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Pouvez-vous nous raconter votre première rencontre avec Florence ?
Pierre : Nous nous sommes connus en 1974, alors que nous étions en 4ème dans un collège de la banlieue lilloise. Je lui ai fait la cour, en vain, pendant deux ans, jusqu’à ce qu’elle accepte de sortir avec moi. C’était le 21 juin 1976. Mais, coup du sort, je devais déménager à Paris avec ma famille la semaine suivante.
Heureusement, cela ne nous a pas empêché de vivre une belle histoire pendant trois ans. Nous faisions des allers-retours entre Paris et Lille, en moto ou en train. Nous passions également toutes nos vacances scolaires ensemble dans l’appartement de Florence.
Mais, en 1979, ça commençait à ne plus très bien aller entre nous. Nous étions de toute façon très jeunes, nous n’avions que 19 ans. Je n’ai plus voulu entendre parler d’elle. D’ailleurs, j’ai également coupé les ponts avec des amis que nous avions en commun. C’est ainsi que nous n’avons pas eu de nouvelles l’un de l’autre pendant 27 ans.
Que s’est-il passé après votre rupture?
J’ai rencontré la mère de ma fille, qui a aujourd’hui 19 ans. De même, Florence a rencontré le père de son fils, qui a maintenant 18 ans. Elle a également pas mal bourlingué. Elle a vécu à l’étranger puis dans le Vaucluse.
Mais depuis quelques années, j’essayais de retrouver Florence. D’ailleurs, le 8 mai 2005, jour de son anniversaire, j’ai décidé de chercher dans les pages blanches, toutes les Florence Leclerc qui habitaient à Lille. Cela n’a rien donné, je ne savais pas qu’elle avait quitté la région.
Comment vous êtes vous retrouvés ?
Le 3 février 2006, j’ai reçu trois mails de Copains d’Avant, un pour me dire que Florence était inscrite sur le site, le second m’indiquant qu’elle m’avait sélectionné dans sa liste de copains et enfin un troisième m’informant qu’elle m’avait envoyé un message.
Lorsque j’ai vu ça, j’ai cru que j’allais tomber à la renverse. J’ai répondu aussitôt. Florence m’a à son tour renvoyé un mail, accompagné de son numéro de téléphone. Je l’ai appelé le lendemain midi. Nous sommes restés une heure en ligne. Puis, je suis allé la voir dans le Vaucluse la semaine suivante, le mardi soir. Nous avons discuté jusqu’au petit matin. Nous avons recommencé le lendemain. Et, deux jours plus tard, je suis reparti. A vrai dire, j’étais un peu chamboulé, j’avais besoin de prendre la fuite.
Malgré tout, nous avons continué à nous téléphoner. Elle est venue à son tour à Paris trois semaines plus tard. Depuis nous faisons l’aller-retour tous les week-ends. Et nous nous sommes mariés le 15 juillet dernier !
Avez-vous une anecdote sur vos retrouvailles ?
Lorsque ma mère a appris que j'avais retrouvé Florence, elle a pleuré de joie. En fait, toute ma famille était heureuse pour nous. D'ailleurs, notre mariage n'a étonné personne. Ca leur paraissait normal.
Que pensez-vous du site Copains d’Avant ?
C’est fantastique. Je m’y suis inscrit en 1998 pour tout simplement retourner à mes racines, reprendre contact avec des amis de Lille, tout en ayant le secret espoir de revoir Florence bien sûr.
Grâce à ce Copains d’Avant j’ai retrouvé la femme de ma vie. Que dire de plus ? C’est un vrai bonheur qu’un site comme celui-ci existe.
Propos
recueillis par Tiphaine Bodin
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