Okja : Bong Joon-Ho est passé de la censure au Festival de Cannes

Le sud-coréen Bong Joon-Ho fait partie d'une liste noire d'artistes dans son pays. Aujourd'hui, il présente Okja, son sixième film, au Festival de Cannes.

Le réalisateur sud-coréen Bong Joon-Ho en a vu de toutes les couleurs au cours de sa carrière. Le cinéaste a été primé plusieurs fois et cette année, il est à l'affiche d'un film produit par Netflix et sélectionné au prestigieux Festival de Cannes. Son film Okja aurait couté plus de 50 millions de dollars et sera projeté aujourd'hui sur la croisette. C'est sa toute première participation en compétition officielle. Il avait été la cible des autorités de son pays, car il exprimait "des pensées de gauche". Les personnalités artistiques présentes sur cette fameuse balcklist étaient privées de subvention et parfois même, placées sous surveillance. Bong Joon-Ho avait ainsi rejoint bon nombre d'artistes compatriotes sur une liste noire sud-coréenne. Son collègue qui figurait également sur cette liste, Park Chan-Wook, avait remporté le Grand prix à Cannes en 2004 avec son film Oldboy.

Le réalisateur Bong Joon-Ho s'était confié à l'AFP : "Ce sont des années de cauchemar, de nombreux artistes ont été profondément traumatisés. Beaucoup ne s'en sont toujours pas remis. Toute l'industrie du cinéma savait depuis des années que quelque chose allait de travers. Mais on n'arrivait pas à comprendre quoi. Ce n'est que depuis quelques mois que nous savons pourquoi. (...) Okja est mon sixième film mais ce moment où l'on montre pour la première fois son film au monde entier est toujours troublant." Il s'est décrit "nerveux, électrisé et un peu soulagé" de voir ce projet enfin terminé. "Je crois que l'avenir sera meilleur avec le retour de la liberté d'expression" termine le cinéaste.

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Festival de Cannes