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Famille
Les
conseils des parents
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Les parents n'osent pas toujours partager leur fardeau
avec d'autres parents... La peur d'avouer un échec
sans doute ou de pénaliser indirectement leur
enfant. Dans le cadre de notre enquête, de nombreux
parents ont bien voulu confier leurs "trucs"
ou leurs conseils. Nous avons rassemblé ci-dessous
le principaux témoignages. |
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SOMMAIRE |
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Tenir compte de leur maturité
"Chaque enfant est différent, note Catherine
(Betton), une fille est souvent plus mature et responsable
qu'un garçon : j'ai une fille de 14 ans
et un garçon de 17 et je vois la différence".
Pour Frédérique (Pertuis), "si
l'enfant pose des questions c'est qu'il a le bon âge
pour entendre les réponses".
Chez Sophie (Paris), "l'aîné à un retard
de maturité et le cadet est en avance... à nous de nous
adapter !". Enfin, Annie, de Chatou, note,
amusée : "Enfant, ma fille me disait :
'quand j'aurai 18 ans je pourrais...' et depuis qu'elle
a 18 ans, elle obéit quand je lui dis non... et sans
discuter !"
Dialoguer
Pour Paola (Paris), "il faut sensibiliser
les enfants en douceur, évoquer les sujets au
fur et à mesure que les problèmes se posent.
Il faut communiquer et s'intéresser à
eux. Partager des moments ensemble permet de suivre
et d'échanger en confiance".
Et pour les sujets vraiment "délicats"...
"Un enfant est capable d'entendre qu'un sujet ne
sera abordable que plus tard, il faut juste qu'il sache
que le dialogue est possible" explique Nathalie
(Chantilly).
Pour Mauricette (Perpignan) : "le plus important,
c'est de bien montrer à l'enfant que son avis compte
et que vous êtes prêt à en discuter lorsqu'il le désire".
Expliquer
Marie (Cherbourg) met en garde contre "la
rigidité et l'arbitraire sans dialogue",
elle conseille de toujours expliquer une décision
car "l'enfant peut tout comprendre et accepter
si l'explication est claire et surtout juste".
Sur la question du tabac par exemple, Mireille
(Essonne) pense que "il ne faut pas avoir un discours
agressif (interdiction), maisinformatif"
avant tout.
Pour les sujets "délicats", Pascale
(Pau) pense qu'il vaut mieux en parler très tôt
car "à l'adolescence, les jeunes risquent
de prendre des décisions pour s'affirmer et se démarquer
de leurs parents".
Responsabiliser
"Il est important de rendre les enfants responsables
de leurs actes très tôt et de les faire participer,
cela leur permet d'acquérir une estime de soi très
jeune" estime Christine (Strasbourg).
Marie (Nice) se rappelle : "A 8 ans
ma mère me laissait rentrer à pied de l'école avec les
clés et mon petit frère de 6 ans parce qu'elle rentrait
tard. C'était une grande responsabilité pour moi, même
si l'école n'était qu'à 5 minutes, et j'en étais très
fière".
Fixer des limites
Dialoguer, expliquer, responsabiliser... Oui. Mais les
lectrices notent aussi qu'il faut fixer des limites
en fonction de la maturité et du caractère
de l'enfant. Elles s'insurgent contre le "laxisme"
de certains parents. "On ne doit pas tout leur
permettre en même temps" précise Lise
(Bourg-sur-Gironde). Et leur apprendre la politesse
et le respect restent les règles de base...
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