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Erreurs de jeunesse ?
Beaucoup de ces films sont évidemment dictés par la nécessité. Les acteurs, débutants, n'ont ni le luxe, ni l'envie de refuser les rôles, même mauvais, qui leur sont proposés. Un passage obligé qui occasionne quelques dérives. Les jeunes actrices, notamment, sont poussées à se dénuder pour satisfaire au quota sexy de la production. Un phénomène particulièrement répandu dans les slashers de seconde zone, ces films d'horreur où de charmantes
adolescentes finissent dépecées, par un maniaque quelconque, au fond d'un
buisson.
Les réalisateurs aussi
Les cinéastes aussi ont leurs "casseroles". De premiers films catastrophiques bien sûr, mais pas seulement... Aux Etats-Unis,
le réalisateur n'est qu'employé de studio et n'a, en théorie, aucun droit de regard sur le résultat final (
final cut). Soumis aux
desiderata des producteurs, des metteurs en scène se font ainsi
déposséder de leur film (voir
Cursed), et voient leur travail
charcuté -rarement pour le meilleur. Pour se prémunir de ce genre de désagréments, les cinéastes ont imaginé une parade : ils signent d'un prête-nom pour signifier que ce travail n'est pas le leur. Ainsi de Walter Hill, crédité au générique de
Supernova sous le nom de Thomas Lee. Mais le pseudo le plus célèbre reste "Alan Smithee", anagramme de "The alias men", littéralement "les hommes au nom
d'emprunt".