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Un air de famille |
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Un film de
Cédric Klapisch
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GENRE Drame |
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EN BREF Une fois par semaine, les membres de la famille Menard se réunissent pour un repas rituel dans le bistrot que tient Henri. Ce soir, c'est l'annniversaire de Yolande. Un incident va venir troubler la réunion : Arlette a quitté Henri... |
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DATE DE SORTIE Mercredi 06 Novembre 1996 |
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REALISATEUR
Cédric Klapisch |
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ACTEURS PRINCIPAUX
Jean-Pierre Bacri, Wladimir Yordanoff, Catherine Frot, Jean-Pierre Darroussin, Claire Maurier, Agnès Jaoui…
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NOTRE AVIS
On passe du rire aux larmes avec une égale intensité devant cette comédie dramatiquement caustique. Loin de faire du théâtre filmé, Cédric Klapisch met particulièrement en valeur ses acteurs.
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DUREE
110
mn |
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EDITEUR
Distributeur inconnu
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POUR... ceux qui souhaitent découvrir la verve du couple Jaoui - Bacri.. |
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PUBLIC A
partir de 10 ans. |
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pas mal
bien
très bien
excellent
inoubliable |
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Avis pour "Un air de famille" |
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L'avis
de
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Georgia Terzakou
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| Ce
que j'ai aimé: |
L'humour noir, et le duo Bacri/Jaoui. |
| Ce
qui ne m'a pas plu : |
C'est un peu dur. |
| Je
le recommande : |
Ceux qui aiment les films unité de temps/unité de lieu/unité d'action, ce qui n'est pas le cas de tout le monde. |
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L'avis
de
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Thomas Chabassier
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| Ce
que j'ai aimé: |
Un air de famille : la polysémie du titre invite le spectateur à la prudence : ce n'est pas une simple (simpliste) comédie. L'air c'est l'apparence, une manière d'être au dessus de son état : cette famille ne ressemble que vaguement, de loin à une famille. L'air de famille, c'est aussi le fluide gazeux qui forme l'atmosphère : l'air, l'atmosphère qui se dégage de cette famille (plutôt nauséabond). L'air de famille, c'est également la mélodie vocale, cet air qu'on a pour habitude de fredonner : ici, le titre inscrit la situation présentée dans une habitude, une régularité (comme un refrain) : d'où l'anniversaire (et sa chanson, symbole des liens entre les membres), cérémonie que l'on répète chaque année et qui chaque année semble se dérouler dans la même atmosphère morose. Enfin, l'air c'est aussi l'homophonie : l'aire de famille, le "père tranquille", ce lieu où les réunions se font et où l'alchimie entre les membres n'opère pas ou mal. Nous sommes donc invités à un simulacre, une parodie de cérémonie familiale où tous les codes sont respectés (les cadeaux, l'air musical, le gâteau, les vœux, la réunion) mais où l'essentiel est bafoué. Le code, la convention ne sont qu'une façade, une apparence donnant un "air" à cette famille. Par exemple : il y a bien un gâteau mais minuscule. Si les codes sont respectés, l'esprit qui règne dénonce la parodie de la scène. Les codes sont respectés pour être mieux bafoués, détournés de leur origine : une réunion célébrant symboliquement l'attachement. Ici, cette thématique du lien est moquée : elle se réduit à une laisse qu'un mari offre à sa femme, symbolisant ainsi un lien qui, à défaut de se manifester par les voies immatérielles que sont les liens entre les êtres, doit être rappelé par ce défaut d'être spirituel : le matériel de la laisse. La laisse, bien que destinée à un chien, est un excellent moyen de signifier la relation mari/femme présentée ici : la soumission, la fidélité et la domestication qu'entraîne le mariage. Le chien, animal apprivoisé mais paralysé est l'idéal d'éducation mis en avant par la mère et dont le fils cadet s'inspire. Evidemment, l'homme ne peut se satisfaire d'une telle éducation, d'où l'atmosphère d'hétérogénéité entre les êtres, éduqués selon une mauvaise méthode: régulièrement, le refrain, l'air de Dalila "Come prima" vient ponctuer une scène, accompagné des images du passé: d'abord idyllique, la famille devient sauvage suite à des tentatives de domestication (les fessées du père). Finalement, le seul être capable de faire croire à un véritable échange de lien est le chien, obéissant, silencieux, immobile, mort. Les liens qui auraient pu se créer entre les êtres ont été anéantis par la figure autoritaire d'un père qui a voulu élever ses enfants comme des animaux. Le père est mort, les chances de s'entendre avec. Enfin, il n'y a pas d'esprit communautaire entre les membres. Ceux-là vivent dans leur bulle, leur aquarium (il y en a deux dans la pièce). Chacun cherche à s'enfermer et ainsi s'éloigner des autres. Ainsi, Philippe passe à la télé ou s'enferme dans une cabine téléphonique. Comme un poisson dans son aquarium, il veut se créer un espace vital loin de cet univers factice de la convention. Le personnage de Daroussin s'éloigne de cette famille par les livres, la musique et l'humour, trois moyens de prendre de la distance. Le personnage de Jaoui s'éloigne du rôle qu'on a voulu lui imposer, celui de la jeune fille : elle est très masculine et sauvage (échec de la domestication). Les multiples plans de Klapish plaçant les personnages à travers l'aquarium ou un verre appuie cette idée selon laquelle ces personnages ne sont que des individus sans autre point commun avec ce groupe que le nom de famille. Ils sont seuls dans leur coin. Pas un seul ne supporte l'autre. C'est le chaos. Cette famille est éclatée en petites bulles s'entrechoquant violemment. Le « père tranquille » est comme un cimetière, une tombe que l'on vient restaurer (restaurant), entretenir chaque année. Le père tranquille, c’est le père décédé, au repos pour l’éternité. L'anniversaire de Yolande est en fait l'anniversaire d'une mort, celle d'un père et d'une famille. Les cadeaux sont des souvenirs grinçants de l'héritage paternel. Seuls ceux qui sont en dehors de cette sphère morbide peuvent espérer se sortir du pétrin : Daroussin emmène Jaoui en harley, moto symbolisant l'évasion, les highroads dans les déserts américains; C'est en sortant du restaurant que Bacri touche sa femme, etc. ce sont d'ailleurs les êtres les plus désirés qui sont absents: la mère ne cesse de rappeler le souvenir du père, Bacri espere le retour de sa femme. Ce sont ceux qui ne respectent pas le codes qui semblent s'en sortir le mieux: Jaoui en femme se trouve un homme et parvient à s'évader (elle n'avait pas de cadeau pour Yolande-Catherine Frot), Bacri assiste de très loin à l'anniversaire. La femme de son personnage refuse d’assister à l’anniversaire, etc. Ce restaurant où l’on restaure les gens n’est que le lieu de la détérioration de la famille. La famille, chaque année se désagrège, se détruit, se meurt car elle ne sait se restaurer, changer ses habitudes. Klapish met en garde contre la trop grande autorité des conventions et de la tradition (d’une éducation qui refuse la remise en question) qui envahissent le territoire du lien communautaire pour finalement le remplacer totalement. Klapish par le procédé de la catharsis, purge les passions du spectateur et le met en garde contre l’absence de remise en question. La fin du film : Bacri décide de restaurer son restaurant. Il veut le changer , le redorer, en changer l’âme. Le personnage de Bacri accepte d’évoluer. Celui de Jaoui se résout à être femme. L’autre camp, c’est celui de la réaction (la mère), de la méthode de la domestication (Philippe sur Yolande). D’un côté résident ceux qui s’enferment dans une bulle du non-changement. De l’autre ceux qui prennent des risques, se refusant à être relégués au rang d’animaux et ainsi reprenant leur destin en main. Enfin, cet air de famille, c’est aussi un air de ressemblance, un air de déjà-vu, un avertissement au spectateur mais aussi au membre d’un corps familial. Ce film a donc une double fonction : sociale et cinématographique (chacune se mettant au service de l’autre). |
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L'avis
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Olivier Collinet
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| Ce
que j'ai aimé: |
Tout : l'humour grinçant du tandem Jaoui-Bacri, les caractères, le jeu d'acteur (ah Darroussin, Hélène Frot !), etc... |
| Ce
qui ne m'a pas plu : |
Ils pourraient nous faire une suite, non ? |
| Je
le recommande : |
Tout le monde mais il faut un peu de vécu pour saisir tout le sel... |
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L'avis
de
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Margot Saget
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| Ce
que j'ai aimé: |
Un film plein d'émotions, de rêves... Un chef d'oeuvre incontournable qui nous laisse complètement fascinés, émerveillés... On en s'en lasse pas !
C'est beau, c'est émouvant !... Un grand merci ! |
| Je
le recommande : |
Tous ceux qui ont envie de rire, de pleurer, de se sentir vivre... |
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L'avis
de
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Thibault Fournier
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| Ce
que j'ai aimé: |
Agnès Jaoui est resplendissante et Bacri force le respect. L'ambiance huis clos rend le film encore plus émouvant. |
| Je
le recommande : |
Tout le monde. |
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