EN BREF Le jour de son mariage, Rachel Green s'aperçoit qu'elle n'est pas du tout amoureuse de Barry. S'éclipsant juste avant la cérémonie, elle retrouve dans un café new-yorkais, le Central Perk, son amie d'enfance Monica, qu'elle avait perdue de vue. Monica la console et l'intègre dans son groupe d'amis : son frère Ross, Phoebe, une artiste délurée, Joey, un acteur en devenir, et Chandler, jamais avare de bons mots. Et voici comment débuta cette formidable amitié...
NOTRE AVIS
"Friends" est entré au panthéon des séries culte. Les aventures rocambolesques de cette bande de six new-yorkais, qu'on aurait adoré intégrer, nous a donné du bonheur pendant 10 ans. Sacré parcours... A dévorer en DVD !
Tous ceux qui ont de l'humour et de la joie de vivre.
L'avis
de
Cendra Guyard
Ce
que j'ai aimé:
Tout.
L'avis
de
Floriane A.
Ce
que j'ai aimé:
Tout, absolument tout ! Même les épisodes tristes sont à revoir ! Et on ne s'en lasse pas !
Ce
qui ne m'a pas plu :
Rien, sinon qu'il n'y ait plu de nouveaux épisodes. Mais bon je présume qu'il faut une fin à tout, et puis on se débrouille très bien avec les 10 saisons existantes!
Je
le recommande :
Tous ceux qui veulent se détendre, s'oublier, ou juste passer un bon moment!
L'avis
de
Marie-Laure Lardans
Ce
que j'ai aimé:
Les joies et les peines de ces 6 amis, sont à voir et à revoir!! On ne s'en lasse pas ! Et j'ai beau les avoir vu plusieurs fois, je me marre toujours autant.
Ce
qui ne m'a pas plu :
J'ai trouvé qu'il n'y avait pas assez de bonus proposés dans les coffrets, c'est bien dommage !
L'avis
de
Abel Jacq
Ce
que j'ai aimé:
“Friends” ou comment démolir les frontières du réel avec la réalité. C'est un lieu commun : la fiction et la réalité font chambre à part mais l'une est souvent vide pour l'autre. “Friends” a probablement créé une fièvre extraordinaire de bovarysme, et la plus importante qui soit. La création de cette série est tout aussi géniale que désastreuse. Elle est tout d’abord très intelligente car chaque épisode est construit de manière presque scientifique. Les dix premières minutes sont en général l’exposition d’un quiproquo et les dix suivantes nous montrent les moyens de le résoudre avec en final le dénouement. De sorte que chaque petit épisode est en fait un véritable film, un très court long-métrage. Il s’agit de condenser le maximum d’événements dans un temps réduit. Il se passe quasiment autant d’événements et de retournements dans un épisode que dans un film hollywoodien. Mais la différence avec Hollywood tient dans les personnages : il y a un voire deux héros à Hollywood, il y en a 6 dans Friends et aucun d’entre eux ne prend le pas sur l’autre. Ces six personnages permettent ainsi une multitude d’histoires et donc d’événements dans chaque épisode de la série. Nous avons généralement trois histoires enchevêtrées les unes dans les autres ou bien évoluant parallèlement et indépendemment les unes des autres, le tout, serré dans un seul et unique épisode de vingt minutes. L’impression de multitude est accentuée par le fait que la caméra ne s’attarde sur une scène que très peu de temps (deux minutes maximum). Les scènes évoluent donc en parallèle et nous sommes très régulièrement informés de l’évolution du quiproquo. Il y a donc profusion de scènes donnant l’impression finale d’avoir absorbé un film entier. Eradiquer l’ennui par tous les moyens: on ne s’embourbe pas dans une scène, un système d’introduction et de conclusion permet d’accrocher le spectateur et de conclure par une pointe, un petit clin d’oeil, un infime morceau de bravoure comique. Les différences de personnalité entre les personnages promettent souvent des réactions et des conduites d’action très diverses. C’est cette diversité qui fait l’efficacité de Friends : diversité des scènes, des personnages, des situations. Mais la diversité offre un équilibre construit, une harmonie qui justifie le nom de la série. Les personnages s’opposent presque : l’érudition de Ross contre la stupidité de Joey ; les déboires de l’enfance de Phoebe contre l’enfance gâtée de Rachel ; la névrose de Monica contre le cynisme de Chandler. Les caractères s’accordent dans leur totale opposition. La diversité de ces caractères offre au téléspectateur six identifications possibles. Et c’est précisément sur ce point que la série a un effet désastreux : les caractères sont tellement limités, les qualités des personnages sont réduites à deux ou trois tout comme leurs défauts. L’identification est donc facile et presque encouragée. Le spectateur comprend rapidement les tenants et les aboutissants de ces personnages très simples (et stéréotypés) et donne l’illusion immédiate de les comprendre, de les connaître. L’évolution de ces personnages au cours des dix saisons accentue cette illusion et y ajoute l’impression fausse d’une Histoire commune au personnage et au héros. D’ailleurs, le rôle du rire enregistré (le rire est remanié au montage, donc faussé) appuie sur ce fait que le spectateur joue un rôle dans l’épisode. Mais son existence est ignorée en apparence. La série ne peut qu’entraîner une insatisfaction du réel due à une attente trop romantique (au sens commun du terme) irréaliste et romanesque de celui-ci. Le choix de situer les scènes dans les mêmes lieux (le café, les quatre appartements) offre là encore une diversité de lieux permettant d’échapper à l’ennui mais entraîne une familiarisation avec l’espace. La fréquentation de ces mêmes caractères, de ces mêmes personnages et la création d’un passé commun artificiel (accentué par la revisitation régulière de leurs souvenirs) habitue le spectateur à l’idée de créer des liens (générer par la communion des ses rires et ceux de l’écran) avec les personnages, les lieux, etc. Mais le plus alarmant réside probablement dans l’aspect moral de la série. Les producteurs, conscients de ce défaut, font écrire les scénarios par des personnes différentes mais la dictature du rire les oblige à composer et modifier les plaisanteries eux-mêmes (avec leur équipe). La morale (même si elle se veut sans tabou) apparaît comme découlant d’une source unique et impose un modèle unique donc dangereux, probablement malgré elle. La série “Friends” est donc en tout point géniale car extrêmement bien construite (je n’aborde pas ici l’aspect esthétique, inexistant dans tout sitcom car se contentant de trois ou quatre caméras et influant un rythme très classique de plans alternés et courts) mais la trop grande familiarité qu’elle crée par la répétition des mêmes éléments en fait un document visuel avec lequel il faut savoir garder une certaine distance, distance rendue difficile par la communion artificielle du rire.
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