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Petites histoires des Razzie Awards
Inventé en 1980 par quelques esprits taquins, la cérémonie des Razzies rassemble chaque année, en théorie, le pire du cinéma américain. Pas de statuette dorée, ni de compression de César, mais un trophée pour le moins ridicule : une fausse framboise de la taille d'une balle de golf, posée sur une bobine de Super 8, le tout peint en jaune et coûtant la bagatelle de 4,95 dollars.
A ce jour, seuls quatre gagnants ont eu assez d'humour pour venir chercher leur prix : Paul Verhoeven pour Showgirls (1996), Tom Green pour Va te faire voir Freddy ! (2002), Halle Berry pour Catwoman (2004), Rob Schneider pour Gigolo malgré lui (2005).
Et les Gérard ?
Beaucoup plus récents, les Gérard du cinéma n'ont vu le jour que l'an dernier et ont vocation, comme les Razzies, de couronner les plus mauvais films français de l'année. Le nom de la cérémonie est une référence directe aux César.
Faisant preuve d'un humour parfois douteux, les Gérard inventent des catégories tous les ans. Cette année, ils ont notamment créé celle de la "Pire actrice bénéficiant des réseaux de son mari" (Arielle Dombasle). Largement couronné en 2006 pour Iznogoud, Michaël Youn avait répondu à la cérémonie en ces termes : "Je ne sais pas quoi dire tellement je suis ému... Vous ne vous en rendez pas compte, mais là, derrière mon écran d'ordinateur, je pleure... si, si je pleure d'émotion ! 3 récompenses pour Iznogoud ! Jamais je n'aurais pensé qu'un si mauvais film serait autant couronné, même pour sa médiocrité. (...)"