EN BREF Cédric Klapisch retrouve ses personnages pour la suite de l'Auberge Espagnole. 5 ans après, Xavier fête ses trente ans, et n'a toujours pas trouvé la femme idéale...
NOTRE AVIS
Comédie bien vue et dans l'air du temps sur la génération des trentenaires. Rythme enlevé, situations cocasses et dialogues efficaces ont assuré le succès de ce film.
DUREE
125
mn
EDITEUR
Mars Distribution
POUR... ceux qui entrent dans la crise de la trentaine.
A tous ceux qui aiment rire et se détendre devant un bon film !
L'avis
de
Robert Chabassier
Ce
que j'ai aimé:
Une poupée est une figurine humaine servant de jouet pour enfant. Le film se construira donc autour du point de vue d’un enfant, d’un être sans maturité, naïf et joueur. L’illustration en est le conte d’Audrey Tautou à son fils : elle lui lit la réalité en en faisant une histoire d’enfant. L’enfant, c’est Romain Duris. Les poupées russes, ce sont ces femmes qui l’entourent, de même forme, très colorées (noire, rousse, blafarde) et qui s’emboîtent les unes dans les autres. La femme est un jouet pour Duris. Il s’amuse, joue du pipo et n’a finalement que des réactions infantiles. Il n’est conscient d’aucune réalité : il est l’anti-prince. La comédie romantique est la version moderne du conte et Klapish en a bien conscience. Il ne tient pas à tomber dans le cliché ou la mièvrerie, il combat les stéréotypes. Le héros du conte, c’est Duris. Les princesses sont des poupées. Parler de poupée russe n’est pas une considération de la femme en tant qu’objet mais plutôt la volonté de dénigrer le cliché du conte consistant à exacerber l’unicité de l’âme sœur. Ainsi, des princesses, il y en a plusieurs. Et l’on ne sait jamais où s’arrêter de les mettre à l’épreuve, de vouloir les forcer à se montrer sous une nouvelle forme. Il s’agit d’un parcours amoureux, allant d’une femme à une autre comme on va d’église en église jusqu’au lieu de pèlerinage. Chacune de ces femmes amène des problématiques différentes à l’amant Duris, le remet en question, le provoque et le met dans la situation du sentiment, rempare à toute poursuite de cette quête de la juste poupée. C’est pourquoi il s’empresse de renvoyer chez elles les femmes dont il sait qu’elles ne seront pas cette poupée juste. La volonté de Klapish est donc de forcer les limites du conte et d’appliquer une esthétique du réalisme romantique.
L'avis
de
Noelle Mazzone
Ce
que j'ai aimé:
Le déroulement du film, un bon scénario et les acteurs
de l'auberge espagnole
et la bande sonore...
Ce
qui ne m'a pas plu :
Certaines scènes trainent en longueur...
Je
le recommande :
Tous ceux de trente ans.
L'avis
de
Nathalie Mazzone
Ce
que j'ai aimé:
J'ai aimé la mise en scène
et la musique...
Ce
qui ne m'a pas plu :
Rien.
Je
le recommande :
Personne.
L'avis
de
Lucie S-M
Ce
que j'ai aimé:
Romain Duris, acteur formidable, la bande son, le sujet ! Le romantisme...
Je
le recommande :
A tous ceux qui ont vu L'auberge espagnol et tous ceux qui souhaitent enrichir leur culture cinématographique.
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