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Le chevreuil est avant tout un mets de fête.
La chair est de couleur rouge sombre. Elle est très savoureuse, en particulier celle des jeunes chevreuils. Elle n’a donc pas besoin d’être marinée. La chair doit rester rosée à l’intérieur à l’issue de la cuisson.
Les meilleures parties du chevreuil sont les côtelettes et les noisettes, qui sont prélevées sur le carré et le filet. Ces morceaux peuvent être sautés, puis accompagnés d’une sauce poivrade ou grand veneur. La selle et le cuissot se préparent plus volontiers rôtis.
Le chevreuil se cuisine également couramment en civet. On utilise le sang de l’animal pour cette préparation. Il faut ensuite le laisser mijoter plusieurs heures. On peut l’accompagner de préparations variées : de la sauce poivrade, de la purée de marrons, des cerises ou de la gelée de groseilles, par exemple.
Cette viande suscite toujours une certaine méfiance, en raison des anciennes façons de la préparer. En effet, on la laissait autrefois faisander plusieurs jours, c'est-à-dire pourrir, sans la vider. Cette technique visait à rendre la chair du chevreuil plus tendre, mais elle avait l’inconvénient de développer d’importantes quantités de toxines dans la chair, qui la rendaient indigeste. Si cette technique de préparation a peu à peu été abandonnée, la mauvaise réputation du gibier a, en revanche perduré.
La viande de chevreuil s’achète aussi bien fraîche que congelée. Dans ce dernier cas, elle dégorge beaucoup d’eau à la cuisson.
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