Biographie de Romain Duris
Le hasard fait vraiment bien les choses
Alors qu'il se destinait initialement à des études d'art plastique, le jeune Romain Duris range ses pinceaux pour former un groupe de funk, sans trop de succès. Mais la gloire ne tarde pas à frapper à sa porte lorsqu'un directeur de casting, intrigué par le charisme naturel du jeune homme, le remarque dans la rue. Du jour au lendemain, le dessinateur funky se retrouve catapulté devant la caméra de Cédric Klapisch et donne la réplique à d'autres futurs talents dont Vincent Elbaz ou Hélène de Fougerolles dans
Le Péril jeune (1995). Ce retour sur les années lycée remporte un franc succès et marque une longue collaboration entre le réalisateur et le jeune acteur. Dès l'année suivante, Romain Duris retrouve Klapisch dans
Chacun cherche son chat (1996) avant de pénétrer dans l'univers torturé de Jan Kounen dans
Dobermann (1997).
Comment se construire un réseau de cinéastes ?
Si on veut percer au cinéma, il n'y a pas de secret : la carrière d'un jeune comédien se base principalement sur les réseaux de connaissances. Romain Duris a bien retenu la leçon et va se construire peu à peu un cercle de réalisateurs fétiches ; à commencer par Tony Gatlif avec qui l'acteur fait ses armes dans
Gadjo Dilo (1998), film tzigane pour lequel il remporte une nomination aux César et dans
Je suis né d'une cigogne (1999) où il interprète un jeune effronté en cavale. Après Gatflif, Romain Duris continue d'élargir son réseau de réalisateurs favoris en rencontrant Olivier Dahan. L'univers artistique sombre de ce jeune cinéaste intrigue le comédien qui va s'abandonner dans deux de ses films :
Déjà mort (1998), oeuvre morbide sur le milieu du porno et
Le Petit poucet (2001), version moderne et gothique du conte de Perrault. Enfin, difficile de ne pas le citer : que serait Duris sans Cédric Klapisch ? L'acteur revient vers "son père spirituel" pour le film de science-fiction
Peut-être (1999) et la comédie cosmopolite
L'Auberge Espagnole (2002). Le film est un succès retentissant. Une star est née.
L'acteur caméléon
La gloire, les strass et les paparazzis... Et pourtant, Duris garde la tête froide et prend le risque de tourner pour de jeunes talents tout en variant sa palette de jeu : homosexuel chez Christophe Honoré dans
Dix-Sept fois Cécile Cassard (2002) ou post-ado chez Raphaël Fejtö (un ami d'enfance) dans la comédie expérimentale
Osmose (2004), le comédien prouve une nouvelle fois qu'il est capable d'endosser n'importe quel rôle. C'est ainsi qu'il ne se refuse pas le luxe d'apparaître chez des auteurs plus renommés comme Benoît Jacquot dans
Adolphe (2002) ou Bernard Rapp dans
Pas si grave (2003). Après avoir tourné pour la troisième fois pour Tony Gatlif dans
Exils (2004), l'acteur caméléon s'autorise le rôle du gentleman cambrioleur dans
Arsène Lupin (2004), une superproduction française.
L'âge d'or
Arrive alors le jour de la consécration, le jeune comédien remporte sa première nomination au César du Meilleur acteur dans
De battre mon coeur s'est arrêté (2005) de Jacques Audiard. Sa prestation de petit malfrat, pianiste à ses heures, rappelle celles de Robert de Niro en grande forme. Mais le jeune comédien reste fidèle envers ses réalisateurs favoris en revenant vers Klapisch dans
Les Poupées russes (2005) (la suite de
L'Auberge espagnole), Christophe Honoré dans le très référencié
Dans Paris (2006) ou Raphael Fejtö dans
L'Age d'homme...maintenant ou jamais (2007).