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Flandres |
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Un film de
Bruno Dumont
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GENRE Drame |
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EN BREF De nos jours, dans les Flandres, Demester et de jeunes gars du pays partent soldats dans un conflit lointain. Amoureux de la jeune Barbe, Demester supportait ses moeurs étranges et ses amants. Attendant les soldats, seule en Flandres, Barbe dépérit. Face à ce conflit, Demester se transforme en guerrier. Tragiquement, la guerre exacerbera les sentiments et les liens de ces deux êtres, les menant aux extrémités de leur condition... |
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DATE DE SORTIE Mercredi 30 Août 2006 |
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REALISATEUR
Bruno Dumont |
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ACTEURS PRINCIPAUX
Samuel Boidin, Adélaïde Leroux, Inge Decaesteker
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NOTRE AVIS
Film de guerre âpre, difficile, Flandres vise l'épure. Aussi bien dans l'interprétation que dans sa mise en scène sèche et magistrale. Les scènes de combat, notamment, impressionnent par leur violence et leur puissance brute. Mais, plus que tout, Flandres touche à l'universel. Sa construction (à la manière de Voyage au bout de l'enfer), son contexte (une guerre imaginaire) en font une oeuvre quasi matricielle, justement récompensée par un Grand Prix à Cannes. Un choc.
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DUREE
91
mn |
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EDITEUR
Tadrart films
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POUR... les amateurs du cinéma social de Bruno Dumont. |
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PUBLIC A
partir de 16 ans. |
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nul
pas mal
bien
très bien
excellent
inoubliable |
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| 6
Avis pour "Flandres" |
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L'avis
de
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D B.
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| Ce
que j'ai aimé: |
(Inoubliable et nul à la fois). Ce film est dérangeant. Bien que fictive cette guerre est très réelle (Irak, Afghanistan...) et le quotidien de Demeester est celui de nombre de soldats coalisés dont on parle en fait très peu dans les médias. |
| Ce
qui ne m'a pas plu : |
Pas d'acteurs, pas de dialogues, pas de scénario, pas de musique. Avec un budget conséquent ce film n'est finalement qu'une succession de vidéos amateurs violentes. On ne peut réellement "entrer" dans le film. |
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L'avis
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Poulain David, Un Des Acteurs Du Film
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| Ce
que j'ai aimé: |
C'était une de mes premières expérience. Bruno Dumont a le sens des choses, il exprime l'amour, le racisme, le viol, la guerre... |
| Je
le recommande : |
Oui, car ce film exprime la réalité de ce qui se passe dans le monde. |
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L'avis
de
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Cedric Drico
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| Ce
que j'ai aimé: |
Les paysages demon ch'nord... |
| Ce
qui ne m'a pas plu : |
Ce film c'est le néant du cinéma. De l'art de faire du vide avec rien, ni dialogues ni musique, tout sonne faux: des prises de vues de la guerre (comique au 3ème degré) aux dialogues insipides. Pourquoi prendre des acteurs non professionnels s'ils ne sont pas capable de transmettre une quelconque sensibilité... |
| Je
le recommande : |
Personne. |
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L'avis
de
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Jean-Baptiste Doulcet
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| Ce
que j'ai aimé: |
La radicalité de la mise en scène, la profondeur de ses personnages, l'image magnifique, le discours poético-barbare d'une violence indispensablement inouie, la puissance rare de ce film. Une bombe. |
| Ce
qui ne m'a pas plu : |
les acteurs (ça passe ou ça casse...) |
| Je
le recommande : |
Aux plus agés. |
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L'avis
de
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Anaïs Heluin
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| Ce
que j'ai aimé: |
Un paysage désolé, un horizon brouillé dans lequel le soleil fait rarement irruption... Une ferme comme tant d'autres dans cette région ; la région natale de Bruno Dumont, un endroit qu'il aime probablement, le désespoir y régnant au sein de la population ayant indubitablement inspiré ses oeuvres.
Déjà dans la Vie de Jésus, c'était un de ces jeunes sans espoirs qu'il filmait sans aucune compassion, ses sentiments les plus nobles fièrement masqués derrière une apparente dureté à toute épreuve.
Dans Flandres, la focalisation sur le personnage principal, André, jeune propriétaire d'une exploitation agricole, pousse le spectateur à examiner le moindre trait de ses expressions, à analyser l'orientation de son regard assurément empli d'une profonde tristesse résorbée.
Car en effet, c'est une participation active du spectateur que requiert Flandres, l'absence de musique ainsi que le minimalisme extrême des dialogues insinuant subtilement la profondeur sous-jacente. La difficulté à qualifier ce film fait réellement prendre conscience de son caractère autonome, essentiel et irréductible. Certains en parleront comme d'un film de guerre ; mais après réflexion, pourquoi cette guerre anonyme passerait-elle devant l'histoire de Barbe et André ?
Oublier une des composantes de ce film touchant assurément à l'universel serait au combien réducteur, le parallèle dressée entre l'arrière et le front, entre le drane de Barbe et celui de la guerre faisant converger l'ensemble des éléments du film vers des vérités communes. Le terme vérité peut d'ailleurs sembler assez impropre, "abstractions" étant alors peut-être plus approprié, ce d'autant plus que chacun selon sa sensibilité pourra affiner son analyse de façon personnelle. La difficulté de communiquer, de compréhension entre les hommes occupe à coup sûr une place prépondérante, de nombreux obstacles de natures diverses s'érigeant entre les êtres : la bestialité quasi-animale de l'homme d'une part, s'exprimant à travers la sexualité et la violence aveugle décuplée dans une situation de guerre, les aléas de l'inconscient de l'autre, contre lesquels les personnages mènent un combat aussi acharné que sur le front.
Car chacun a ses démons : Barbe sensibilité exacerbée paradoxalement exprimée par une sexualité débridée mais dépourvue de sentiments ; André cet amour irraisonné pour la jeune fille qu'il ne peut posséder exclusivement.
Le miracle de ce film est d'engendrer de telles interprétations à partir d'images d'une simplicité à priori extrêmes, mais dont le moindre détail vise assurémment à rendre percutant ne serait-ce qu'un mot, un regard, un paysage...
En bref un hommage à Bruno Dumont, à son parcours de cinéaste intrépide n'ayant jamais cherché à imiter les pâles productions hollywoodiennes, demeurant haut et fier aux antipodes de ces dernières... Une preuve rassurante que de nos jours peut encore être reconnue l'originalité marginale d'une personne pleine de talent. |
| Je
le recommande : |
Tous, bien qu'il ne puisse probablement pas faire l'unanimité, comme toute chose trop engagée.
L'aspect dérangeant du film en rebutera certains, en fascinera d'autres... Une chose est sûre en tous cas : on pourra en dire "je nai pas aimé" ou "j'adhère complètement", mais en aucun cas " c'est mauvais". |
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