste Georg Böhm, tout en découvrant le travail de grands clavecinistes, tels que Louis Marchand et François Couperin. Trois ans plus tard, il devient organiste pour la ville d'Arnstadt et peut composer sa première cantate dès 1704. Puis il part quelques temps à Lübeck rejoindre le célèbre organiste et compositeur Dietrich Buxtehude, qui influencera beaucoup la musique de Johann Sebastian Bach. Un luthérien au service de l'EgliseEn 1707, il intègre l'église Sainte-Blaise de Mühlhausen et se marie avec sa cousine Maria Barbara Bach, avec qui il aura sept enfants. L'année suivante, il devient organiste, violoniste et compositeur à la cour du Duc de Weimar. Il gardera ce poste pendant neuf ans, au cours desquels il compose "Toccata en ré mineur" et "en ré majeur", "Alla breve en ré mineur", "Grande passacaille en ut mineur" pour orgue, ainsi que quelques pièces et concertos pour clavecin. En 1717, Bach part travailler pour le prince Léopold d'Anhalt-Köthen, avec qui il se lie d'amitié. De telles conditions lui permettent de composer de manière très féconde. C'est à cette époque que vont naître les six "Concertos brandebourgeois", son premier livre du "Clavecin bien tempéré", ses "Suites françaises" et quelques "Ouvertures" pour orchestres. Après avoir épousé Anna Magdalena Wilcken (qui lui donnera treize enfants) en 1721, un an après le décès de sa première femme, Johann Sebastian Bach quitte son poste en 1723 pour se consacrer à la musique d'église. Il devient donc cantor à l'église Saint-Thomas de Leipzig, où il compose environ trois cent cantates. De nombreux chefs-d'œuvre sont le reflet de cette période, comme ses "Passions selon Saint Jean" et "selon Saint Matthieu ", quelques "Partitas" et des "Suites anglaises". De 1723 à 1734 paraissent des "Motets", sa "Messe en si mineur" date de 1733, son "Oratorio de Noël" de l'année suivante, et il compose également vingt-et-une "Chorals" en 1739. Bach ne s'arrête pas là puisqu'en 1742, il compose ses "Variations Goldberg", deux ans plus tard sort son second livre du "Clavier bien tempéré", suivi en 1747 des "Variations canoniques" et de "l'Offrande musicale". Le maître de l'époque baroqueSon talent est reconnu dans toute l'Allemagne. Quand ce ne sont pas des musiciens qui viennent lui rendre visite, ce sont les Princes et les nobles qui demandent ses services. Ainsi, en 1747, il est invité avec beaucoup d'honneur par le roi de Prusse Frédéric le Grand pour assister à la représentation de son fils Carl Philipp Emanuel Bach, claveciniste depuis 1738. Il reçoit les éloges du roi pour ses improvisations en concert. Mais à partir de 1749, il souffre de plus en plus d'une cataracte qui le rend aveugle malgré deux opérations sans succès. Sa maladie l'oblige à dicter sa dernière composition, "l'Art de la fugue", qu'il ne parvient pas à terminer, puisque le 28 juillet 1750, il meurt des suites d'une attaque cardiaque. Ce n'est qu'un siècle plus tard que les œuvres de Bach vont être reconnues et interprétées, malgré l'admiration que Mozart et Beethoven ont toujours eue pour l'artiste. Depuis, la musique de ce luthérien, véritable maître de la fugue et du contrepoint, ne cesse d'être jouée et enregistrée.
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