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Les grandes lignes de la feuille de route

L'accord trouvé lors de la conférence de l'ONU en Indonésie relance le processus global d'action contre le réchauffement climatique en y associant pays développés et émergents. Il aborde notamment la question de la déforestation, des transferts de technologies ou encore de la capture et du stockage du carbone. La conférence de l'ONU sur les changements climatiques à Bali s'est achevée samedi par la conclusion d'un accord lançant les négociations sur le futur régime de lutte contre le réchauffement climatique.

 
Le réchauffement climatique est une réalité. Photo © Sylvestre Ledru
 

La "feuille de route de Bali" stipule que les négociations sur les suites à donner au protocole de Kyoto, dont les premiers engagements expirent en 2012, doivent commencer "au plus tard en avril 2008" et aboutir en 2009.

La conférence doit également lancer un processus global, pour la première fois, qui réuni sous le même chapeau pays industrialisés et pays en développement, invités à réduire leurs émissions polluantes.

Il a aussi été question de renforcer les financements disponibles et les investissements pour soutenir les actions d'atténuation des émissions. Autres décisions :

- La gestion du Fonds d'adaptation au changement climatique, prévu par Kyoto pour aider les pays en développement à faire face aux impacts négatifs, est confiée pour trois ans à un conseil d'administration de 16 membres créé au sein du Fonds pour l'environnement mondial.

 
Des obligations chiffrées doivent limiter les émissions de gaz à effet de serre. Photo © Véronique Robert
 

Bali prend enfin en compte les émissions dues à la déforestation et à la dégradation des sols (20 % des émissions mondiales), comblant ainsi un vide de Kyoto et une forte attente des pays forestiers. Elle encourage d'ici 2009 le lancement de projets pilotes pour lesquels un appel à contributions a été lancé.

- La conférence lance des mécanismes qui permettront d'agir dans le cadre du futur régime post-2012 sur les transferts de technologie.

Elle constitue un groupe international d'experts pour lancer un programme de travail sur le sujet et mettre en place des indicateurs de performance.

La technologie de capture et stockage de carbone, encore expérimentale, doit permettre d'endiguer une partie des émissions dues aux centrales à gaz ou à charbon. La conférence a demandé à son organe scientifique et technique de rédiger pour la conférence de Poznan en décembre 2008 un rapport sur les possibilités d'intégrer les projets CCS aux mécanismes de développement propre dans l'après 2012.


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