EN BREF Raoul Kraft vit seul dans son exploitation forestière. Un matin, il apprend la mort de son fils de dix-huit ans dans un accident de voiture. Un drame de la route, un accident banal, conclut la gendarmerie. Mais une jeune femme, Diane, arrive de Paris pour lui révéler des informations troublantes. Cet accident n'en est peut-être pas un. Elle parle de laboratoires pharmaceutiques, de médicaments expérimentaux. Son fils participait à un protocole. Il testait un nouveau médicament, les effets secondaires pourraient être à l'origine de sa mort...
Un film qui fait réfléchir, qui inquiète qui nous fait prendre conscience que nous sommes manipulés... J'aurais un autre regard lorsqu'on me proposera un traitement nouveau, car même validé, les risques existent, des affaires ont prouvé que ce n'était pas du tout une garantie.
Ce
qui ne m'a pas plu :
Le manque d'implication du réalisateur entre les labos pharmaceutiques et l'organisation de défense, on sent qu'il ne prend pas une position claire et c'est dommage. Pour le reste, la fin est invraisemblable.
Je
le recommande :
A ceux qui sont persuadés que nous sommes manipulés par l'argent encore une fois.
Clovis Cornillac qui était imprégné par ce rôle et arrive à nous émouvoir dès les premières minutes. Le thème du film qui est vraiment d'actualité.
Ce
qui ne m'a pas plu :
Il n'y a rien qui ne m'ait pas plu, mais quand on a la conviction que ça se passe surement un peu comme ça pour les laboratoires pharmaceutiques, on reste un peu sur notre fin. Car loin de dénoncer leurs méthodes et mettre à jour leur vrai visage, ce film montre juste une toute petite victoire qui apparaît juste comme un petit dérangement pour les laboratoires. On est peut-être pas si loin de la vérité après tout. Dans le monde actuel, avec ce qu'on voit et ce qu'on entend, il ne serait pas surprenant que les laboratoires travaillent déjà pour s'enrichir et ensuite pour "s'occuper" de la santé des gens...
La moindre des choses aurait été que Thomas Vincent se documente un temps soit peu sur le déroulement des essais cliniques dans les pays développés (très règlementés et controllés) avant de faire ce racourci bien trop facile avec les dérives qui pourraient avoir lieu dans certains pays en voie de développement. Le scénario est sans surprise et dans ces circonstances, le jeu d'acteur de Clovis Cornillac n'est pas suffisant pour relever ce nanard qui traitait pourtant d'un sujet intéressant. Rien à voir avec "The constant Gardener" qui traitait du même sujet avec intelligence et brio et dont on sortait l'esprit plein d'interrogations.
Clovis Cornillac confirme une fois de plus qu'il est un grand acteur.Il est vraiment habité par le rôle. Marie Josée Croze joue aussi très bien et est vraiment jolie.
Ce
qui ne m'a pas plu :
Film caricatural, un rien manichéen. Je trouve que le propos est franchement exagéré. Pour résumer : attention, les grandes firmes pharmaceutiques sont prêtes à tout pour augmenter leurs profits - y compris à utiliser des méthodes de gangster. Dans la réalité, le plus grand crime de l'industrie pharmaceutique dans les pays industrialisés est d'essayer de faire prendre des vessies pour des lanternes (voir les scandales concernant certains médicaments dont les effets secondaires ont été sciemment cachés). Pour garantir ses profits, je pense que l'industrie pharmaceutique s'entoure du maximum de précaution dans le déroulement des essais cliniques. Ceux - ci sont, rappelons -le très encadrés dans les pays industrialisés. C'est dans les pays en voie de développement que ça et là, des dérapages ont pu être constatés - du fait notamment de moins d'encadrement législatif. C'est traité dans un autre film plus convaincant : "The constant gardener" pour ne pas le citer. Pour ceux qui ne l'ont pas vu, plutôt que de se fourvoyer en allant voir ce "Nouveau protocole", louez "the constant gardener " en DVD.
En lisant ou en écoutant les entretiens donnés par le réalisateur et l'acteur principal entendaient dénoncer les actions de l'industrie pharmaceutique notamment le peu de crédits alloués à la recherche contre les maladies touchant les PVD. Je trouve malhonnête de ne pas aborder ce problème de front - par la voie d'un documentaire et de passer par la voie détournée d'un thriller politique vraiment basique dans son déroulement. Un autre fait m'a marqué : une phrase prononcée par le personnage joué par Marie Josée Croze ("Ces gens - là font 400 milliards d'Euros de chiffre d'affaire, ils ont les moyens de vous faire croire que leur monde est le seul possible"). Effectivement, cela interpelle, plutôt que de faire des recherches pour trouver d'hypothétiques médicaments, ils devraient s'associer à un célèbre producteur - Thomas L - pour ne pas le citer : avec cette somme, combien serait - il possible de réaliser de nanars avec Clovis C et Gérard D - facilement amortis de fait de leurs grandes qualités cinématographiques.