EN BREF Dans les années 40, à Los Angeles, Bucky et Lee, deux inspecteurs, s’attaquent à une affaire de meurtre particulièrement difficile. Une starlette, Betty Ann Short, a été découverte atrocement mutilée. Ce crime tient en haleine tout le pays. Certains sont prêts à tout pour en tirer bénéfice... ou cacher leurs secrets. Quels étaient les liens de la victime avec la puissante famille Linscott ? Que vivait-elle dans son intimité, et avec qui ? Au-delà des apparences, l’enquête commence...
NOTRE AVIS
Oubliés le nanar Mission to Mars ou l'ironie un peu vaine de Femme Fatale : Le Dahlia Noir est un diamant d'ébène. Surtout, De Palma trouve ici un écrin à la hauteur de sa mise en scène : plan-séquence, split-screens cachés et caméras subjectives se succèdent avec une limpidité et une cohérence effarante. Le cinéaste questionne ainsi Hollywood, factice miroir aux alouettes, et déterre ses cadavres, actrices sacrifiées sur l'autel du rêve et de la célébrité. Dommage, simplement, que il se confine parfois à l'autocitation et au bégaiement thématique. Beau film donc, mais la question reste : De Palma a-t-il quelque chose de nouveau à dire ?
La réalisation est bien mais un peu décevante par rapport au nom du réalisateur, je m'attendais à quelque chose de plus pimenté que ça. Les acteurs sont à la hauteur.
Tous ceux qui ont lu James Ellroy avant la sortie du film étaient très impatients... Evidemment le film ne peut pas être de la qualité du livre. Le film n'est pas aussi noir, beaucoup moins complexe (évidemment) et moins introspectif ... Néanmoins, on ne peut pas reconnaitre le bel effort de reconstitution et d'adaptation. L'histoire est là : intriguante, surprenante, dans un contexte historique et politique fort ! On reste en haleine, on se laisse porter par ce polar... La plume d'Ellroy étant belle et bien présente !
Ce
qui ne m'a pas plu :
Le jeu de Scarlett Johansson est d'une médiocrité surprenante ! Direction d'acteur ou grosse fatigue ? Toujours est-il que j'ai vraiment été déçue par cette interprétation. Je me demande également si les personnes n'ayant pas lu le livre (encore !) peuvent vraiment apprécier l'apparition d'un certain nombre de personnages "de passage" dans le film et qui jouent un rôle dans le monde d'Ellroy... D'autant que ces passages ne sont pas explicités ! Mais comment faire autrement ?
Je
le recommande :
Le bon public est à cheval entre le lecteur d'Ellroy (au risque de rester sur sa faim) et l'amateur de polar noir (au risque de ne pas capter toutes les subtilités de l'oeuvre...)