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Jean Decoin le 22 août 2005
Ce que j'ai aimé : Christopher Nolan derrière la caméra et Christian Bale dans le costume de Batman : Batman Begins promettait d’être un bon film ; c’est un bon divertissement. Certes, il y a les décors naturels et féeriques (la patte Nolan, digne d’Insomnia son précédent opus). Certes, il y a Christian Bale, encore plus charismatique que Michael Keaton, sans parler des pâles Val Kilmer et George Clooney. Certes, il y a une histoire bien menée, un retour aux sources fidèle au Batman du comics éponyme. Certes on ne s’ennuie pas une seconde. Mais, de la part du réalisateur de Memento et d’Insomnia, je m’attendais à mieux. Prenant le parti d’un scénario plus réaliste que ses prédécesseurs, Christopher Nolan et David Goyer peinent à se dépêtrer d’une première partie qui flirte avec la philosophie de comptoir. Les digressions sur la différence entre justice et vengeance, sur la mesure du châtiment etc. ne font que ressasser des lieux communs. Cela donne une dimension un peu « matrixienne » (version 2, celle du lourdingue Matrix Reloaded) à l’entreprise. Et puis il y a les scènes d’actions. Elles sont filmées par une caméra parkinsonienne, : l’image tremble tellement qu’elle est parfois illisible. Pour un film d’action, c’est bien dommage ! Bref, un poil en dessous des deux premiers épisodes réalisés par Tim Burton et mille coudées au-dessus des infâmes ersatz pondus par Joel Schumacher (ouf !), Batman est un bon divertissement qui se prend parfois trop au sérieux. Mais c’est quand même (et avant tout) un bon divertissement.