Histoire d'un dialoguiste hors pair
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Michel
Audiard |
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Michel Audiard découvre le milieu du cinéma
presque par hasard : c'est en rentrant dans un journal
spécialisé qu'il s'initie au septième
art, aux dialogues de Prévert, au film Drôle
de drame qui restera sa référence,
au festival de Cannes. Il épouse en 1947
Marie-Christine Guibert, qui lui donnera deux garçons
: François et Jacques (futur réalisateur
de Sur
mes lèvres ou De
battre mon coeur s'est arrêté).
Dans les années 50, Audiard se lance dans
les dialogues de films. Il mène une coopération
active avec le réalisateur Gilles Grangier
(Le Rouge est mis, 125, rue Montmartre,
Le Cave se rebiffe...) avant de littéralement
exploser dans les années 60 avec le cinéma
de Georges Lautner (Les
Tontons flingueurs, Les
Barbouzes, Ne nous fâchons pas...).
Dès lors, il demande à ce que son
nom soit écrit de la même taille que
les stars du film sur les affiches.
Le drame d'Audiard, c'est la mort dans un accident
de voiture de son fils François, en 1975.
Lui qui était obsédé par la
peur de vieillir ne se remettra jamais de cette
disparition et perdra définitivement sa foi
en Dieu. Dès lors, sa plume se fait plus
incisive, plus cynique, comme en témoigne
les films Série Noire ou On ne
meurt que deux fois. Les mots d'Audiard continuent
d'attirer les foules dans les salles obscures pendant
une dizaine d'années, avant que celui-ci
ne s'éteigne le 27 juillet 1985 dans sa propriété
de Dourdan, à l'âge de 65 ans.