« Lorsque Harry Truman déclarait "C’est
moi qui détiens la responsabilité finale", il se mettait probablement dans
la peau d’une femme. Car notre propension à assumer non seulement nos responsabilités
mais également celles d’autrui représente l’une des constantes de notre comportement.
Certes, vous vous engagez vis-à-vis de votre employeur à fournir un produit ou
un service de qualité, mais en aucun cas vous n’êtes seule responsable du résultat.
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Les femmes possèdent la fâcheuse habitude de penser et de
prétendre : "Si je ne le fais pas moi-même, ça n’avancera pas." ©
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Les femmes possèdent la fâcheuse habitude de penser et de prétendre : "Si
je ne le fais pas moi-même, ça n’avancera pas." Comme il se doit, leurs collègues
trop heureux d’échapper à leurs obligations se déchargent sur elles et l’on s’engage
alors dans un cercle vicieux qui risque de perdurer.
Cette situation s’accompagne d’un autre phénomène. Pendant que les femmes se
dévouent aux tâches ingrates, les hommes se consacrent à leur carrière.
Ils savent pertinemment que les promotions récompensent le travail terminé
et pas nécessairement celui que l’on a effectué soi-même. Un de mes patrons divisait
le monde en deux catégories d’individus : ceux qui font carrière et ceux qui travaillent.
Les uns oeuvrent toute la journée, les autres passent le plus clair de leur temps
à préparer leur avenir professionnel. À dire vrai, lorsque l’on veut réussir,
il est préférable d’associer les deux méthodes.
Mes conseils
» Cessez de vous porter volontaire pour
les tâches non gratifiantes et inutiles à votre carrière. Si c’est plus fort que
vous, croisez les bras chaque fois que vous avez envie de lever la main.
» Sachez déceler les demandes de service
qui n’offrent aucun intérêt pour vous. Entraînez-vous à les décliner sans fausse
honte en vous excusant ainsi : "J’aimerais t’aider mais je suis complètement
débordée en ce moment." Et mettez un terme à la conversation. Résistez à
la tentation de résoudre les problèmes des autres à leur place. C’est leur problème
et non le vôtre.
» Si vous exercez des responsabilités
managériales ou si vous supervisez une équipe, ne permettez pas à vos subordonnés
de se délester sur vous de leurs obligations. Cela se produit fréquemment lorsqu’ils
se sentent incompétents ou surchargés de travail. N’acceptez pas sous prétexte
que votre intervention permettra d’atteindre l’objectif plus rapidement. Suggérez
au salarié en difficulté de solliciter l’aide d’un collègue ou, si vous en avez
le loisir, analysez la situation afin d’en tirer la leçon.
» Pratiquez l’autosuggestion pour lutter
contre votre sentiment de culpabilité quand vous opposez une fin de non-recevoir
aux demandes de service indues. Essayez ceci : "Je n’ai pas à me sentir coupable
de protéger mes intérêts." »
Extraits de "Ces Filles sympas qui sabotent leur carrière",
Lois Frankel, Editions Pearson, avril 2008, p.32-33.