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81% des lecteurs approuvent cette idée
 
81 % des lecteurs sont pour imposer des normes de qualité environnementale dans la construction © L'Internaute Magazine
 

Parmi les plus gros consommateurs d'énergie, le Grenelle a mis en avant le secteur de l'immobilier. Objectif : imposer davantage de contraintes dans la rénovation et la construction de logements. Les lecteurs approuvent cette idée à 81 %, mais avec un enthousiasme limité : un tiers déclare que c'est une "très bonne idée", contre 47 % pour une "bonne idée".

 

La situation actuelle

Actuellement, la majorité des initiatives de qualité environnementale dans le bâtiment viennent du milieu associatif. La plus reconnue est la "norme HQE" (Haute qualité environnementale), marque privée à usage collectif, mise en place en 1995. Elle garantit une démarche écologique sur l'ensemble du processus de construction (depuis le choix de matériaux jusqu'à la gestion des déchets du chantier), et dans l'architecture du bâtiment. D'abord appliquée au logement social, la norme HQE se retrouve aujourd'hui également dans les établissements scolaires ou les bureaux. Elle reste en revanche peu développée pour les commerces. Quant aux habitats individuels, ils ne sont que très peu concernées par la norme HQE. D'autres marques en revanche proposent leur propre certification environnementale, comme NF-Maison individuelle.


Des processus de normalisation sont également en cours. En mars 2005, la première partie d'une norme "Qualité environnementale des produits de construction et des bâtiments" a été adoptée. Une commission ISO, sous présidence française, a également mis en place la normalisation internationale du "Développement durable dans la construction".


Coût et faisabilité

Le quartier de BedZED
 
Le quartier de BedZED, à Londres, fonctionne sans énergies fossiles et sans rejeter de CO2. © Bill Dunster Architects
 

La principale nouveauté proposée par le Grenelle est de rendre obligatoire le respect de la qualité environnementale dans la construction neuve pour "généraliser les bâtiments à énergie positive" (qui produisent au moins autant d'énergie qu'ils en consomment) d'ici 2020, ainsi que dans la rénovation. Il s'agira donc non seulement des bâtiments publics, mais également des constructions individuelles.


Pour atteindre ces objectifs en termes de rénovation, le Grenelle prévoit d'insister sur la recherche-développement et la formation dans les métiers de la construction, de créer une filière professionnelle des "rénovateurs du bâtiment" ou encore de mettre en place des outils bancaires incitatifs. De nouveaux labels pourraient également garantir la qualité environnementale des bâtiments et la réalisation de diagnostics informatifs "énergie" sera encouragée.


En ce qui concerne le bâtiment neuf, le logement à "basse consommation" (50 kWh/m²/an) deviendra la norme, alors que la réglementation impose aujourd'hui de ne pas dépasser, selon le type de chauffage et la localisation géographique, entre 80 et 250 kWh/m²/an. Le bâtiment à "énergie positive" sera également forcement encouragé, notamment grâce à des objectifs chiffrés pour les logements sociaux, les bureaux et commerces mais également pour les habitats individuels. Un pourcentage minimum de matériaux renouvelables devra également être utilisé dans la construction neuve.

 

» Lire aussi : Les propositions du rapport Attali sur le logement
» Donnez votre avis : Qu'attendez-vous du Grenelle de l'environnement ?


Les propositions du Grenelle


La première phase du Grenelle de l'environnement a consisté à faire travailler différents groupes sur des thèmes spécifiques. En tout, six groupes ont été définis. C'est le groupe "Lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d'énergie" qui a proposé d'imposer de plus larges contraintes sur le logement.

 

 
Le groupe "Lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d'énergie"
Rénovation • "Engager dès maintenant un chantier très ambitieux de rénovation énergétique des bâtiments existants, pour réduire les consommations d'énergie d'environ 20 % dans les bâtiments tertiaires et 12 % dans les bâtiments résidentiels en 5 ans, et de plus d'un tiers à l'horizon 2020."
Bâtiments neufs • "Lancer un programme de rupture technologique sur le bâtiment neuf visant à généraliser les bâtiments à énergie positive (qui produisent plus d'énergie qu'ils n'en consomment) en 2020 et à avoir, dans 5 ans, au moins un tiers des bâtiments neufs à basse consommation ou à énergie positive."
 
Source : www.legrenelle-environnement.fr


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