|
ARTICLE
La folie marchande autour des objets cultes du cinéma
Publié le 22/06/2011 4,6 millions de dollars, trois fois ? Adjugée vendue la robe blanche de Marilyn Monroe. Surnommé la "subway dress", le costume porté par l'icône peroxydée dans Sept ans de réflexion s'est monnayé au double du prix auquel il était estimé.
Il est vrai que l'engouement pour Marilyn Monroe relève de l'ordre du mythe et les ventes aux enchères de ses différentes tenues se sont toujours révélées fructueuses. Ainsi la robe rouge dont elle était revêtue dans Les Hommes préfèrent les blondes s'est arrachée au prix de 1,2 million de dollars, tout comme celle qu'elle portait en chantant le fameux "Happy birthday Mr. President", vendue pour la modique somme de 1,4 millions de dollars. Marilynmania ou folie des grandeurs ?
Mais Miss Poupoupidou n'a pas le monopole des ventes aux enchères. Il s'agit en fait là d'un véritable commerce périphérique de l'industrie cinématographique. De nombreuses ventes aux enchères sont organisées par des collectionneurs tels Debbie Reynolds, une actrice ayant amassé une montagne de costumes et accessoires hollywoodiens dont la robe blanche de Marilyn, ou par des organismes spécialisés comme Bonhams. Ainsi en 2010, on a pu assister à la vente de la célèbre Aston Martin DB5 que Sean Connery conduit dans Goldfinger pour 4,6 millions de dollars. N'en déplaise au sinistre Dark Vador qui n'a pas trouvé preneur pour son costume estimé à 250 000 dollars.
Ont également été proposés à la vente la cape d'Obi-Wan Kenobi portée par Alec Guiness dans Star Wars pour 90 000 dollars, la tenue de Roger Moore dans L'Espion qui m'aimait pour 6 000 dollars, ou encore le tailleur en laine bleu marine de Madonna dans Evita pour 700 dollars. Hollywood et petits studios, même topo Les films à gros budget ne sont pas les seuls bénéficiaires d'un tel emballement. En 2008, la parure du lion du Magicien d'Oz s'est arraché pour 700 000 dollars, sur e-Bay cette fois-ci. La série américaine Dallas a également eu le droit à son moment de gloire en vendant toutes ses panoplies au profit d'une œuvre caritative.
En outre, certains films français peuvent se voir mis à l'honneur via les ventes aux enchères. C'est le cas pour Astérix et Obélix : mission Cléopâtre, dont les tenues se sont vendues sur eBay à partir de un euro. Quant à Rien à déclarer, c'est la Renault 4 de Dany Boon et Benoît Poelvoorde qui a été proposée à la vente, mais sans titre de circulation. Pour se tenir au courant, de nombreux sites comme Movieobjects se proposent de faire des rapports réguliers sur ce genre de ventes, mettant à disposition de tous les programmes de ventes et d'expositions des collections. Au cas où un quidam souhaiterait acquérir un costume de Clint Eastwood pour une poignée de dollars... Autour du même sujet
|
||||||||||||||||||||||||
© 2012 CCM Benchmark