Interrupteur différentiel : quelle différence avec un disjoncteur et comment bien le choisir

La sécurité d'une installation électrique passe, en grande partie, par une installation correcte des différents disjoncteurs et interrupteurs différentiels. Pour celles et ceux qui se sentiraient un peu perdu(e)s dans ce domaine, on vous explique la différence.

Interrupteur différentiel : la différence avec un disjoncteur

Un interrupteur différentiel a pour fonction principale de protéger les personnes des risques d'électrisation. Il détecte pour cela les éventuelles fuites de courant entre la phase et la terre. Son pouvoir de coupure de courant, bien qu'existant, est limité à sa valeur nominale. À la différence d'un disjoncteur différentiel, l'interrupteur différentiel est incapable de détecter les surcharges ni les courts-circuits. Le disjoncteur est donc plus performant que l'interrupteur différentiel, mais aussi plus cher à l'achat. Ces deux éléments font partie de l'installation électrique plus large qui comprend, au sommet de la pyramide, le disjoncteur général. Ce dernier est le seul à pouvoir stopper en urgence l'ensemble de l'installation électrique en cas de problème.

Comment bien choisir un interrupteur différentiel

On distingue généralement trois types d'interrupteurs différentiels :

- l'interrupteur différentiel de type A, utilisé pour la protection des circuits spécifiques comme le lave-linge ou les plaques de cuisson ;

- l'interrupteur différentiel de type AC, utilisé pour la protection des circuits communs ;

- l'interrupteur différentiel de type Hi, utilisé pour la protection des appareils sensibles aux coupures de courant comme les congélateurs ou les alarmes.
Le choix d'un interrupteur différentiel est avant tout basé sur la puissance des appareils électriques qu'il contrôle. Le calibre de l'interrupteur différentiel intervient également dans le choix. On trouve ainsi sur le marché des interrupteurs différentiels calibrés 25A, 32A, 40A et 63A.

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