Ariane travaille à São Paulo depuis
5 ans. Elle possède aujourd'hui sa propre entreprise
de consulting en développement personnel et professionnel.
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Ariane a sa propre entreprise
de consulting à Sao Paulo.
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| "J´ai eu la chance de
m´installer dans un pays qui perçoit tout ce qui provient
d´Europe comme une valeur ajoutée." |
Pourquoi êtes-vous partie travailler
à l'étranger ?
L'amour a motivé ce voyage définitif au
Brésil pour rejoindre mon compagnon brésilien et filer le
parfait amour, cessant ainsi les difficultés d´une relation
à distance qui durait depuis 4 ans.
Comment êtes-vous parvenue à
trouver un travail ?
Pour obtenir un permis de résidence permanente
au Brésil, mon compagnon et moi avons fait un contrat de
concubinage, appelé union stable localement. Ceci m´a permis
d´obtenir un permis permanent de travail. Avant ce permis
permanent, quelques mois suivants mon arrivée au Brésil,
je me suis inscrite à un MBA à l´Université de São
Paulo, afin d´obtenir un visa temporaire d´une année. Au
même moment, une entreprise brésilienne sollicitait un visa
de travail en vue de régulariser mon embauche dans leur
département de marketing. En quittant cette entreprise pour
une autre, mon visa de travail s´est expiré. L'obtention
du permis de résidence permanente a été un vrai parcours
du combattant. Il aura fallu un an pour l'analyse et l'acceptation
de mon dossier.
Aujourd'hui vous avez votre propre entreprise.
Comment cela s'est-il passé ?
Ayant les mêmes droits que les Brésiliens,
je n'ai rencontré aucun obstacle particulier. J'ai pris
l´initiative de travailler à mon propre compte, en
tant que coach pour étudiants et jeunes professionnels.
Les aides à la création d'entreprise sont inexistantes au
Brésil. Toutefois, la bureaucratie est moindre qu´en France.
Avez-vous fait des sacrifices en quittant
la France ?
L´expatriation comporte souvent de nombreux
sacrifices. Pour ma part, ils se résument en ces termes
: quitter une situation professionnelle prometteuse en agence
de publicité à Paris, abandonner un style de vie
où je me déplaçais en vélo ou en métro, et principalement,
s´éloigner de ma famille et de mes amis. En bref mon histoire
et mes racines.
Comment vivez-vous cette expatriation
?
Le soutien continu de mon "mari" m´est
indispensable. Il me guide dans toutes les étapes administratives
et juridiques locales. Il connait tous les raccourcis. Je
suis très heureuse au Brésil. Les conditions de vie sont
très différentes des conditions françaises. Les horaires
de travail sont plus denses et les congés plus rares. La
sécurité est plus critique et les interventions de l´Etat
sont presque inexistantes malgré des impôts très élevés.
Toutefois, la joie de vivre et le sens de la fête sont inégalables
à ceux du Brésil. Il existe un dynamisme que j´ai rarement
connu en France. C´est d´ailleurs ce qui m´a motivée à créer
ma propre entreprise. Marcher librement dans les rues de
Paris me manque, et bien sûr déguster de bons fromages...
Quels conseils donneriez-vous aux femmes
qui souhaitent s'expatrier ?
J´ai eu la chance de m´installer dans un
pays qui perçoit tout ce qui provient d´Europe comme une
valeur ajoutée. Donc, susciter l'intérêt de potentiels employeurs
brésiliens ne fut pas une tâche difficile. Le permis de
travail, sollicité par toutes les entreprises qui s´intéressaient
à mon profil, fut le plus grand obstacle. Rares sont
les entreprises qui font les démarches de demande de visa
de travail. Elles souhaitent toutes que le candidat étranger
se présente avec une situation d'ores et déjà régularisée
dans le pays. Enfin, il faut savoir être un caméléon ! "