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Femmes Politiques - France

Ségolène Royal

Femme Politique (22/09/1953)


Femme politique de gauche, Ségolène Royal s'est inclinée à l'élection présidentielle le 6 mai 2007 contre son adversaire de droite Nicolas Sarkozy. Ségolène Royal s’était imposée contre toute attente au sein de son parti dans la course aux Présidentielles. Présentée comme un symbole du renouveau face aux « éléphants » du PS mais aussi stigmatisée à cause d’une expérience limitée dans les hautes fonctions politiques, elle est la première femme à atteindre le second tour de l’élection présidentielle en France.

Un parcours classique


Née à Dakar le 22 septembre 1953, Ségolène Royal, dont le prénom complet est Marie-Ségolène, vit une partie de son enfance au Sénégal puis en Martinique au sein d’une famille de huit enfants. Son père est colonel d’artillerie pour l’armée française. Après avoir obtenu son bac, elle passe une licence en économie, est diplômée de Sciences Po Paris avant d’intégrer l’ENA en 1978 dans la promotion Voltaire.

Parallèlement à ses études brillantes, 1978 est pour elle une année charnière puisqu’elle décide de s’engager en politique en rejoignant les rangs du PS. C’est également au cours de cette période qu’elle rencontre François Hollande avec qui elle vit toujours en union libre. Mais Ségolène Royal traverse aussi des moments difficiles : elle attaque en justice son père afin qu’il verse une pension à sa mère qui ne peut payer les études de tous ses enfants. Après une longue procédure, elle obtient gain de cause.

Des débuts difficiles


Après avoir obtenu en 1980 son diplôme de l’ENA, elle est conseillère dans le tribunal administratif de Paris. Remarquée par Jacques Attali et François Mitterrand, elle rejoint le secrétariat général de la présidence de la République. Dès lors, elle se spécialise dans les domaines de l’environnement, de la santé et de la famille.

Si cette entame de carrière est plutôt prometteuse, Ségolène Royal peine à se faire un nom en tant qu’élue. Sa terre de prédilection est le Calvados, où elle se présente dès 1983. Se heurtant aux socialistes locaux, elle ne parvient pas à obtenir de postes clés ni à remporter d’élections. Pendant cinq années, Ségolène Royal joue donc un rôle à l’échelle nationale sans implantation locale.


A la conquête du Poitou et des ministères


Mais en 1988, la situation s’inverse. Lasse de ne pas trouver de territoire dans lequel se présenter, elle sollicite François Mitterrand. Le PS la « parachute » alors dans une circonscription des Deux-Sèvres ancrée à droite depuis de nombreuses années. Au sein d’une population rurale loin d’être ralliée à sa cause, elle fait une campagne remarquée et est élue députée. L’ancrage territorial est réussi puisqu’elle renouvelle quatre fois son mandat. En revanche, sa tentative d’accéder à la mairie de Niort est un échec en 1995.

Forte de cette nouvelle légitimité, elle est appelée au gouvernement par Pierre Bérégovoy en 1992 comme ministre de l’Environnement. Elle crée l’événement lorsqu’elle accouche au cours de son mandat et pose avec son enfant devant la presse. Au sein même de son camp, des critiques s’élèvent contre cet acte perçu comme une dérive people de la politique. Après la défaite de la gauche aux législatives de 1993, Ségolène Royal doit attendre 1997 et le gouvernement de Lionel Jospin pour revenir à des fonctions nationales : ministre déléguée à l’Education. Aux côtés de Claude Allègre, elle se distingue par ses mesures contre le bizutage et surtout ses décisions controversées sur la pilule du lendemain et la dénonciation de la pédophilie. De 2000 à 2002, elle prend le poste de ministre déléguée à la Famille et à l’Enfance.

Vers les Présidentielles de 2007


En 2004, Ségolène Royal se fait remarquer lorsqu’elle remporte les élections régionales en Poitou-Charentes, région alors hautement symbolique puisqu’elle est le berceau politique du Premier ministre en place, Jean-Pierre Raffarin. En 2006, elle se présente comme candidate à la candidature socialiste pour les Présidentielles. Face à Dominique Strauss-Kahn, à Laurent Fabius et à un éventuel retour de Lionel Jospin, elle parvient à s’imposer dans les sondages. Le 16 novembre 2006, après une campagne de débats publics, elle s’impose dès le premier tour avec plus de 60% des voix devant Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius. Dès lors, portant l’étendard PS dans une campagne parfois difficile, elle tente de répondre à ses adversaires qui remettent en cause sa compétence. Au soir du 22 avril 2007, elle résiste à la menace centriste et se hisse au second tour avec 25.87%, soit près de cinq points et demi de moins que Nicolas Sarkozy. Pendant l’entre-deux tour, elle mise notamment sur un rapprochement avec François Bayrou, mais celui-ci refuse de donner des consignes précises de vote pour l’un des deux candidats.

Ni son changement de stratégie durant l'entre-deux-tours, ni sa prestation pourtant combattive durant le débat qui l'oppose à son adversaire ne suffisent à renverser la tendance : Ségolène Royal est battue et doit s'incliner devant Nicolas Sarkozy qui est élu Président de la République.



 
Voir aussi : Femmes Politiques - Femmes Politiques de France - Personnages de France - France

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