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Nelly Moaligou le 3 février 2012
Film applaudi à Univerciné Cycle italien Nantes 2012 (sans doute en référence à un terrible fait divers local en 2011). Un banal camping mène vers un décor champêtre avec des enfants qu'on sent prêts à tout. Un univers pas très tendre. Côté adultes, une charge contre la violence paternelle à l'endroit des femmes avec à la clé le repentir, créant cette terrifiante et usante oscillation du normal au sordide, cause de troubles durables dans les jeunes cerveaux. Le lien amoureux camouflé se tisse inexorablement entre Marie et Nic dont la mère, régulièrement battue, considère son mari malade plus que criminel. A peine a-t-elle repris souffle, bras en croix à moto avec un témoin charitable qu'elle revient, le spectateur s'inquiète sérieusement... Quant à la mère de Marie, elle se dérobe aux incessantes questions de sa fille qui l'asticote jusqu'à s'abîmer dans la vérité. Rien n'est laissé au hasard, ni les sévices crescendo, ni le sort du chien, ni les cavalcades dans le maïs... Du camping à la cabane, les personnages ne lassent pas d'étonner, passant sans transition du ravissement à la prostration. C'est par un règlement de comptes sans retour possible case départ que ces vacances d'été valent de l'or en plus du charme qui en émane.