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Conseil
05/02/2008
Bien négocier son départ
Quelles sont les bonnes questions à se poser avant de quitter son entreprise ? Tout dépend de la raison qui vous pousse à quitter votre entreprise. Vous avez, par exemple, le cas des salariés qui papillonnent, qui recherchent toujours la meilleure société. Ces personnes ont un excellent CV et sont très recherchées. Elles n'ont donc aucune crainte à négocier leur départ. Si vous voulez partir pour des raisons particulières (ras-le-bol, harcèlement...) et repartir avec un chèque, alors là, vous devez être certaine d'avoir une série de motifs prouvant le mauvais comportement de votre employeur. Mais si votre employeur n'a rien à se reprocher, il sera difficile de négocier quoi que ce soit ! Que peut-on négocier lors de son départ d'une entreprise ? Il est important de savoir que, dans certaines circonstances, il n'est pas nécessaire d'être licenciée pour avoir droit aux indemnités de chômage. Tel est le cas, par exemple, si vous devez démissionner pour suivre votre conjoint qui a été muté dans une ville lointaine. Ceci doit être vu avec l'Assedic. Avec votre employeur, outre une indemnité pécuniaire, vous pouvez négocier le maintien du téléphone portable, de l'ordinateur, de la voiture de fonction... Certaines sociétés offrent même à leurs salariés un contrat chez un "out placer", sorte de coach privé qui vous accompagne dans vos recherches d'emploi. J'ai même rencontré le cas d'un salarié qui s'est vu offrir un brevet de pilotage pour une reconversion professionnelle !
Comment bien s'y prendre et quelle stratégie adopter ? Il n'y a pas de prêt-à-porter en la matière. Seulement du sur-mesure. La seule chose à ne pas faire lorsque l'on souhaite négocier son départ est d'aller voir son patron et de lui dire : "Je veux partir". C'est une énorme erreur. Que va-t-il vous répondre ? "Eh bien, vas-y, pars ! ". La pratique montre cependant que lorsque la question du départ négocié se pose, tous les employeurs ne réagissent pas de la même façon. Certains sont plus généreux que d'autres.
Le projet de loi sur le licenciement à l'amiable est-il positif pour bien négocier son départ ? L'idée n'est pas sotte mais elle est mal cadrée. Dans le projet actuel, ce serait aux inspecteurs du travail de vérifier si la convention de rupture de contrat à l'amiable est valable. Mais ces derniers n'ont pas le temps de s'occuper de cela. Qui va contrôler alors ? Imaginez que votre société décide de sacrifier tous les salariés de plus de 50 ans et propose alors cette convention, avec une indemnité à la clé. Vous décidez d'accepter et vous vous rendez compte, quelques mois plus tard, que l'un de vos anciens collègues, qui a préféré attaquer l'entreprise au Prud'hommes, a eu gain de cause et a gagné un chèque beaucoup plus important que le vôtre. Vous n'avez alors plus aucun recours.
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Notre fiche pratique : Démissionner
à la fin d'un congé pour création d'entreprise
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