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Virginie Durand le 10 février 2005
Ce que j'ai aimé : D’un genre cinématographique réputé ennuyeux ou en tout cas clairement mésestimé, ce documentaire à l’instar des plus majestueuses odyssées aquatiques nous transporte dans une triomphale féerie de faune et de flore l s’agit bel et bien là d’une somptueuse confrontation à la vie à la mort, du mouvement jusqu’au néant, dans laquelle les amateurs de grâce et d’esthétisme s’y retrouveront dans ce que la Terre possède de plus beau et d’indispensable, à savoir son eau et ses trésors naturels. Même les plus blasés d’entre nous ne pourront s’empêcher de trouver en ce petit bonheur de virtuosité bleutée un moyen d’échapper aux chapes maussades de nos quotidiens enfumés. Exotique, glaciaire ou sous-marine, une poésie à l’état pure émane de ces mondes dont on peine à croire qu’ils ne soient pas sortis d’un ailleurs vaporeux et hors du temps. Les méduses y deviennent dentelles et les abîmes océaniques un terrain de jeu pour anomalies phosphorescentes. Mondes pourtant pas si lointains…
Ce qui ne m'a pas plu : Seul et unique petit bémol, nonobstant le très léger parti pris de la « carte Enfants », on regrettera la redondance des dauphins en symbole outrageusement fédérateur, mais peine perdue, on se laissera malgré tout attendrir par l’apparition d’un ours un peu trop malicieux ou d’un crabe trébuchant en une petit taquinerie bien familière. Commun à chacun, le rire et la tristesse se croisent, l’homme n’a évidemment pas l’apanage de la cruauté ni de la violence, mais il en apprendra le respect. Quoiqu’il en soit, l’essentiel est là, plein les yeux, du bleu près du cœur, on réapprendra à rêver, au moins l’espace d’un instant.