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Catastrophes écologiques en France

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L'avion est le moyen de transport le plus polluant. ©  Pierre Bacon
 

Quid des conséquences du réchauffement climatique sur l'aviation ?

Les prévisions de croissance du trafic aérien ne tiennent pas en compte les conséquences économiques du réchauffement climatique : comment pense-t-on pouvoir accueillir 9 millions de passagers sur l'aéroport de Nantes en 2050 alors que le prix du pétrole aura littéralement flambé (on estime que le pic de production sera atteint à cette date-là) et que la France, si elle se conforme à ses engagements pris à Kyoto, devrait avoir réduit par quatre ses émissions de gaz à effet de serre ?
Les déplacements en avion sont en effet catastrophiques en termes d'émissions de gaz à effet de serre : un individu effectuant un aller-retour Paris-New York émet autant d'émissions de CO2 que quatre mois d'activités quotidiennes (chauffage, déplacements...). Plus les déplacements en avion sont courts, plus ils sont polluants, car en plus de rejeter du monoxyde d'azote et de la vapeur d'eau, le décollage et l'atterrissage sont très gourmands en kérosène.

Le projet de loi Grenelle 1 prévoit la construction de 2 000 km de lignes de train supplémentaires d'ici à 2020, afin de développer ce mode de transport moins polluant que l'avion, surtout sur de courtes distances.

 

Un gouffre financier

Le projet de construction d'un nouvel aéroport en métropole nantaise découle du constat d'un engorgement de l'aéroport de Nantes Atlantique. Un nouveau site permettrait pour ses promoteurs de répondre aux contraintes environnementales de bruit, de survol de la ville...
Pour mémoire, le trafic s'établissait en 2005 à 2,16 millions de passagers (en comparaison celui de Charles de Gaulle en région parisienne s'établissait à 56 millions), or la capacité maximum serait de 3 millions.

Une étude de la DGAC (Direction Générale de l'Aviation Civile) estime que le flux pourrait atteindre les 4,3 millions en 2020. Des travaux d'extension portant la capacité d'accueil de l'aéroport à 4 millions coûteraient 80 millions d'euros.
La construction d'un nouvel aéroport coûterait à lui seul plus de 580 millions d'euros et pourrait accueillir 9 millions de passagers, une estimation que ses détracteurs jugent fantaisistes.
Sans compter que le projet s'accompagne d'un plan de gestion agro-environnemental de 41 millions d'euros destinés à dédommager les agriculteurs, recréer des zones humides et des mares, à déplacer des espèces animales et végétales.

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Publié le 07/11/2008

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