Envoyer Imprimer
Photo prise le Le recteur des sanctuaires de Lourdes, Raymond Zambelli, le 14 août 2004 à Lourdes (Photo Alessandro Bianchi/AFP/Archives)

Mercredi 02 juillet 2008, 14h19
Une enquête préliminaire a été confiée à l'antenne de Pau de la police judiciaire de Bordeaux, à propos des agissements du recteur des sanctuaires de Lourdes, le père Raymond Zambelli, soupçonné de détournement de fonds, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier.

Cette enquête a été ouverte à la demande du parquet de Tarbes, après un signalement du Tracfin, cellule de lutte anti-blanchiment d'argent dépendant du ministère des Finances, a précisé cette source, confirmant des informations publiées mercredi par Le Canard Enchaîné.

Le journal satirique affirme que le parquet de Tarbes a ouvert une enquête suite au signalement, le 5 juin par Tracfin, de mouvements de fonds suspects pour un montant de 427.000 euros sur les comptes personnels du père Raymond Zambelli, recteur des sanctuaires de Lourdes, chargé du secrétariat général et de la trésorerie.

Le Canard enchaîné précise que le prêtre n'aurait toujours pas été entendu à ce jour.

Le procureur de la République de Tarbes Gérard Aldige et le parquet général de Pau, dont il dépend, n'ont pas souhaité commenter ces informations.

Selon l'hebdomadaire satirique, le procureur général de Pau Jean-François Lorans juge, dans une lettre à la Garde des sceaux Rachida Dati, "cette affaire particulièrement sensible alors que Lourdes se prépare à accueillir le pape Benoît XVI le 13 septembre 2008". Et il propose que "l'interpellation et l'audition du père Zambelli" n'interviennent "qu'après le voyage du pape en France".

Le recteur des sanctuaires devrait pour sa part tenir un point de presse à Lourdes à 15H00.

Envoyer Imprimer

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© 2008 Agence France-Presse. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Toute l'actualité Femmes   Haut de page