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Marie-Hélène :
"Malgré les quelques rides et des cheveux grisonnants,
les visages étaient les mêmes, l'humour aussi"
A 50 ans, l'âge des bilans, Marie-Hélène
est partie à la recherche de ses inoubliables copains
de terminale. Résultat : elle a convié une
quinzaine d'anciens pour un week-end chez elle, à
Marseille. |
Qui avez vous retrouvé
?
Marie-Hélène. J'ai retrouvé
une quinzaine de copains de ma classe de terminale au
lycée
Guynemer à Compiègne entre 1970
et 1971. C'était ma dernière année scolaire avant
la fac et la meilleure classe de toute ma scolarité. Nous
formions une super bande et étions très liés. Malheureusement
nous nous sommes perdus de vue jusqu'à il y a deux
ans...
Qu'est-ce qui vous a poussé dans vos recherches ?
2002 : je vais passer la cinquantaine et j'habite Marseille.
J'ai perdu tout le monde de vue mais je garde en moi la
nostalgie de cette année... 50 ans, c'est l'âge des bilans.
Et si on se retrouvait ? Voilà, c'était
ça le déclic. Avec la complicité de ma fille,
j'ai donc entamé les recherches. Mon beau-frère
m'avait parlé de "Copains d'avant" par le biais
duquel il a, lui aussi, retrouvé des copains de lycée.
Et voilà qu'après 30 ans de silence, tout
ce petit monde a immédiatement accepté de
traverser la France (depuis Paris, la Picardie, la Normandie,
Toulouse, et même les Pays-Bas) pour venir passer un week-end
à Marseille et fêter mon anniversaire.
Et comment se sont déroulées
ces retrouvailles ?
Les conjoints se sont très vite intégrés, à tel
point qu'on avait l'impression qu'ils appartenaient aussi
à la classe. Un copain m'avait envoyé des photos
de l'époque, prises en classe et lors de nos "boums".
Je les ai exposées au mur. Malgré les quelques
rides et des cheveux grisonnants, les visages étaient
les mêmes, l'humour aussi. On aurait dit qu'on s'était
quitté la veille. Une seule ombre au tableau : François
manquait. C'était notre boute-en-train et on ne faisait
rien sans lui : il était décédé 2 ans auparavant...
Nous lui avons dédié cette soirée qu'il aurait adoré et
nous avons tous signé une carte pour sa femme.
Tout le monde s'était cotisé avant de venir, pour m'offrir
un bon pour un voyage. L'année d'après je suis donc partie
aux Etats-Unis, chez Christine, ma meilleure amie, installée
depuis 15 ans. Elle m'avait fait parvenir un mot qui,
je dois bien l'avouer, m'avait tiré quelques larmes...
Vous gardez contact depuis ?
Bien sûr, nous nous envoyons quelques mails régulièrement
surtout pour les fêtes et au moment des examens de nos
enfants. Je voudrais encore leur dire que je les aime.
Propos
recueillis par Anne
Sophie Parigot
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