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Napoléon Bonaparte
© Roger-Viollet

Empereurs - France

Napoléon Bonaparte

Empereur (15/08/1769 - 05/05/1821)


Figure historique et ambiguë, Napoléon dérange et fascine. Premier Consul puis Empereur, génie militaire et bâtisseur, il a régné sur l'Europe en despote et a contribué à la modernisation des nations, la France en tête.
 

Ses premiers faits d’arme


Né à Ajaccio en Corse, Napoléon Bonaparte rejoint le continent pour suivre des études militaires. Après avoir fait les écoles militaires de Brienne et de Paris, il entre dans l’infanterie et est affecté en 1787 à Valence.

 En 1789, la Révolution éclate. Bonaparte y prend part et se fait remarquer en 1793 lors du siège de Toulon contre les Anglais. Sa sympathie pour la cause des Jacobins lui vaut un court séjour en prison à la chute de Robespierre en juillet 1794.

A sa libération, il passe sous les ordres du commandant en chef de l'armée de l'intérieur Paul Barras. Il  intervient pour réprimer une insurrection royaliste contre la Convention à Paris en 1795. Il a parmi les officiers sous ses ordres le jeune Joachim Murat. Ses connaissances de la stratégie militaire, son habileté et son courage sur les champs de bataille lui permettent de monter en grade. Il est nommé à la tête de l’armée d’Italie, qui est en piteux état. Malgré cela, il parvint à remporter avec elle plusieurs batailles contre les Autrichiens. L’Autriche abdique par la voix de son archiduc Charles qui signe le traité de Campo-formio le 18 octobre 1797.

En mars 1796, il épouse Joséphine de Beauharnais. En 1797, Napoléon réussit par une habile manœuvre politique à écarter quelques royalistes du pouvoir et ainsi protéger la république jacobine.

La conquête de l’Egypte


Inquiet devant la grande popularité du général Bonaparte, le Directoire cherche à l’éloigner de Paris. Il lui confie l’invasion de l’Egypte. Napoléon Bonaparte emmène avec lui une centaine de scientifiques qui ramèneront de cette campagne la pierre de Rosette. Juste avant la bataille des Pyramides, le 21 juillet 1798, Napoléon aura cette célèbre phrase : « Du haut de ces pyramides quarante siècles vous contemplent ». Malgré la victoire qu’il remporte ce jour-là, la campagne d’Egypte est un désastre. Ses troupes sont défaites par l’amiral Wilson à Aboukir. Peu après, le reste des forces françaises subit de lourdes pertes à cause d’une épidémie de peste.

Devant l’enlisement de ses troupes et ayant appris les difficultés du Directoire, Bonaparte nomme Kléber commandement en chef de l’armée d’Egypte et  rentre en France. 

Le coup d’Etat du 18 Brumaire et l’instauration du Consulat


Le Directoire affaibli, c’est pour l’ambitieux Napoléon l’occasion idéale pour agir. Les  18-19 Brumaire (novembre) 1799, il s’empare du pouvoir et se fait nommer Consul provisoire. Il fait ensuite adopter une nouvelle Constitution qui le place officiellement à la tête de la France, en tant que Premier Consul. En instaurant le Consulat, la Constitution de l'an VIII met un terme définitif à la Révolution.

Napoléon  ne tarde pas à se mettre au travail, fait de nombreuses réformes dans l’administration, le système judiciaire, l’éducation et la finance. Il crée entre autres la Banque de France en 1801 et le Code civil en 1804.

A partir de 1800, le général Bonaparte s’attaque de nouveau aux Autrichiens en Italie. Il veut reprendre le terrain perdu par les armées françaises alors qu’il était en Egypte. La campagne tourne à son avantage et la paix de Lunéville signée le 9 février 1801. Le traité donne définitivement la rive gauche du Rhin à la France, et l'Autriche est évincée d'Italie. Au mois de mars 1802, ce sont les Britanniques qui signent la paix d’Amiens. Napoléon cherchait à instaurer la paix durable car les guerres qui duraient depuis près de dix ans essoufflaient économiquement les grandes puissances qui s’opposaient. La paix ne sera en fait qu’une trêve, car les Anglais lanceront un embargo contre les navires français dès mai 1803.

Le 24 décembre 1800, Napoléon échappe à un attentat rue Saint-Nicaise à Paris. L’attentat, qui fait une dizaine de morts, est attribué aux royalistes. Afin de mettre en garde tous ceux qui chercheraient à l’éliminer, Napoléon Bonaparte fait arrêter le 15 mars le duc d'Enghien. Condamné à mort par une commission spéciale, il est aussitôt fusillé. 

L’Empire et la troisième coalition

 
L’attentat soulève la question de l’avenir du Consulat si le Premier Consul venait à disparaître. Ses partisans lui suggèrent la création d’une dynastie afin de protéger les institutions de la République et de perpétuer son pouvoir de façon héréditaire. Le 2 août 1802, Napoléon Bonaparte, au faîte de sa popularité, se fait élire consul à vie. Le Sénat ratifie la Constitution de l'an X qui consacre la toute puissance de Napoléon Bonaparte. Deux ans plus tard, le 18 mai 1804,  Napoléon Bonaparte se fait proclamer empereur des français et prend le nom de Napoléon 1er. Il est sacré le 2 décembre par le pape Pie VII en la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Le pape Pie VII avait rencontré Napoléon en 1801. Les deux hommes avaient signé le Concordat. Ce texte faisait de la religion catholique la "religion de la grande majorité des citoyens français" (et non la religion d’Etat), abolissait la loi de 1795 séparant l'Église de l'État, et déclarait que les évêques seraient désormais nommés par le Premier consul, Napoléon Bonaparte. Il mettait aussi un terme aux querelles entre la France et le Vatican. 

Napoléon était convaincu que la seule manière d’obtenir une paix durable était de mettre hors d’état de nuire les Anglais. Il échafaude un plan avec l'amiral Latouche Tréville pour envahir l’Angleterre. En août 1805, l'amiral de Villeneuve et sa flotte franco-espagnole se font surprendre par les Anglais au large de l’Espagne. Ils sont anéantis par les navires anglais à Trafalgar le 21 octobre 1805.

A l’est, l’Autriche se rapproche de la Russie. Elle est rejointe par la Suède et Naples, donnant ainsi naissance à une troisième coalition contre Napoléon. L’Empereur délaisse ses ambitions d’invasion de la Grande-Bretagne et part avec la Grande Armée pour l’Autriche. Il remporte une grande victoire contre l’Autriche et la Russie à la bataille d’Austerlitz le 2 décembre 1805. Suite à cet éclatant triomphe, le Tribunat soumet une proposition à l'Empereur pour que ce dernier se fasse désormais appeler "Le Grand". Napoléon 1er accepte et devient Napoléon le Grand. En 1806, Napoléon, après avoir vaincu les armées prussiennes, fait signer au tsar Alexandre Ier le traité de Tilsit, dans lequel les deux puissances se partagent l’Europe.

Les campagnes d’Espagne, d’Autriche et de Russie

 
Pour répondre à l’embargo contre la flotte marchande française décrété par les Anglais, Napoléon Bonaparte décrète à son tour en 1806 un blocus continental interdisant tout commerce avec l'Angleterre. Les côtes étant une région stratégique, il demande au Portugal d’appliquer ce blocus. Le Portugal, fidèle allié des Britanniques, refuse. Napoléon demande au roi d’Espagne un droit de passage sur son territoire afin de pouvoir envoyer ses troupes au Portugal. Napoléon profite ensuite d’un conflit entre le roi espagnol et son fils pour les éloigner du pouvoir. Il place alors son frère Joseph Bonaparte sur le trône. Les nationalistes, poussés par l’Eglise, se soulèvent contre l'imposition de ce roi. Les Britanniques viennent les aider à chasser les armées françaises en 1808. C’est la première grande défaite de l’Empire napoléonien.

Apprenant cette déroute, l’Autriche n’hésite pas à attaquer la Grande Armée présente en Allemagne. Le 5 et 6 juillet 1809, Napoléon remporte la bataille de Wagram. Il signe ensuite un armistice avec l’Autriche. L’Empire de Napoléon est à son apogée. Il  s’étend sur 750 000 km².

Sur le plan personnel, l'empereur Napoléon Ier divorce de Joséphine, épousée 13 ans plus tôt, pour raison d'État (elle ne lui a pas donné de descendant). Le 2 avril 1810, il épouse  Marie-Louise, 18 ans, fille de l'empereur d'Autriche François Ier et petite-nièce de la reine Marie-Antoinette. Napoléon Ier voit dans ce remariage une ardente nécessité : obtenir l'héritier que Joséphine, la première impératrice, ne lui a pas donné et unir sa dynastie naissante aux familles régnantes d'Europe.

En août 1811, le tsar Alexandre 1er, violant le traité de Tilsit, laisse les navires anglais entrer dans ses ports.  Face à cette attitude, Napoléon considère la guerre inévitable et marche sur la Russie en 1812. Ses troupes, composées de Français, d’Italiens, d’Autrichiens et d’Allemands comptaient près de 700 000 hommes. Elles gagnent de nombreuses victoires et pénètrent dans Moscou le 14 septembre. Les Russes incendient la ville pour déloger leurs occupants. Le rude hiver met à mal les soldats et les empêche de poursuivre les armées du tsar. La Grande Armée, battant en retraite par des régions isolées, est victime du froid.

Cinq semaines après avoir quitté Moscou, les troupes napoléoniennes, harcelées par les cosaques du maréchal Koutouzov, se retrouvent face à un obstacle de taille : la rivière Bérézina. Le seul pont permettant de la traversée a été détruit par les Russes. La Grande Armée construit des ouvrages de fortune et 500 000 hommes réussissent à échapper à l'ennemi. Mais les troupes sont déjà décimées par le froid et la faim. 300 000 soldats sur 700 000 rentreront en France. La retraite se transforme en déroute. C’est de cet événement que provient  l’expression "C’est la Bérésina !".

La Grande Armée presque totalement anéantie, les ennemis de Napoléon savent que l’Aigle est en position de faiblesse. Ils forment une sixième coalition. Après plusieurs batailles contre les armées russo-prussiennes tantôt favorables tantôt défavorables à l’Empereur, Napoléon Ier est vaincu à Leipzig le 19 octobre 1813 ("Bataille des nations"). Il se replie en France.

La France envahie, l’Empereur contraint à l’exil


La Grande-Bretagne, la Russie, la Prusse et l'Autriche s’allient en 1814. Leurs armées coalisées envahissent la France. Napoléon à la tête d’une jeune armée inexpérimentée remporte quelques victoires mais ne peut empêcher les coalisés d’entrer dans Paris le 31 mars. Napoléon est contraint d’abdiquer le 6 avril à Fontainebleau. Il tente de se suicider avec du poison mais survit. Il est envoyé en exil sur l'île d'Elbe avec quelques-uns de ses fidèles. Le roi Louis XVIII est installé par les Alliés sur le trône de France.

Les Cent-Jours


Inquiet du sort de sa femme et surtout de son fils laissés aux mains des Autrichiens et devant le refus  du roi de lui payer sa rente, Napoléon s’échappe de l’île d’Elbe pour rejoindre la France en mars 1815. L’armée sensée l’arrêter se range sous le commandement de leur ancien souverain. Napoléon monte à Paris. Louis XVIII ayant déjà fui la capitale, il s’empare du pouvoir sans aucune violence. C’est le début de la période des "Cent-Jours" (20 mars - 22 juin 1815).

Les puissances européennes se constituent à nouveau en coalition. Leurs troupes, deux fois supérieure à l’armée napoléonienne, écrasent Napoléon à Waterloo le 18 juin 1815. Il doit abdiquer pour la seconde fois.  Il est alors exilé sur l’île Sainte-Hélène (territoire britannique). C’est là qu’il rédigea ses mémoires, le Mémorial de Sainte-Hélène. Il y vécut six années avant de mourir le 5 mai 1821, peut-être empoisonné.

Les Invalides, sa dernière demeure


Dans son testament en 1821, Napoléon déclarait : "Je désire que mes cendres restent sur les bords de la Seine au milieu de ce peuple français que j'ai tant aimé". A sa mort, il fut enterré à Sainte-Hélène. C’est en 1840, sur la demande du roi Louis-Philippe, que le corps de Napoléon est rapatrié triomphalement et placé aux Invalides à Paris.

 
Homonymes : Louis Bonaparte - Bonaparte - Lucien Bonaparte - Joseph Bonaparte - Pauline Bonaparte
 
Voir aussi : Empereurs - Empereurs de France - Personnages de France - France

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