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Le Parfum : histoire d'un meurtrier : 33 avis

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Il ne me manquait que l'odeur
Ce que j'ai aimé: L'histoire... tout simplement.
Ce qui ne m'a pas plu : Ecourté par rapport au livre, dommage.
Je le recommande : Tous.
Un avis de Corinne Le Heno, 19/02/2009

Démentiel !
Ce que j'ai aimé: Tout, quel film! Une vraie fresque. Vraiment excellent !
Je le recommande : Tout le monde!
Un avis de Kevin B, 17/05/2008

Le Parfum
Ce que j'ai aimé: Bonne adaptation du livre, puisque le film suit très bien les détails du roman. Il est bien évident qu'un film ne peut retranscrire à la perfection ce que chacun crée dans son imaginaire, puisqu'en lisant, chaque personne imagine de façon unique et personnelle les lieux, personnages, décors et autres détails. Ici c'est une autre vision, celle du réalisateur. Pourquoi ne pas simplement l'observer et s'y intéresser, sans pour autant rechercher à travers ce film la retranscription d'un imaginaire individuel. De plus, je ne pense pas que les sentiments du personnage de Grenouille soient si extériorisés que cela dans le roman, de la même façon que dans le film. Et ne serait-ce pas prendre les spectateurs pour des simplets, en les aspergeant de sentimentalisme exacerbé ? Laisser le spectateur deviner par lui même est bien plus respectueux et respectable. Pour le reste, l'acteur principal est tout à fait excellent et incarne avec brio ce personnage inquiétant et torturé. Réussi.
Ce qui ne m'a pas plu : La séquence d'amour entre Grenouille et la jeune fille rousse : superflue. Le regard du personnage aurait suffit.
Un avis de Sophia Lavenant, 28/06/2007

J'ai adoré !
Ce que j'ai aimé: Le personnage de Jean-Baptiste Grenouille et les décors.
Un avis de Nicolas Vautier, 24/05/2007

C'est long et pas bon
Ce que j'ai aimé: Les 10 premières minutes prometteuses dans le texte et l'image (à voir en V.O. avec la voix de W.Hurt ).
Ce qui ne m'a pas plu : Tout le reste, descriptif à mourir, faussement sordide, thriller bâclé et sans intrigue, psychologie à la Derrick , âme des personnages à peine esquissée au profit de ralentis longs et inutiles dans le style des clips de M. Farmer...pénibles et ennuyeux. La fin également, destinée aux adeptes du messianisme à 2 euros , ridicule dans sa description mais idéale pour ceux qui croient à la réalité de ces théories New Ages filmées au ralenti. Aucun frisson pour le timide pied de nez à l'église (copulation grotesque de l'ecclésiatique à la fin...) ni pour les précisions ridiculement réalistes (les dates qui ne correspondent à rien) dans la narration du film semblable à un mauvais "Da Vinci Code".
Je le recommande : Laissez tomber... Lisez le livre.
Un avis de Eric Mayer, 29/04/2007

Un film merveilleux
Ce que j'ai aimé: J'ai tout aimé : l'atmosphère, les acteurs, l'histoire, le décors... J'ai lu le livre et malgré cela j'ai préféré le film! Il est extra!
Ce qui ne m'a pas plu : Rien ne m'a déplu à part peut être quelques images au début du film un peu... horribles ! Mais je conseille ce film vivement !
Je le recommande : Tous ceux qui aiment les thrillers et ceux qui n'aiment pas. Je déteste ce genre de film d'habitude mais là c'est complètement différent ! Ce film est devenu le numéro un des films pour moi !
Un avis de Zabou P., 31/12/2006

Très beau film
Ce que j'ai aimé: Je trouve que les ambitions du producteur du film sont à la hauteur de la démesure visuelle du roman et cela se sent tout au long du film. Le cinéaste a misé sur la représentation visuelle de ce qui est olfactif et il a parvient avec grand succès. Le film est aussi envoutant que le livre, et comme celui-ci il nous fait visualiser et imaginer les odeurs ce qui semble à première vu impossible et difficile.
Ce qui ne m'a pas plu : Malgré tout cela le film semble avoir écarté quelques détails de l'histoire.
Je le recommande : J'ai été voir ce film avec mon lycée puisque nous étudions le livre. Il est vraiment très intéressant.
Un avis de Charlotte Bedh, 12/11/2006

Dans la gueule du loup...
Ce que j'ai aimé: L'entrée en matière est plutôt réussie. Cette plongée dans la puanteur et la rudesse médiévale inspire un dégoût immédiat et très intense.
Ce qui ne m'a pas plu : Mais pour moi, l'intensité s'est arrêtée là. Le reste est bien fait, mais semble si pâle en comparaison à ce que j'ai pu ressentir en lisant Süskind. Paris et Grasse sont représentées comme des tableaux de maîtres, avec des couleurs chatoyantes et presque non réalistes, et la saleté décrite dans le récit original s'arrête après les dix premières minutes. L'acteur qui joue Grenouille est bon, mais il ne correspond pas. Il est beaucoup trop beau, trop esthétique, alors qu'il devrait être répugnant, comme le monde qui l'entoure. La scène de l'orgie est trop longue, beaucoup trop longue. C'est d'autant plus décevant que la fin, si exaltante dans le livre, passe presque inaperçue, puisque beaucoup trop courte. Et cette musique incessante, et pénible! On est censé plonger dans le monde d'un homme dont l'existence se résume à un seul sens, l'odorat. Et on n'y parvient pas, parce qu'entre la musique et la narration, on a droit à dix minutes de silence à tout casser. Comme si le réalisateur cherchait désespérément à nous guider pour nous faire vivre son film. C'est là sa plus grosse erreur : ne pas laisser au spectateur la liberté de se perdre, de s'abandonner comme il l'entend (le sent) à cette extraordinaire histoire. Il s'est jeté dans la gueule du loup, et il s'est fait dévorer tout cru...
Je le recommande : Je recommande ce film aux gens qui n'ont jamais lu le livre, ou à ceux qu'il n'a pas particulièrement marqués (est-ce possible ?).
Un avis de Alexa Donda, 10/11/2006

Superbe
Ce que j'ai aimé: Je me souvenais avoir lu le livre de Süskind étant plus jeune et j'en avais gardé un excellent souvenir, une impression étrange mais positive. Et lorsque j'ai vu le film, j'ai retrouvé l'ambiance du livre, la trame principale, le personnage déroutant de Jean Baptiste Grenouille, serial killer au nez exceptionnel. Bien sûr, on ne peut pas retrouver tous les détails du bouquin, tout l'univers particulier de ce serial killer, toutes ses pensées, l'évolution de son mal être, de sa folie à vouloir capturer les odeurs, les conserver, quelque soit l'odeur, même humaine... Mais c'est la premiere fois que j'adore voir le film après avoir lu le livre. Les acteurs sont excellents. A voir absolument !
Ce qui ne m'a pas plu : Trop court...
Je le recommande : Aux plus de 15 ans.
Un avis de Charlene Bourguignon, 06/11/2006

Fumée d'opium
Ce que j'ai aimé: Le Parfum. La précision apportée par l'article ainsi que la majuscule du mot même placent d'emblée le film dans une atmosphère de quête, d'aspiration vers un idéal. L'unicité de ce parfum va lui conférer un caractère essentiel, vital. Le Parfum, ce qui se répand dans l'espace à travers la fumée (selon l'étymologie) ne peut être transmis par l'image au spectateur, il en est immunisé. Ce film parle de cinéma, comme tous les films. Comment conserver ce qui échappe, ce qui fuit et ne s'imprègne pas dans l'Histoire. Comment capturer, conserver quoi que ce soit des images du vécu comme les odeurs qui les accompagnent ? Grenouille et le cinéma ont ce souci de conservation en commun. Ici, le réalisateur se contente de filmer la réaction, donnant une idée première mais précaire des parfums. Cette maigre solution illustre la faiblesse de Grenouille dans sa quête de la conservation. Ces parfums qu’il respire, il les capte en lui, se fait flacon lui-même. Il collecte les parfums comme on pourrait le faire avec des papillons (d’ailleurs le film ne manque pas de faire référence au film « The collector » de William Wyler-1965). Et filmer l’odeur, le parfum, l’arôme par la réaction, c’est finalement filmer une impuissance. Le réalisateur va exorciser sa propre impuissance à retransmettre les odeurs du filmé par la réussite de Grenouille. Une réussite unique et ce pour la simple et bonne raison que Grenouille n’est pas humain au sens matériel du terme. Grenouille n’est jamais rien d’autre qu’une respiration, un cri, un air, une effluve. A sa naissance, personne ne le remarque mais chacun l’entend. Dès sa naissance, il n’est pas visible. Puis, les orphelins tentent de l’étouffer. Un enfant normalement constitué serait mort depuis longtemps mais quand on le découvre, le bébé respire toujours tout simplement car il ne se définit que par la respiration. Aucune porte ne lui résiste et personne ne peut le surprendre car il n’est qu’un air, on ne le voit pas. Il n’a même pas d’odeur et n’existe pour personne. Mais cet air pour qui le côtoie, devient vital. On remarque que chaque personnage le laissant partir après l’avoir côtoyé meurt violemment (pendaison, effondrement d’immeuble, agression, chute). Vendre Grenouille c’est vendre sa propre respiration, se séparer de lui, c’est se défaire de son propre poumon. Grenouille absorbe tellement d’air qu’il habitue les autres à le respirer. Quand ils le quittent, les personnages ne savent plus respirer, ils ont désormais besoin d’une quantité d’air bien supérieure à ce qu’ils sont capables d’absorber. Grenouille est aussi animalisé. Il n’est pas qu’air, il a aussi cette qualité surdéveloppée chez les animaux et les aveugles : le flair. Comme la grenouille, il a deux types de respiration : la première est pulmonaire, la seconde cutanée. C'est-à-dire qu’il respire aussi bien par le nez que par la peau. Il est un nez vivant, tout son être est ce nez, comme l’illustrent ces très gros plans sur ses narines et leur intérieur, comme si le film était un voyage dans la respiration, et le personnage n’était que ce nez. Enfin, Grenouille n’est pas humain car il est divinisé. Ce parfum, « amour et psyché », à propos duquel une cliente déclare qu’il est « divin », Grenouille l’égale et fait mieux même. Il naît au milieu des poissons, référence à un miracle de la Bible. Il est d’ailleurs le sujet de plusieurs miracles de survie. La croix sur laquelle il doit être torturé évoque là encore le destin du Christ. Et la scène de prosternation de la foule qu’il manipule par un simple parfum, un souffle de Dieu et au cours de laquelle on le qualifie d’ange n’est qu’une divinisation supplémentaire du personnage. Souffrant de son absence d’odeur, Grenouille s’est confectionnée la plus belle qui soit : le parfum de la virginité, de l’innocence. Grenouille ne collectionne pas, il collecte les ingrédients, procédant par une collecte graduelle (sa collecte s’échelonne de la dépravation à l’incarnation beauté pure). L’onomastique joue ici un rôle important dans le nom de la ville de Grasse : grâce de Dieu. C’est son idéal. Il vise la divinité. Le parfum de Dieu, lui-même. C’est d’ailleurs une réussite et c’est dans cet esprit de Dieu qu’il meurt. Il se confond avec le parfum et devient le parfum lui-même et se donne aux plus opprimés, aux plus repoussants. En vidant le flacon, il se répand sur le cou des pauvres et des lépreux, d’où l’absence de son corps. Il se sacrifie. Enfin, Grenouille est l’illustration du génie artistique par excellence. Seule la création lui donne la force de vivre. Son art seul l’intéresse. Il n’est motivé que par la beauté, et sa conservation dans son expression la plus pure et épurée. Comme tout artiste, il se prend pour Dieu. Et c’est en artiste qu’il se sacrifie, qu’il se donne et se répand sur la pauvreté. La note de fond qu’il espère transmettre est finalement ce besoin d’allier fond et forme. Le divin s’étant incarné dans l’humain, et ayant toujours accueilli le pauvre, le rebus aux dépens du riche, du puissant, Grenouille allie le divin de son parfum au divin de l’âme de ces hommes et ces femmes.
Un avis de Ambroise Parme, 23/10/2006

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