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EN CHAT LE 26/10/2009
Fadela Amara répond à vos questions le 26 octobre
Annoncé en février 2008, le plan « Espoir banlieues », coordonnée par la secrétaire d’Etat à la Politique de la Ville Fadela Amara peine à boucler son financement et donc à exister vraiment. Comment faire revenir les entreprises dans les quartiers difficiles et faire baisser le chômage ? Où en est la politique de rénovation urbaine ? Fadela Amara répondra aux questions des lecteurs en direct le 26 octobre 2009.
Une nouvelle en politiqueA l’inverse de ses collègues du gouvernement, Fadela Amara n’est pas issue de la classe politique. Elle a bâti sa carrière sur son engagement associatif. C’est d’ailleurs la médiatisation de son combat pour le respect des femmes des quartiers difficiles, en tant que présidents de Ni Putes ni Soumises, qui lui a valu d’être repérée par Nicolas Sarkozy lors de sa campagne de 2007. Devenue secrétaire d’Etat à la Politique de la Ville, elle a été chargée de mettre en place son idée : un plan Marshall pour les banlieues. Issue d'une famille de 11 enfants, Fadela Amara a derrière elle un passé de fervente militante antiraciste. Elle dit avoir commencé ce parcours après le décès de son frère de 5 ans, tué par un chauffard. Son engagement est venu de l'attitude des policiers, arrivés sur les lieux, et qui selon elle, ont alors pris fait et cause pour le conducteur, et ordonné sèchement à sa mère de se calmer. A 18 ans à peine, en 1982, elle organise déjà une marche civique dans son quartier de Clermont-Ferrand, pour inciter les jeunes à s'inscrire sur les listes électorales, puis participe à la "Marche des beurs" l'année suivante. Militante de SOS Racisme en 1986, elle fonde la Maison des potes de Clermont deux ans plus tard. En 2000, elle lance un réseau de "Commissions Femmes" qui parcourt les villes de France pour leur expliquer les acquis féministes. Puis en 2003, Fadela Amara crée l’association Ni Putes ni Soumises qui la révèle au grand public. Le président de la République la convainc d’entrer au gouvernement : elle est depuis juin 2007 secrétaire d’Etat à la Politique de la Ville.
Mais presque deux ans après son annonce, le plan Espoir Banlieues peine à montrer tous ses effets. Ainsi, parmi les mesures décidées, le "contrat autonomie" mis en place en 2008 et qui accompagne des jeunes dans leur recherche d’emploi a fonctionné pour 819 jeunes sur 12 012 personnes aidées. En vue lors de son entrée au ministère, Fadela Amara a dû composer avec sa prétendue rivalité avec sa ministre de tutelle d’alors Christine Boutin. Directe et usant d’un franc-parler, la secrétaire d’Etat s’est faite plus discrète après plusieurs rappels à l’ordre. Stéphane MALPHETTES, L'Internaute
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