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La Science des rêves

Date de sortie : Mercredi 16 août 2006

Comédie de Michel Gondry avec Gael García Bernal, Charlotte Gainsbourg, Alain Chabat, Moyencourt Alain de, Sacha Bourdo, Pierre Vaneck, Aurélia Petit, Emma De Caunes, Miou-Miou, Gael Garcia Bernal.

Venu travailler à Paris dans une entreprise fabriquant des calendriers, Stéphane mène une vie peu trépidante qu'il compense par ses rêves. Devant des caméras en carton, il s'invente une émission de télévision sur le rêve. Un jour, il fait la connaissance de Stéphanie, sa voisine, dont il tombe amoureux. D'abord charmée par les excentricités de cet étonnant garçon, la jeune femme prend peur et finit par le repousser. Ne sachant comment parvenir à la séduire, Stéphane décide de chercher la solution de son problème là où l'imagination est reine...


Durée
106 mn
Editeur
Gaumont Columbia Tristar Films
Public
A partir de 10 ans
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Bonus DVD : Contient une BD de Michel Gondry conçue spécialement pour le DVD, Commentaire audio de l'équipe du film, Le film B : version alternative du film réalisée par Michel Gondry (80'), Making of, "La science du film" : entretien avec des spécialistes, Clip.

Editeur : Gaumont

Avis

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François Slama le 23 août 2006

Ce que j'ai aimé : Je me suis jeté comme il se doit sur le nouveau Michel Gondry, puisque j'avais été bouleversé par son inoubliable "Eternal Sunshine of a Spotless Mind"... Son nouveau film est à mes yeux sans commune mesure. C'est son meilleur ! Je suis sorti de ma séance étourdi, dans la lune, encore en apesanteur... J'aurais aimé que le film jamais ne s'arrête, pour pouvoir goûter éternellement à cette divine poésie, rester avec ces personnages attachants et loufoques, dans le monde des rêves... Peuplé de figurines en carton pâte et de machines mystérieuses... Pourtant, contre toute attente, malgré tous ces élements qui font référence à l'enfance, le film en lui-même n'est pas si naïf qu'il parait : dans sa deuxième partie, l'histoire prend même une dimension plus tragique, amère et bouleversante. Chapeau bas à Gael Garcia Bernal, Charlotte Gainsbourg et Alain Chabat, qui illuminent le film de par leurs prestations déjantées et incroyablement naïves, qui sont sans doutes les principaux véhicules de l'émotion contenue durant plus d'une heure quarante, avec Michel Gondry, dont le génie visuel explose de manière encore plus saisissante qu'auparavant à l'écran. Sa Science des Rêves m'a ébloui, depuis je suis sur une autre planète...

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Bertrand L. le 5 septembre 2007

Ce que j'ai aimé : De ce film à retenir, il me semble, car il est, pour moi, le fruit d'une expérience passée, et je pense qu'il peut l'être donc aussi pour bien d'autres personnes, voilà pourquoi j'extériorise un peu sur le sujet, on appelle aussi cela l'Empirisme, afin que certaines personnes puissent bénéficier du vécu d'autres pour être moins dépourvu en cas de situation similaire. La Science des Rêves : tout d'abord laissez-moi vous parler des impressions que m'a laissé ce film. Notez que ceci n'est qu'un entrainement avant une longue lignée de film dont je tenterais de faire la réminiscence. La Science des Rêves est un film de Michel Gondry, dans lequel une pléiade d'acteurs de talent participent, je commencerais par celle qui me marque le plus en ce moment, il s'agit de Charlotte Gainsbourg. Elle incarne, dans ce film, l'idéal féminin du protagoniste, elle n'est pas forcément belle, elle est - du moins tout le porte à croire - elle-même, c'est à dire Charlotte Gainsbourg, et l'on peut y mettre n'importe quelle fille, que l'on jugerait quelconque au premier abord, puis qui, après dévoilement de ses qualités certaines, on tomberait follement amoureux. Car Charlotte Gainsbourg n'est en effet pas l'incarnation de la beauté à l'état pur, c'est une jolie femme certes, il est impossible de le nier, pourtant, elle ne plait pas à tout le monde - et qui pourrait s'en vanter ? -, et tout, dans ce film, est accentué sur le fait que cette femme n'est pas un idéal. Viennent ensuite Alain Chabat, qui incarne le rôle de l'ami du protagoniste, un ami qui est aussi le confident - car dans ce genre de situation, celle que vit le protagoniste, il y a grand besoin de confident - intime, allant même jusqu'à partager sa couche avec son ami, alors que tout portait à nous faire penser qu'Alain Chabat, dans ce rôle était tout à fait anti homosexuel et foncièrement hétérosexuel. Miou-Miou joue le rôle de la mère du protagoniste, une jolie prestation de l'ancienne coqueluche du cinéma français, qui montre, une nouvelle fois qu'elle n'est pas à laisser au placard. Et enfin, le protagoniste, un acteur que, sans vous mentir, je ne connaissais nullement avant de m'attarder sur ce film : Gael Garcia Bernal. Il joue à la perfection, je dois bien l'admettre, son rôle de personnage assez désenchanté, et quelque peu fou. Car de tels problèmes ne peuvent sans doute ne tenir que de la folie, voire de la paranoïa. Quoi qu'il en soit, tout dans ce film est intéressant, il est évident que les "avides" d'action et d'effets spéciaux pourront s'abstenir, mais l'on est moins idiot après avoir vu ces deux métrages, car deux métrages il y a, une face A puis une face B, elles sont semblables dans leur ensemble, mais différentes dans leur fond et dans leur forme. Vous l'aurez compris, après Eternel Sunshine of the Spotless Mind, Michel Gondry réalise une superbe performance, allant au-delà des interprétations de monsieur Freud sur le rêve, mais en respectant tout de même un certain nombre d'idée fondamentales du philosophe. Maintenant, venons-en à l'extériorisation des sentiments, puisque c'est un sujet on ne peut plus chaud et tendu. Il est des gens qui ne peuvent en effet souffrir de voir d'autres personnes souffrir, surtout si ces personnes apprécient voire aiment les autres personnes. C'est ce qui se passe dans la tête de Charlotte Gainsbourg alias Stéphanie, quand elle n'entend pas aller plus loin dans sa relation avec Gael Garcia Bernal, alias Stéphane. Stéphane tombe amoureux d'elle, c'est un fait avéré, il en rêve tellement il l'aime, et cela est le propre de tout être amoureux, pour lui c'est encore un peu plus compliqué que pour la plupart des autres hommes, il lui arrive de vivre ses rêves et de rêver sa vie. Sans doute Stéphane parle-t-il d'amour à Stéphanie, un sujet tabou pour elle, pour bien des raisons. D'une elle sort d'une expérience difficile, de deux, elle ne veut pas de petit ami dans sa vie, ce qui la dérangerait plus qu'autre chose, et pour finir, elle ne veut pas casser l'amitié naissante, la grande amitié qui nait entre elle et Stéphane. Après maintes complications, maints élucubrements, Stéphane finit par se convaincre d'aller dire un dernier adieu à Stéphanie. Et comme tout amoureux désenchantés, il termine en étant à la limite de l'impolitesse envers Stéphanie, lui parlant de ses seins, lui demandant si, un jour, il pourra les voir, et allant sauter sur son lit, pour en vérifier sa solidité, au cas où Stéphanie ramène un autre homme que lui dessus. Réaction banale, s'il en est, de quelqu'un de désenchanté par un autre quelqu'un. La fin est donc révélatrice de bien des choses. Je m'arrête là pour la comparaison avec mon cas personnel, ne voulant pas interférer dans votre appréciation future - ou non - de ce chef-d'oeuvre.

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Franck Despesse le 18 septembre 2006

Ce que j'ai aimé : Cela commence par des roulements de batteries et on est tout de suite transporté dans l’univers onirique de Michel Gondry. Les cinq premières minutes du film nous mettent tout de suite au parfum : soit on adhère à 100% et on va passer un excellent moment, soit on n’adhère pas et le temps va nous paraître bien long. Fort heureusement, je fais partie de la première catégorie de personnes, qui a été totalement emportée par l’histoire. Il faut dire que des rasoirs géants transformés en monstres, des buildings en carton, et des chevaux de chiffons qui s’envolent au galop, on n’a pas l’occasion d’en voir souvent dans la production cinématographique de ces dernières années. Fait de bric et de broc, le film a des accents superbes de poésie, on pense aux poèmes de Prévert, aux films de Méliès, et on est envoûté. Stéphane (Gael García Bernal) a quitté Mexico, où son père vient tout juste de mourir, pour retrouver sa mère à Paris et l’appartement de son enfance. Rien n’a bougé depuis son départ pour le Mexique, et il retrouve les jouets de son enfance, un lit devenu trop petit pour lui, une veste étriquée. Son décor est semblable à son personnage : enfantin et naif. Amoureux transi et incapable de communiquer, il a également un défaut conséquent : il s’endort quand il ne le faut pas et rêve jusqu’à ne plus distinguer le rêve de la réalité. Se réfugiant dans des machines inventées, machines à rattraper le temps et casques de télépathes, il séduit malgré lui sa voisine (Charlotte Gainsbourg). Incapables d’exprimer leurs sentiments réciproques, ils jouent ensemble au chat et à la souris et s’évadent ensemble dans l’univers de l’enfance, comme si devenir adultes leur demandait à tous les deux beaucoup trop d’efforts. Transis dans leur univers de pacotille, pas de place pour la raison. Mais sous le prétexte de nous faire chavirer dans un conte enfantin, Gondry, une fois de plus, en dit plus qu’il n’y parait : il nous dépeint des gens inadaptés dans une société conformiste. Le duo Garcia Bernal-Gainsbourg est bourré de charme, et on rit avec eux de leurs inventions faits avec des bouts de ficelle. Pari réussi pour ce film atypique, bien loin des grosses machineries d’Hollywood. Il y a encore de la place pour les artistes au cinéma : tant mieux et merci pour ce moment de rêves... Etincelant !

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Cécile Thomas le 28 août 2006

Ce que j'ai aimé : J'avais tellement aimé "Eternal Sunshine of the Spotless Mind"... Cette foi-ci la légèreté de l'histoire nous ferait presque "voler". Alain Chabat continue à me faire rire, Charlotte Gainsbourg a toujours beaucoup de charme dans son genre, Gael Garcia Bernal est bel homme. On se se croit retourner en cours d'éducation manuelle et technique avec tous ces collages, assemblages, travail des matières, effets spéciaux, imagination débordante...
Ce qui ne m'a pas plu : A la longue, on finit par nager en plein délire et on a envie de secouer Stéphane pour qu'il revienne un peu sur Terre.

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S. B. le 24 août 2006

Ce que j'ai aimé : Ce film est d'un style inclassable et foisonnant d'idées visuelles originales, surprenantes. Les seconds rôles sont excellents avec une mention spéciale à Alain Chabat.
Ce qui ne m'a pas plu : Quelques longueurs dans l'histoire d'amour à la fin.

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Avis de la rédaction

La rédaction

Quel plaisir que d'expérimenter cette Science des rêves, une romance joliment contée entre deux personnages lunaires, entourés par une galerie de seconds rôles formidables et le tout enrobé d'images à l'imaginaire débordant. Un chouïa moins abouti qu'Eternal Sunshine of the spotless mind, mais une expérience à vivre qui vous trottera longtemps en tête.

Pour : les imaginaires-addicts
 1/2 

Films à l'affiche

Le Prénom Comédie

Avec Charles Berling, Françoise Fabian, Guillaume De Tonquédec

Dark Shadows Fantastique

Avec Chloe Moretz, Eva Green, Helena Bonham Carter

De rouille et d'os Drame

Avec Bouli Lanners, Céline Sallette, Corinne Masiero

Men in Black III Comédie

Avec Alice Eve, Bill Hader, Emma Thompson
 1/2 

Prochaines sorties

Bel ami

Avec Christina Ricci, Robert Pattinson

La Grammaire intérieure

Avec Orly Zilbershatz-Banai, Roee Elsberg

Prometheus

Avec Charlize Theron, Guy Pearce, Idris Elba

Bilbo le Hobbit : un voyage inattendu

Avec Andy Serkis, Cate Blanchett, Elijah Wood

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