Jean-Luc Mélenchon répond à vos questions le 14 octobre
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Après le "oui" irlandais au traité de Lisbonne, quel avenir Jean-Luc Mélenchon imagine-t-il pour l’Europe ? Comment envisage-t-il de poursuivre son action en France ? Le leader du Parti de gauche répondra à vos questions le 14 octobre à 11 h. |
C’est fait. Après le rejet de Dublin en juin 2008, tous les yeux étaient tournés vers l’Irlande, le 4 octobre dernier. Cette fois, les Irlandais ont massivement voté pour la ratification du traité de Lisbonne, la constitution "bis" de l’Union européenne. Un revirement précédé d’un matraquage politique et médiatique qui a provoqué le courroux de Jean-Luc Mélenchon. "Ce qui s'est passé en Irlande est une honte", a explosé le leader du Parti de gauche, grand promoteur du "non" en 2005. Quel avenir imagine-t-il pour l’Europe sous le patronage du traité ? A quoi ressemblera son nouveau combat au Parlement européen ? Loin de Strasbourg et de Bruxelles, le Front de gauche est lui aussi face à ses premiers questionnements en France. Quid de l’union de la gauche de la gauche pour les régionales ? Comment allier la radicalité de Besancenot et l’alliance de raison avec les socialistes ? Quelle stratégie adopter face à un PS de plus en plus courtisé par le MoDem ? Comment intégrer la problématique écologique en pleine ascension des Verts ? Comment préparer 2012 et quelle attitude adopter sur l’idée des primaires ouvertes à toute la gauche ?
Un an après avoir claqué la porte du PS et fondé le Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon viendra donner sa vision sur l’ensemble de ces questions et commenter l’actualité politique, le 14 octobre à 11 h, en direct et en vidéo.
Le poil à gratter de la gauche
Leader du mouvement lycéen de Mai 68, Jean-Luc Mélenchon se rapproche dans un premier temps des trotskistes avant d’intégrer le syndicat étudiant Unef dans les années 1970. Après l’expérience de plusieurs mouvements étudiants et syndicaux (notamment la grève restée célèbre des "Lip"), il prend ses distances avec l’aile léniniste de l'Organisation communiste internationaliste, et se jette dans le train mitterrandiste dès la fin des années 1970. En1977, Jean-Luc Mélenchon adhère au Parti socialiste. Il ne cessera dès lors d’être le poil à gratter du parti, incarnant, avec d’autres (Dray et Emmanuelli en tête) l’aile gauche de la formation politique. Réputé pour ses coups de gueules, Jean-Luc Mélenchon sera l’un des principaux dissidents du "non" à la Constitution européenne en 2005. Le rejet du traité constitutionnel lui fera croire un temps à une union du PS avec la gauche antilibérale. Mais en 2007, la candidature de Ségolène Royal provoque une première rupture avec la direction. La seconde aura lieu en novembre 2008, aux premières heures du Congrès de Reims : face à l’échec de sa motion, Jean-Luc Mélenchon claque la porte du PS et fonde le Parti de gauche avec l’ambition de recréer l’engouement de Die Linke, le parti de la gauche antilibérale en Allemagne.
Allié au Parti communiste lors des européennes, Jean-Luc Mélenchon a obtenu, avec le Front de gauche, 6 % en juin dernier. Le scrutin a propulsé cet éternel élu de l’Essonne (sénateur de 1986 à 2008) au Parlement européen.
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