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EN CHAT LE 13/05/2009
Collectivités : les vraies victimes de la crise ? Chat avec Gérard Collomb
Fusion des régions et création de métropoles proposées dans le rapport Balladur, transfert de compétences dans le cadre de la décentralisation, suppression de la taxe professionnelle voulue par Nicolas Sarkozy, flambée des impôts locaux dans plusieurs grandes métropoles, endettement et placements à risques dans d’autres villes… Les collectivités locales sont au centre de nombreux bouleversements en cette période de crise. Sont-elles condamnées à payer les pots cassés ? Quel rôle jouent-elles aujourd’hui en France ? Sont-elles les principaux moteurs de la relance ? Que peuvent attendre habitants et contribuables ? Maire de Lyon et président de la communauté urbaine du Grand Lyon, Gérard Collomb répondra à vos questions le 13 mai à 11h. Une ascension par le localComme Bertrand Delanoë, Gérard Collomb a construit sa carrière politique au niveau municipal, à Lyon. Conseiller municipal depuis 1977 et élu maire en 2001, le socialiste a été facilement reconduit dans ses fonctions, en mars 2008, face à Dominique Perben. Vainqueur dès le premier tour avec 51,5 % des voix, il s’affirme aujourd’hui comme un poids lourd du Parti socialiste, si bien qu’il incarne souvent le terme (peu valorisant) de "baron local".En 2008, Gérard Collomb a créé, avec le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini, "La Ligne claire", un groupe d'élus locaux pour faire pression sur le congrès de Reims. Après avoir donné officiellement leur soutien à Pierre Moscovici, voulant à tout prix "que le premier secrétaire qui succédera à François Hollande ne soit pas le prochain candidat PS à l'élection présidentielle", ils ont finalement fait volte face pour Ségolène Royal. Depuis, les élus locaux, Gérard Collomb en tête, entretiennent des relations ambigües avec la direction de Martine Aubry. La désignation des listes pour les élections européennes en mars a été l’occasion de le confirmer. Refusant les arbitrages du bureau national, le maire de Lyon a pris la tête d’une fronde contre les choix de Martine Aubry. Motif : le "parachutage" de Vincent Peillon dans la région Sud-Est, où il mènera la liste socialiste. Quelques jours plus tard, les militants PS de la circonscription Centre ont rejeté la liste conduite par le fabiusien Henri Weber avant finalement de valider une liste légèrement modifiée. Benoit DESHAYES, L'Internaute
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