Le Parfum : histoire d'un meurtrier
Date de sortie : Mercredi 4 octobre 2006
Thriller de Tom Tykwer avec Sara Forestier, Birgit Minichmayr, Dustin Hoffman, Rachel Hurd-Wood, Alan Rickman, Ben Whishaw, Sian Thomas.
Début du XVIIIe siècle en France. Enfant solitaire, malade, élevé dans un orphelinat, Jean-Baptiste Grenouille (Ben Wishaw) devient un jeune homme à part grâce à un don unique : son odorat. Il parvient à se faire embaucher comme apprenti chez les maîtres parfumeurs de Paris et notamment chez Giuseppe Baldini (Dustin Hoffman). Il y découvre les secrets et techniques de fabrication des parfums. Son don lui permet de composer quelques chefs-d'oeuvre olfactifs, mais son but ultime devient rapidement la mise au point de la fragrance qui lui permettrait de séduire instantanément. Dans sa recherche d'ingrédients, Grenouille est irrésistiblement attiré par le parfum naturel des jeunes filles, comme celui de la belle Laura Richis (Rachel Hurd-Wood). Il va aller jusqu'à en tuer beaucoup pour leur voler leur odeur... Le parfum est une adaptation allemande du roman et best-seller éponyme de Patrick Süskind, publié en 1985. Il a reçu deux prix aux European Film Awards de 2007. Plusieurs réalisateurs se sont passé le projet de mains en mains avant que l’écrivain n’accepte de céder les droits à Tom Tykwer : Stanley Kubrick, Martin Scrosese, Milos Forman, Tim Burton et même Ridley Scott ont songé à racheter les droits du roman. C’est le réalisateur lui-même qui a signé la musique originale du film.
- Durée
- 147 mn
- Editeur
- Metropolitan FilmExport
- Public
- A partir de 12 ans
- Entrées en France
- 900 000
Photos
(15)Acteurs
(6)Avis
(3)Avis de la rédaction
Adaptation trop sage d'un romant foisonnant, Le Parfum échoue dans la plupart des secteurs. Se refusant à couper dans l'ouvrage, à l'approcher éventuellement sous un autre angle, bref à l'adapter, Tom Tykwer montre tout, raconte tout, au risque de rater l'essentiel. Plutôt que de tenter l'impossible (représenter visuellement les odeurs du roman), et de se vautrer dans le démonstratif du plus mauvais goût, pourquoi Tykwer ne s'est-il pas concentré sur la solitude de Grenouille, sur sa dimension pathétique et sa soif de reconnaissance ? Le cinéma a toutes les armes pour illustrer ce genre de drames...



















