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Avec sa chair semi-grasse, la sardine a un apport calorique modéré
(163 kcal/100 g). Attention si vous la consommez en boîte plutôt
que fraîche, sa valeur énergétique augmente (215 kcal/100 g en moyenne).
Un peu plus de la moitié de ces lipides sont toutefois des acides gras
poly et mono insaturés, autrement dit des fameux Oméga 3 qui augmentent
le "bon cholestérol" et protègent notre système cardiovasculaire.
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Valeurs
nutritionnelles
pour 100 g
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| Protides |
20,40 g |
| Glucides |
0 g |
| Lipides |
9 g |
| Calories |
163 kcal |
La sardine est très bonne
pour le squelette grâce à sa richesse en phosphore (0,27
g/100 g), essentiel au bon fonctionnement du tissu osseux, et sa teneur
élevé en calcium (85 mg/100 g), surtout si vous
la mangez avec les arêtes.
Autre atout important,
elle fournit de la vitamine PP (aussi appelée vitamine B3) qui fait souvent défaut à notre alimentation et qui possède des
propriétés protectrices pour le système digestif et neuro-psychique.
Enfin elle aide à lutter contre le stress, grâce à la quantité
significative de vitamine B6 qu'elle apporte (0,68 mg/100
g) qui, en s'associant efficacement à un apport en magnésium intéressant,
renforce les cellules nerveuses.
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Choisissez la sardine ferme, à l'œil brillant et sans tâche de
sang au niveau des ouïes. Une opercule argentée (plaque qui recouvre la
tête et les yeux) est un gage de fraîcheur.
La grosseur de la sardine influe peu sur son goût mais est importante
suivant l'utilisation que vous souhaitez en faire. Sachez toutefois que
la teneur en graisse du poisson augmente avec sa taille.
Conservez-la
le moins longtemps possible lorsqu'elle est fraîche car, non seulement
elle perd de sa saveur, mais elle est en plus très fragile et supporte
mal d'être manipulée.
Très fraîches, les plus petites sardines ne se vident pas, il suffit
simplement de les essuyer avant de les faire griller.
Les grosses, elles, doivent être écaillées, vidées et essuyées. Et, sauf pour un passage au gril, on prendra aussi le soin d'ôter leurs
têtes.
En revanche, séchée, fumée, ou plus couramment à l'huile, la sardine
se garde sans risque. Mieux : son goût s'améliore après quelques années,
surtout si vous prenez soin de retourner de temps à autre la boîte. Mais
ne les entreposez jamais au réfrigérateur, ce qui figerait l'huile et empêcherait
le poisson de s'en imprégner.
Consommez-la de préférence fraîche, grillée, sans
ajout de matière grasse, entière ou en filet, c'est de cette façon qu'elle
est la plus bénéfique et savoureuse. Comme en Bretagne, appréciez sa saveur
tout simplement sur du pain beurré ou des pommes de terre en robe des
champs.
Enrobée de chapelure ou frite sous forme de beignets, elle revêt
de jolies couleurs dorées et reste très goûteuse.
Délicieuse cuite au four, en papillote ou farcie, elle peut
aussi être poêlée ou encore préparée en escabèche (plat
relevé d'ail, de piment de thym et de persil) ou au vin blanc et aux oignons.
A Marseille, on la sert dans la traditionnelle bouillabaisse, et au Portugal,
où la sardine est omniprésente surtout dans le sud du pays, on la fait
sécher longuement au soleil.
Pour des entrées fraîches et originales, essayez aussi la sardine crue,
marinée ou en terrine.
La sardine de conserve, quant à elle, est préparée à l'huile d'olive,
avec ou sans citron, à la tomate ou dans une marinade au vinaigre. Elle
se déguste de préférence en hors d'œuvre, en accompagnement de crudités.
Elle permet aussi de réaliser des canapés et des toasts sains et inattendus
pour un apéritif. Pensez également à en faire de petits feuilletés aux
accents de soleil.
Selon la tradition des conserveries bretonnes, une bonne sardine à l'huile
est un poisson mis en conserve frais, une fois étêté et éviscéré. La "mise
en boîte" se décline également au beurre.
Préparez-les vous même en laissant mariner des filets dans du jus de citron
pendant 5 minutes, puis en les mettant dans des bocaux recouverts d'huile
d'olive avec de l'ail et du thym. C'est encore meilleur !
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Avec son dos bleu-vert et son ventre aux reflets argentés, ce petit poisson
d'une vingtaine de centimètres, voisin du hareng, atteint sa pleine croissance
entre mars et août.
Poisson pélagique (des hautes mers) de la famille des clupéidés, appelé
sardiné par les Grecs en raison de son abondance en Sardaigne,
la sardine se déplace en bancs serrés, de taille souvent impressionnante.
Elles peuplent les mers tempérées d'Atlantique Nord, de Méditerranée
et du Golfe de Gascogne.
Pêchée depuis l'Antiquité, elle était autrefois consommée fraîche directement
sur les quais ou conservée au sel dans des barils. Pressée, elle produisait
une huile utilisée pour l'éclairage.
Ce n'est qu'au 19ème siècle que la conserve des sardines dans de
l'huile s'est réellement développée, et que la Bretagne est devenue le
berceau de cette industrie.
On en distingue différentes variétés, reconnaissables à leur taille, qui
diffère selon leur provenance :
- la petite d'Italie (entre 12 et 15 cm) très peu grasse, idéale quand elle est grillée
- la moyenne (entre 15 et 20 cm) dont la chair plus savoureuse et
plus dense autorise la préparation en friture
- la grosse de Bretagne (entre 20 et 25 cm) appelée pilchard
ou royan (en Charente-Maritime) qui se prête volontiers
à la préparation en filets ou farcies.
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