Adieu pesticides ! Des alternatives bios pour le jardin

Adieu pesticides ! Des alternatives bios pour le jardin Nous sommes partis à la recherche des traitements naturels capables de remplacer les insecticides, herbicides, fongicides et autres produits chimiques au jardin.

La France est la première consommatrice de pesticides en Europe, notamment dans l'agriculture où près de 100 000 tonnes d'entre eux sont classés dangereux ou potentiellement dangereux selon le ministère de l'Écologie. Les pesticides, également appelés produits phytosanitaires, ont pour but d'éloigner ou de détruire les nuisibles, notamment au jardin. Les principaux types de pesticides sont les insecticides qui éradiquent les insectes, tiques et mites ; les herbicides, qui luttent contre les mauvaises herbes et végétaux indésirables ; les fongicides qui s'attaquent aux moisissures causées par les champignons et les raticides qui cherchent à éliminer les rongeurs. D'autres peuvent également s'attaquer aux bactéries et aux virus. Parmi les familles de pesticides les plus utilisées, on peut citer les organophosphates (chlorpyrifos, diméthoate, téméphos...) qui sont hautement toxiques ; les composés organochlorés utilisées contre les insectes et les mites (aldrine, endosulfan, DDT, etc.), qui mettent du temps à s'éliminer du sol, des aliments et de l'organisme ; les carbamates et thiocarbamates parmi lesquels on compte des insecticides (carbaryl, propoxur), des herbicides (barban, EPTC, prophame) et des fongicides (manèbe, nabame) ; les pyréthroïdes de synthèse (cyperméthrine, deltaméthrine, esfenvalérate...), qui se décomposent lentement. Au jardin, des marques comme Capiscol, RoundUp, Solabiol ou encore Décamp' sont parmi les plus vendues.

Il faut savoir que les substances chimiques que vous utilisez sur un espace extérieur se diffusent dans l'air et se retrouvent assez rapidement dans le sol, dans l'eau, sur vos plantes mais aussi dans vos poumons. Chez l'homme, elles peuvent provoquer des maux de tête, vomissements, problèmes respiratoires ou oculaires, mais aussi des lymphomes, des leucémies ou encore la maladie de Parkinson. Certains produits, reconnus comme cancérigènes, ont même été interdits à la vente. Les enfants et les personnages âgées sont particulièrement sensibles aux pesticides. Tout comme les animaux domestiques. De plus, en fonction de la forme du produit – liquide (suspensions, aérosols…), solide (granulés, poudres, pastilles…) ou gazeuse (fumigants) – votre corps y sera plus ou moins exposé. Concernant l'environnement, les conséquences des produits phytosanitaires sont là aussi catastrophiques. L'eau des nappes phréatiques peut être contaminée, les colonies d'abeilles s'amenuisent et la biodiversité est très affaiblie.

Pour lutter contre l'utilisation de ces produits toxiques, il existe de nombreuses alternatives naturelles, tout aussi efficaces et généralement moins onéreuses. Elles peuvent concerner la façon dont vous cultivez votre potager comme la rotation des cultures ou le désherbage manuel ; le recours à des produits naturels miracles comme le savon noir, le bicarbonate de soude ou le citron ; ou bien l'utilisation d'autres organismes comme des plantes, des légumes ou des prédateurs naturels. En juillet 2015, une loi visant l'interdiction de produits phytosanitaires par les particuliers à partir de 2019 a été adoptée. Dans le cadre du plan Ecophyto issu du Grenelle de l'environnement, un objectif de réduction de la consommation de pesticides en France a été fixé à 25% pour 2020.

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