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Mulholland Drive : 9 avis

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Hollywood drive...
Ce que j'ai aimé: L'étrange , l'atmosphère, les nuits, l'incompréhension et... Elena Laura Harring
Un avis de Dominique Le Boulair, 13/03/2009

Le film à éviter absolument !

Ce qui ne m'a pas plu : Adepte des histoires bizaroïdes et des personnages torturés, je n'ai absolument pas vu l'intérêt de ce film. J'aurais perdu moins de temps à aller me ballader! Grosse incompréhension sur les commentaires me précédant. Avons nous vu le même film?
Un avis de Zaria A., 11/03/2008

Bof
Ce que j'ai aimé: Ben, pas grand chose, à part la maitrise technique.
Ce qui ne m'a pas plu : Sur le fond, on peut se passer de le mettre dans sa vidéothèque...
Un avis de Alain Paker, 07/03/2008

Mulholland drive
Ce que j'ai aimé: Dans ce superbe film, à voir et à revoir, David Lynch prend un malin plaisir à dérouter, surprendre, déconcerter le spectateur. Rêve ? Réalité ? Flash-back ? Prémonition ? Ces questions se posent durant tout le film. Une très belle femme brune (Laura Elena Harring) descend Mulholland drive après avoir réchappé à un accident. Amnésique, Rita se réfugie dans l'appartement occupé par Betty (la blonde Naomi Watts). Cette dernière va l'aider, va l'aimer. L'histoire principale est régulièrement entrecoupée par différents récits qui désorientent le spectateur. Une boîte bleue va avaler toute cette première partie du film pour le faire basculer du rêve à la réalité. Le réveil est difficile pour Betty-Diane; elle va vivre sa dernière journée. Les nombreux flash-back et le montage subtil nous font comprendre ce qui la torture. Elle est désespérée, sa maîtresse, Camilla (Rita), comédienne, va épouser son réalisateur (Justin Theroux). Folle de jalousie, Diane charge un tueur à gages de suppimer Camilla. Le scénario est complexe mais tout au long du film David Lynch, par sa mise en scène géniale, nous laisse des indices (un drap et un abat-jour rouges, une clef, un cendrier, une tasse à café...) pour essayer de résoudre l'énigme. Berdman, Hitchcock, Polanski...le film est très riche en références cinématographiques. On pense aux deux femmes du couple fusionnel de "Persona", à Madeleine-Judy-Kim Novak de "Sueurs froides", à la terreur amplfiée par une bande son étrange dans "Les oiseaux", aux personnes âgées membres de la secte satanique de "Rosemary's baby"... L'influence de l'expressionnisme allemand se remarque dans la séquence du "Club Silencio". Artiste, Lynch l'est aussi en tant que peintre, il soigne les couleurs, les éclairages et même le maquillage des actrices (les inoubliables lèvres de Rita-Camilla toujours impeccablement rouges). Les mouvements de caméra sont remarquables, caméra qui précède le cheminement des héroïnes, grands travellings...L'ambiance oppressante du film est aussi renforcée par la musique envoûtante d'Angelo Badalamenti, ou, par de longues plages de silence quelquefois accompagnées d'un souffle étrange. Ce n'est pas le premier film de Lynch où les frontières entre le rêve et la réalité sont troubles, il y en a eu beaucoup d'autres (Eraserhead, Blue Velvet, Sailor et Lula, Twin Peaks, Lost Highway). Quelques courtes parenthèses comiques (le tueur minable à "la Tarantino", le mari trompé digne d'une série B) nous permettent de nous détendre. Mais on est vite rattrapé par le jeu complexe du scénario. Que représente le boîte bleue ? Le rêve ? La boîte de Pandore remplie de lourds secrets ? La pellicule cinématographique ? Et si ce n'était qu'illusion? Comme au cinéma ! Nous assistons peut-être, tout simplement, à un long métrage interprété par des acteurs remarquables (mention spéciale pour Naomi Watts) et réalisé par un David Lynch au sommet de sa forme qui en sortant du rationnel prévilégie le ressenti du spectateur.
Je le recommande : Aux amateurs de grands films.
Un avis de Isabelle Cauvet, 30/06/2007

Hum...
Ce que j'ai aimé: L'histoire, la façon de filmer, le mélange rêve et réalite, l'histoire d'amour, les messages cachés...bref tout ! J'adore !
Je le recommande : Surtout pas à des jeunes de 12 ans!
Un avis de Nina Chartreuh, 16/03/2007

Blue Key
Ce que j'ai aimé: 9/10. Après l'interlude d'Une histoire vraie, le cinéaste revient au bercail, à Lynchland, parfaitement ressourcé, prêt à attaquer Mulholand Drive qui deviendra la représentation sur grand écran de l'univers lynchien à son paroxysme, dans toute sa perfection, dans toute sa maitrise, et dans toute sa complexité. La maitrise est de tout les instants, tant techniquement que scénaristiquement, d'un bout à l'autre du film, obligeant le spectateur à être attentif au moindre détail, la moindre parole, la moindre action, le moindre objet placé apparement ici de manière incongrue. La mythologie est une nouvelle fois dantesque, de nombreux éléments recoupent ses précédents films, ce qui permet aux fans et aux spectateurs avertis de comprendre un peu mieux le film. Etonnemment, Mulholland Drive apparait d'une étonnante fluidité et intelligence. Le rêve occuperait les deux premiers tiers du film, alors que dans la réalité, occupant le dernier tiers du film, assez d'indices nous permetrait de recouper avec la première partie afin de la comprendre. Seulement le schéma ne peut être aussi simple, puisque les frontières entre rêve et réalité s'avèrent brouillées comme presque jamais chez Lynch, puisque là où on est censé être en plein rêve l'action s'avère fluide et logique, alors que dans la partie dites de la réalité, l'univers onirique prend largement le dessus, avec des enchainements abandonnés par la logique, et qui n'ont pas finis de torturer les spectateurs. D'un point de vue de la construction de ses histoires, Lynch semble donc avoir encore franchi un palier (ce qui est en réalité la confirmation de Lost Highway), par rapport à ces productions fin 80-début 90 où plus de portes ouvertes n'étaient pas refermées, où l'on déplorait souvent un petit manque scénaristique pour que le film soit parfaitement ficelé. S'il a donc amélioré le fond de ses histoires depuis cette époque là, Lynch a semble t-il également passé un autre palier au niveau de la forme, tant sa réalisation n'a jamais paru aussi léchée, avec des plans et des scènes parfaitement définis qui, si elles ne font pas tilt forcément à première vue, donnent, une fois assemblées, une impression de virtuosité de beauté troublante et de rareté au pouvoir de fascination immense. A noter de ce point de vue là un effort certain du côté des couleurs choisies selon la période du film, dont l'impact et la présence sont amplifiées par l'excellence de la photo, mais aussi par les décors, costumes et lumières, sans oublier la musique qui prend là aussi une autre envergure. Et les scènes qui bénéficient le plus de ces éléments essentiels sont les scènes les plus abstraites, les plus oniriques, les plus lynchiennes en somme comme celles du théatre Silencio ou encore celles où l'homme mystère fait une nouvelle apparition avec cette manière de filmer si particulière à ce moment qui appelle à un certain voyeurisme du spectateur mais qui procure également une sensation d'étrangeté. Cette sensation est bien entendu retranscrite avec force et grâce par les interprètes tant encore une fois le casting en partie composée d'acteurs inconnus est vraiment excellent (les prestations remarquées de Justin Theroux, de Monty Montgomery ou d'Ann Miller). Mais bien entendu ce sont les prestations de Naomi Watts et Laura Elena Harring qui font le plus grand effet tant elles sont aussi belles, sensuelles, troublantes que talentueuses toutes les deux. Une nouvelle fois, les thèmes et les genres cinématographiques abordés sont d'une forte densité, ce qui rend le travail final encore plus admirable. On retrouve bien entendu bon nombre de thèmes déjà convoqués dans ses précédents films, comme la dualité de certains personnages, les remords impossible à effacer, le film de quartier, un lieu/objet comme lien entre réel et iréel ou entre mondes parallèles, l'opposition blonde/brune, la rivalité et jalousie entre deux amis/parents, le drame déclenchant la névrose ou encore le parallèle au ruban de Moebius. On retrouve de fortes similitudes également entre des personnages, qui finissent par acquérir le qualificatif de lynchien, comme celui représentant le mal incarné, des personnages étranges s'introduisant dans la vie des protagonistes pour les mettre en garde, des parents/familles plus qu'inquiétants, d'autres venants d'un univers purement onirique et bien sûr des personnages principaux torturés entre amour, tentation du mal et leur morale. Une fois n'est pas coutume non plus, le cinéaste, bien malgré lui, a semble t-il été inspiré par ses amours de cinéma (Vertigo, Boulevard du crépuscule...) avec notament un étonnant parallèle avec la vie de Marilyn Monroe dont il avait à un moment envisagé de faire le biopic, mais aussi avec l'exposition de certains aspects plus personnels de sa vie étant donné que l'action se passe à Los Angeles, sa ville d'adoption. On ressent très bien dans MD, cette relation ambiguë, chargée d'amour et de haine, que le cinéaste entretient avec sa ville et notamment avec le quartier et les collines d'Hollywood. Il nous fait ressentir cette athmosphère si particulière et si atypique de ce quartier, où tout tourne autour du cinéma et où les fantômes de générations d'acteurs, cinéastes et producteurs rejaillissent. Et d'un autre côté, il n'hésite pas à lancer des petites piques au système, avant tout capitaliste de l'industrie hollywoodienne, à travers ces scènes assez névrosées où le personnage imagine l'industrie du cinéma manipulée par la mafia. Enfin Lynch, comme bien souvent également, réussit à mélanger avec brio les genres et les émotions, traversant en un peu moins de 2h30, presque toute l'essence du cinéma hollywoodien, avec en trame principale un thriller érotique, passionée et amoureux entre deux jeunes femmes, mais avec aussi un soupçon de polar, de drame, d'émotions intenses, de fantastique mais aussi d'humour, un humour une fois encore assez noir, avec quelques scènes vraiment grinçantes comme celle du tueur à gages maladroit, de la découverte de l'adultère, l'audition, la scène du Winkies ou encore celle du meeting de production.
Ce qui ne m'a pas plu : Le clochard (trop laid :D)
Je le recommande : Aux amateurs de Lynch et des univers étranges.
Un avis de Jérémi Banier, 12/02/2007

Angoisse
Ce que j'ai aimé: Une atmosphère très ètrange qui ne vous quitte pas. Il faut voir et revoir le film pour dècouvrir d'autres sous-intrigues. Se laisser emporter par le fim, partir à la dérive, ne rien chercher de logique ni une construction classique. C'est un film magique, où constamment se pose la question de l'identité. David Lynch nous emporte dans ses fantasmes.
Je le recommande : Amateurs de vrai cinema, ce film est inclassable mais difficile à cerner.
Un avis de Veronique Raphel, 09/02/2007

Toujours aussi génial
Ce que j'ai aimé: C'est le genre de film qui ne se raconte pas, si quelqu'un nous demande :" ça parle de quoi?", bah ça nous fait sourire... Parce que c'est sensationnel, les plans et tout le mystère de Lynch qui surprennent encore avec ce film.
Ce qui ne m'a pas plu : Seul Lynch peut faire une critique négative de son film je crois.
Je le recommande : Je le recommande à  tous les gens qui ont une sensibilité artistique.
Un avis de Julie G., 05/07/2005

Twin freaks
Ce que j'ai aimé: Voir David Lynch en DVD est déjà un plaisir en soi, gage que l'on pourra si (quand !) on n'y comprendra plus rien, revenir en arrière et revisionner les scènes-clés, mais là le maître nous attire dans un univers encore plus étrange que "Lost Higway". Il s'agit toujours de routes, mais chez le réalisateur, les carrefours sont innombrables et les itinéraires infinis. L'espace-temps, le réel, le rêve, tout est mêlé avec une virtuosité sans pareille. On pourrait résumer l'histoire pourtant en ces mots : Rita, la brune, devenue amnésique à la suite d'un accident croise Betty, la blonde, sur sa route : Lynch a entrecroisé leurs univers jusqu'à ce que l'on ne sache plus qui est la blonde ou la brune ! Fort, très fort.
Ce qui ne m'a pas plu : Les clés données sur la pochette ne font que nous emmener encore plus loin... Mais notre esprit a aimé apprendre que, si c'est si complexe, c'est aussi parce que Lynch a conçu son film comme un pilote de série, d'où les nombreuses fausses pistes.
Je le recommande : Tous les fous de David Lynch, tous les amateurs de Rubiks cube, tous les tritureurs de méninges, tous ceux qui aiment parler d'un film après l'avoir vu, tous ceux qui n'aiment pas deviner la fin d'un film avant de l'avoir vue...
Un avis de Sophie Dutein, 18/01/2005

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