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Famille
08/02/2005
Témoignages de mères : jamais sans ma fille
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Transmettre leurs valeurs à leur fille tout en respectant son épanouissement, voilà le credo de ces mères modernes, ni mères-poules ni trop distantes. Elles racontent leur expérience. |
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SOMMAIRE |
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Sylvie, 45 ans (Marne-la-Vallée) : "J'essaie d'être à l'écoute sans être envahissante"
"Ma fille aînée, qui a 18 ans, habite encore à la maison, nous nous voyons donc tous les jours. Néanmoins, il est fréquent que nous nous appelions dans la journée ou que nous échangions des sms. Pour autant, elle est libre de ses mouvements, elle sort sans problème avec ses copains ou avec sa soeur (15 ans), à partir du moment où je sais où et avec qui elle est, et que je peux la joindre sur son portable. Nous ne sommes pas collées l'une à l'autre, j'essaie d'être à l'écoute sans me montrer trop envahissante. Nous avons une véritable relation d'amitié : nous parlons de nos amis respectifs et parfois communs, de nos états d'âme, nous essayons de nous motiver l'une l'autre, de nous remonter le moral. Côté loisirs et sorties, nous avons aussi des goûts communs en peinture, en musique ou en cinéma... Enfin, elle m'a beaucoup appris sur les modes de pensée et les centres d'intérêt des jeunes de sa génération, avec lesquels j'entretiens en conséquence de très bonnes relations. De mon côté, j'essaie de lui apprendre ce que je sais, et de lui inculquer mes valeurs morales auxquelles je tiens comme la tolérance, l'écologie, ou l'ouverture vers les autres."
Amel, 39 ans (Dunkerque) : "Ma fille peut se confier entièrement à moi"
"Hana, ma fille, aura 18 ans en juin prochain, elle va passer son bac cette année. Lorsque j'étais ado, je m'étais promis que si j'avais une fille, je ferais en sorte de lui donner ce qui m'avait manqué : une complicité avec ma mère. Hana a très vite été mature et a su très jeune qu'elle pouvait se confier à moi. Elle sait qu'elle peut me poser toutes sortes de questions et que j'y répondrai sincèrement. Nous sommes maghrébines et beaucoup de tabous m'ont été inculqués, mais je suis de celles qui les effacent. Je sais que je dérange mes soeurs dans la vision que j'ai de l'éducation (elles sont très conformistes à l'éducation de mes parents), mais cela m'est égal, car je sais que par cette attitude, ma fille est totalement équilibrée, et c'est ce qui est le plus important. Hana et moi nous sommes aussi inscrites dans un club de gym ensemble, et chaque dimanche matin nous allons à la piscine. L'amour et le partage qu'elles m'offrent, elle et ses sœurs, me conforte dans l'idée que j'ai réussi quelque chose d'essentiel dans ma vie… et dans la leur."
Nathalie, 52 ans (Lille) : "Je peux compter sur elle autant qu'elle peut compter sur moi"
"Ma fille, qui a 24 ans, s'est mariée l'an dernier. Nous nous voyons en moyenne une fois par semaine, soit juste pour un sandwich ou un thé, soit pour des sorties. Nous nous téléphonons aussi de temps en temps, juste pour dire bonjour, savoir si tout va bien, se raconter une anecdote… En fait, la qualité de notre relation tient moins au temps que l'on passe ensemble qu'à la certitude que nous avons de pouvoir nous faire confiance mutuellement. Dans toutes les circonstances, graves ou anodines, je peux compter sur elle et elle peut compter sur moi. Nous nous sentons très proches sur des sujets importants comme l'éducation, l'investissement dans des causes humanitaires… en revanche, nous avons des goûts très différents en matière de cinéma, de lecture ou de décoration ! Cette relation m'apporte mon équilibre de vie, et j'espère qu'il contribue aussi au sien."
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